À la splendeur abandonnée

Les athlètes de C215, photo Alina Reyes

Ce matin à 5 heures, retour à ma thèse laissée de côté depuis la fin août pour cause d’entrée dans le métier de prof. Tout m’est bonheur. Tout est littérature, tout est poésie, à qui est en soi poésie. Splendeur de ma thèse pleine de littérature, et elle-même littérature. L’univers chante comme l’oiseau que j’entends à l’instant.

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Les athlètes de C215, photo Alina Reyes

Les athlètes de C215, photo Alina Reyes

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Athlète de la foi

à Paris ce matin en allant prendre le bus (puis le RER), photo Alina Reyes
à Paris ce matin en allant prendre le bus (puis le RER), photo Alina Reyes

à Paris ce matin en allant prendre le bus (puis le RER) pour la fac de Gennevilliers, photo Alina Reyes

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Nouvelle journée à l’Espé, il y a eu du mieux. Le matin un cours sur la lecture, les façons de susciter la lecture chez les élèves, où j’ai eu enfin le plaisir de voir une vidéo où l’enseignante faisait réfléchir une classe de première L au sens d’un texte. Il semble que ce soit peu habituel, puisque la professeure nous a demandé si nous trouvions cela monstrueux (alors qu’il ne s’y disait vraiment rien d’extraordinaire), et nous a « appris » que c’était une bonne chose de ne pas se limiter à leur faire repérer les genres, les registres etc. d’un texte.  Elle a demandé si nous pensions que ça pouvait marcher, et je me suis permis de témoigner en trois mots que je l’avais fait avec mes seconde et mes première et que ça avait très bien marché, que la classe chaque fois avait bien participé. L’après-midi une discussion entre néoprofs sur ce que nous avions commencé à faire les uns et les autres, sur ce que nous comptions faire, sur ce que nous pensions bon de faire etc., c’était bien intéressant. Et voilà, oui je suis toute vibrante pour ce travail, dans ce désir d’enseigner, et c’est la joie.

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Mur écrit, mariage pompier, Lézarts à la librairie, doigt escargot etc.

vignette

rsf

mur écrit

mariage pompier

lézarts librairie

doigt coquille

hier et aujourd’hui à Paris 13e et 5e, photos Alina Reyes

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tandis que ma thèse, avec son cortège de chants, avance comme une reine, se rassemblant comme par miracle, remplissant mes journées de joie de l’aube au soir

(et que je dois m’obliger à me lever de ma sainte table pour sortir, manger, et faire deux ou trois autres bonnes choses)

(ce qui est long c’est de faire les notes de bas de page etc.)

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Flamant rose et autres choses vues dans la rue

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vu dans la rue 1 pipo

Je trouve de la poésie partout. « Ultima latet », dit le cadran à la Salpêtrière : « la dernière (heure) est cachée ». Mais si elle est cachée, c’est en pleine lumière, il suffit de regarder.

« La Treizième revient… C’est encor la première ;
Et c’est toujours la Seule, – ou c’est le seul moment »

Gérard de Nerval

vu dans la rue 2 impasse du marché aux chevaux

vu dans la rue 3 space invader

vu dans la rue 4

vu dans la rue 5

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vu dans la rue 7 secours populaire

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vu dans la rue 28 ultima latet

vu dans la rue 29 fontaine wallaceaujourd’hui à Paris 13e (les grandes fresques sont boulevard Vincent Auriol, j’en ai photographié d’autres ici) et 5e, photos Alina Reyes

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Fente, ligne et monogrammes

Rimula dispeream ni monogramma tua est
(Théodore de Bèze, cité par Montaigne)

« Que je meure si ta fente n’est une ligne »

Dispeream dit plus précisément « que je disparaisse en lambeaux »

Monogramma, « linéaire », me fait penser aux monogrammes, dont voici quelques-uns :

monogramme-tolkien-minmonogramme de J.R. Tolkien

*marine-terrace-with-initials-1855-minmonogrammes de Victor Hugo et de Juliette Drouet enlacés au-dessus de la maison d’exil, et monogramme du poète qui en dessina plusieursmonogramme-victor-hugo-min

*monogramme-gustav-klimt-minmonogramme de Gustav Klimt

*albrecht_durer_monogrammmonogramme d’Albrecht Dürer

*toulouse-lautrec_monogram_svgmonogramme de Toulouse-Lautrec

*monogramme-c215-minmonogramme de C215

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Street Art dans le 13e etc.

moskoChaque jour cette semaine depuis le bus en revenant d’Arcueil je voyais cette nouvelle fresque de Mosko et je me disais que j’irais la voir à pied samedi près de la Butte aux Cailles (où j’ai fait bien d’autres photos au cours du temps, à voir sous le mot-clé street art). Puis j’ai continué à me promener dans le quartier, où j’ai photographié quelques autres œuvres nouvelles.

