Le Yoga, musique et écriture du corps. Avec la Bhagavad-Gita, Marilyn Monroe et Yehudi Menuhin

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marilyn-monroe-yoga-1948Photos de Marilyn Monroe yogini, prenant des cours de Yoga avec Indra Devi, en 1948

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Terminons notre lecture de la Bhagavad Gita avec ce passage du Chant XV, « L’Être ultime » :

« Il est en ce lieu où l’on entre
Mais d’où jamais l’on ne revient.
Sans illusion ni arrogance,
L’esprit concentré sur le Soi,

Serein, sans désir désormais,
Affranchi des joies et des peines,
Du plaisir et de la douleur,
Le sage atteint l’éternité. »

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Yehudi Menuhin, fantastique violoniste, était aussi un yogi. Il disait :

« La pratique du yoga développe un sens fondamental de la mesure et des proportions. Elle nous ramène à notre propre corps, notre premier instrument, et nous apprenons à en jouer, à en tirer le maximum de résonance et d’harmonie. »

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Pour moi, le Yoga est aussi une écriture du corps, chaque posture étant une lettre que le corps trace et l’enchaînement des postures, modulable à l’infini, des phrases que le corps écrit.

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Les tout derniers mots de la Bhagavad-Gita sont dits par le témoin de ce splendide dialogue entre Krishna et Arjuna :

« Où Krishna, Seigneur du Yoga,
Et Arjuna, l’archer, se tiennent,
Se tiennent splendeur, abondance,
Gloire et vertu spirituelle.
« 

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La posture de l’Arc est l’une de celles que je préfère faire :

arc

ainsi que celle du Danseur :

?????????… et d’autres, et toutes !

J’écris.

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Avalanche Sharks

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tout à l’heure rue Mouffetard, photo Alina Reyes

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J’ai mis plusieurs de mes livres numériques, dont Voyage et Francis K, sur Amazon, où ils apparaîtront dans quelques jours. Puis j’ai voulu les mettre sur la FNAC, mais je ne l’ai pas fait car ces requins prennent presque deux fois plus de droits : 55 %, contre 30 % pour Amazon.

On nous annonce comme si c’était une découverte que Marilyn Monroe est passée elle aussi par la chirurgie esthétique. Le fait est déjà mentionné dans Une nuit avec Marilyn, je l’avais lu dans des biographies d’elle. Rien à voir cependant avec ce qu’on fait aujourd’hui, lèvres, pommettes et mamelles gonflées comme celles des poupées… dégonflables.

Ainsi que dans ce film qui sort, où les requins font du ski. Enfin, presque.

Marilyn Monroe. Le génie, une intimité toute particulière avec la lumière

 

Se demande-ton si Albert Einstein, Vincent Van Gogh, Elvis Presley ou Franz Kafka ont berné le monde, pour être devenus des icônes ? Je vois des articles sur Marilyn Monroe où l’on se demande si elle a été manipulatrice ou manipulée, pour devenir ce qu’elle continue à être. Y compris les féministes, on préfère éviter la question de son génie. Le monde ne supporte les génies que disparus, et elle est encore trop vivante pour cela. Heureux les pauvres en esprit, ils n’ont pas peur de voir Cela. Un esprit unique, incarné dans un être humain unique, intime de la lumière.

(cliquer)

Deux nouveaux titres, et un nouveau format de lecture (PDF)

 

J’ai la joie de vous annoncer la publication sur ce site de deux nouveaux titres.

Le Onzième livre est un inédit. Une nuit avec Marilyn est une nouvelle précédemment parue dans un magazine, puis en édition papier.

Outre les formats ePub et Mobi, pour liseuses, tous les livres sont désormais disponibles aussi en PDF, pour une lecture simple sur ordinateur, qui permet également l’impression.

Je vous laisse découvrir cela en page Livres. Bonne lecture !

 

Marilyn Monroe, Celle qui buvait la lumière


portrait réalisé par Ben Heine

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Marilyn Monroe. La vivante que les hommes voulurent capturer, et qui les captiva.

De toute son âme assoiffée, de tout son cœur d’enfant battant dans son corps de rêve, elle aima.

Son visage, sa chair buvaient littéralement la lumière.

Elle était éternelle, déjà. Les studios lui prirent son temps, pour en faire de l’argent.

Ils en eurent pour leur argent et au-delà. Toutes les puissances mauvaises, les mafias qui cancérisent le monde, tiennent l’industrie du spectacle et les hommes de pouvoir, les vampires qui se nourrissent du sang des vivants, la jetèrent, nue qu’elle était, nue qu’elle fut toujours, sur les chemins de ronces de leurs désirs malsains.

Pour sauver leurs apparences essayant de la prostituer aux peuples, qu’ils en fassent leur chose comme ils auraient aimé en faire la leur. Mais malgré les faiblesses du peuple, grâce à ses faiblesses aussi, l’esprit de l’amour reconnaît en son sein les apparitions de l’amour.

Contrairement à ceux qui la tuèrent, Marilyn n’est pas une apparence, mais une apparition. Elle a tout donné, elle donne tout d’elle, du plus humble, du plus misérable de l’humain en elle, au plus sublime.

Jetée aux enfers, loin de s’en trouver vaincue par la mort, elle y déclenchait un tremblement de terre et en ramenait la grâce, toujours plus de grâce, démultipliée pour nourrir des millions d’âmes dans des salles obscures.

Présentée en idole, casquée d’or, elle abat l’idolâtrie par la puissance de sa présence humaine, de son cœur de chair offert en toute libéralité.

Et maintenant elle réjouit les anges, ceux du ciel et encore nous autres, pauvres terriens qui voulons boire aussi la lumière et qu’elle transporte, un moment au moins, au ciel.

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(petite introduction écrite sur la demande de l’éditrice stanbouliote de ma nouvelle Une nuit avec Marilyn en traduction turque)

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