C’est le rituel : après chaque élection, on crie au loup, on se sent surpris au coin du bois, on cherche : à qui la faute ?
Puis on continue à faire ce qui est facile et rentable, faire de la com plutôt que de la politique quand on est au pouvoir, et pour les médias inviter sur les plateaux télé des intellectuels et des écrivains réacs, voire racistes, voire néofachos ; faire dans la presse beaucoup de bruit autour de Marine Le Pen, de sa nièce, de son père, de ses sbires, de sa farce. On installe tout ce petit monde portant volontiers croix gammées tatouées sous la chemise dans le paysage quotidien, ordinaire. On en fait le monde dans lequel depuis quelques décennies maintenant, et de plus en plus, grandissent nos enfants, s’installent nos jeunes, se réfugient nos frustrés et autres nostalgiques, nos haineux et autres racistes.
On attend que la catastrophe soit imminente, que la catastrophe arrive, pour pousser les hauts cris ou plutôt les râles d’agonie de malades qui n’ont fait qu’entretenir leur maladie et se voient approcher de la dernière extrémité.
Mes ennuis ont commencé avec le milieu de l’édition et de la presse à partir de mon livre Poupée, anale nationale, qui alertait. Il s’est aggravé avec mon insistance à avertir, au point que je ne peux plus publier aujourd’hui, ni dans l’édition ni dans la presse. Il reste toujours possible de relire ici quelques-uns de mes textes au fil de l’actualité, ainsi que mon livre La grande illusion, Figures de la fascisation en cours, ou encore Poupée, anale nationale sur cette affaire qui ronge la France.
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Neuf heures pile, j’arrive à la Sorbonne pour la deuxième journée d’un colloque sur La Fortune des Rougon, destiné aux agrégatifs, et où il a été question la veille, notamment, de l’influence de Hugo sur Zola
Vers treize heures, déjeuner de deux petits pains au lait au jardin du Luxembourg
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14 heures, retour à l’amphi Guizot pour la suite du colloque, les étudiants et les professeurs arrivent
« La Grèce antique se dévoile à l’Archéologie »
17 heures passées, le colloque est terminé, le soir tombe. Je rentre à pied. Un ours blanc sur le mur de la mairie du 5e regarde les passants. En face, toujours la glace (voir note précédente). J’ai fait aussi des photos nettes, mais je préfère celle-ci, avec son flou.
aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes
l’horloge de glace est une oeuvre éphémère d’
J’ai peint à l’acrylique la coque blanche de mon portable. Acheté vingt euros dans une boutique de téléphones récupérés, le voici devenu unique ! En bas à droite de l’image, mon sac de chaque jour, sur lequel j’ai peint un motif en branches. À peu près tous nos objets peuvent être ainsi personnalisés, je l’ai fait aussi pour mon agenda par exemple.





photos Alina Reyes
Aujourd’hui entre deux cours, au jardin du Luxembourg Paris 6e,