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Puis je suis allée faire un tour à la friperie Guerrisol, où j’ai trouvé un nouveau jeans à 5 euros et une robe de printemps-été au même prix, et ensuite je suis allée acheter des épices, du lait de coco et du riz chez Tang

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photos Alina Reyes,

par cette belle lumière printanière

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« L’esprit grec, plus affamé de vérité que de profit » Lawrence Durrell, l’un des auteurs au programme

sans abri pitie salpetriereun microvillage de personnes sans abri le long de l’entrée fermée de la Pitié-SalpêtrièreC215 pitie salpetriereune fresque de C215 dans l’autre entrée de l’hôpital
photos Alina Reyes

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Toujours préparant l’agrégation de Lettres modernes, dont les épreuves commencent dans huit jours maintenant. Elles dureront toute la semaine : lundi 7 mars, 7 heures de composition française sur l’une des huit œuvres françaises au programme ; mardi, 5 heures d’étude grammaticale (ancien français et français postérieur à 1500) ; mercredi, 7 heures de composition française sur l’une questions de littérature comparée, avec six autres œuvres au programme ; jeudi, 4 heures de version de grec ancien ; vendredi, 4 heures de version d’anglais. Ceci pour les épreuves d’admissibilité – les admissibles devront ensuite, pour être admis (ou non) passer les épreuves orales, au moins aussi redoutables, avec des temps de préparation de 6 heures pour des exposés de 40 mn.

Il est clair que je m’y suis prise beaucoup trop tard, n’y ayant songé qu’au moment de la clôture des inscriptions, en octobre dernier, et alors que mes études universitaires datent de trente ans. Mais je ferai de mon mieux. J’essaie de combler mes oublis et lacunes en cherchant à saisir la substantifique moelle des œuvres, leur sens profond. Comme je n’ai pu suivre aucune préparation, ni à la fac ni par correspondance (car elles sont payantes), ni acheter de livres (presque tous empruntés à la bibliothèque), je trouve en ligne quelques choses gratuites, des vidéos de conférences et des articles d’universitaires. Vive Internet et ses généreux contributeurs ! Si j’échoue, je serai quand même contente d’avoir préparé ce concours. Et si jamais, miracle, je réussis, je serai heureuse d’enseigner.

J’ai pris l’initiative d’interrompre au moins jusqu’au concours un traitement qui me fatiguait énormément et m’a empêchée de travailler correctement toutes ces dernières semaines, finissant par m’assommer de migraines persistantes malgré les antidouleurs. Depuis deux jours, tout va mieux. Je suis passée hier à la Pitié-Salpêtrière. J’ai dû faire le tour, à cause du plan Vigipirate. Le long de l’entrée principale, fermée donc, s’est installé un microvillage de tentes. Ses habitants jouaient aux cartes dans le froid sur une table bricolée. J’étais venue pour prendre un rendez-vous, mais c’était samedi et les bureaux étaient fermés, j’ai marché dans les couloirs souterrains sombres et déserts. En repartant j’ai photographié la fresque à l’entrée de l’hôpital. C215 n’est pas mon street artiste préféré mais il a un grand succès auprès des institutions. Il a décliné plusieurs fois ce thème de la femme qui souffle dans sa main dont sortent des oiseaux, c’est pas mal, non ?

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Fresques et rues

16Pantonio, à l’angle de la rue Jenner et du boulevard Vincent Auriol (avant-hier)

1et aujourd’hui entre deux pluies…

2BTOY, 3 rue Esquirol

3Pinel par Jorge Rodriguez-Gerada, place Pinel

4C215, ci-dessus et ci-dessous boulevard Vincent Auriol

5 6Fabio Rieti, 73 rue Clisson7 8Alapinta Crew (Maher et Aner), 50 rue Jeanne d’Arc

9 10au coin de la place Nationale, sur ce plan de quartier en mosaïque, Etienne de la Hire, Robert de Baudricourt, Olivier de Clisson, Jeanne d’Arc, Jean Poton de Xaintrailles, Jean de Dunois

11INTI, rue Lahire12 13 14 15 16Jacques Villeglé, 53 rue Baudricourt

… et quelques peintures en face, au coin de la rue Tolbiac

17 18J’ai déjà photographié certaines de ces fresques, mais c’est dehors, donc cela change, la lumière change, le temps change, les rues changent, la peinture change… c’est vivant

aujourd’hui par beau temps entre deux averses (et deux bibliothèques où j’allais chercher des livres), à Paris 13e, photos Alina Reyes

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