Quartier des Grands Moulins et des Frigos, en 60 photos

Comme je devais passer la journée à l’université Paris 7 Diderot, j’ai profité de la pause déjeuner pour photographier l’architecture et le street art du quartier, que j’aime beaucoup en semaine, vivant et moderne. Les Grands Moulins abritent la fac, les Frigos un site d’artistes, tout près la BnF, et au bord coule la Seine, entre ses quais affairés.

quartier grands moulins et frigo 1vue depuis la salle où se tenait la journée d’étude

et dans le quartier :

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quartier grands moulins et frigo 21Je me suis assise et j’ai mangé mon pain et mon fromage avec les autres étudiants qui prenaient leur sandwich sur cette aire agréablement aménagée devant la fac, puis j’ai continué la promenade en allant d’abord voir la Seine

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quartier grands moulins et frigo 25l’un des portraits exposésquartier grands moulins et frigo 26

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Et voici les Frigos

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et la balade continue

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les Grands Moulins, vus de deux endroits différents

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aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes

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Le piano philosophe au marteau

À l’aller, un passant porté sur l’hyperbole m’a aimablement dite sublime, au retour j’ai croisé Yves Coppens. Entretemps, je me suis assise à même l’herbe et les pâquerettes et j’ai composé un petit texte sur le piano, que voici après les photos.

 

à la salle Cortot

à la salle Cortot

à la Schola Cantorum

à la Schola Cantorum

au Jardin des Plantes

au Jardin des Plantes

à la Sorbonne Nouvelle

à la Sorbonne Nouvelle

à Saint-Louis de la Salpêtrière

à Saint-Louis de la Salpêtrière

à Saint-Louis de la Salpêtrière

à Saint-Louis de la Salpêtrière

à Saint-Louis de la Salpêtrière

à Saint-Louis de la Salpêtrière

 

Instrument à cordes sensibles que l’instrumentiste ne pince ni ne frotte mais frappe par l’intermédiaire des marteaux qu’il a dans le ventre. Le corps du piano, qui se montre tantôt vêtu et tantôt à nu, est un organisme mécanique semblable à celui d’une horloge humanisée. Son unique mâchoire, escalier horizontal, piste de courses et de sprints, de sauts en hauteur et en longueur, de glissades et de caresses, libère le temps mesuré de ses tons, tandis que ses pédales relativisent le son comme la formule d’Einstein fait onduler l’univers. Tout instrument de musique est un bâton de Moïse qui sur ordre divin se change en serpent devant les empotés qu’on appelle puissants. Le piano est aussi, trône sur toute scène, trône sur lequel le roi ne s’assoit pas, trône et roi, partenaire du roi, de la reine qui en joue, un lit profond d’amour où coulent, bondissent, claquent, murmurent, des rivières qui vous martèlent les nerfs, les tympans, le sang.

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pieds et pâquerettes

texte écrit ce jour dans l’herbe à la Pitié Salpêtrière où j’ai photographié mes pieds, photos Alina Reyes

Belle balade au cimetière de Montmartre

cimetiere de montmatre vu du pontpour arriver au cimetière de Montmartre, on descend du pont, puis une fois dedans, comme dans tout Montmartre, on monte, on descend, on monte…

escalier cimetiere montmartreJ’ai eu de belles surprises mais sans avoir cherché à voir telle ou telle tombe, je me suis simplement promenée et j’ai pris des photos

sleepy time cimetiere montmartre

visage cimetiere montmartre

visage cimetiere montmartre,

egyptiens cimetiere montmartre

chat cimetiere montmartre

j’ai vu plusieurs chats, une corneille, une pie

fred chichinje ne savais pas que Fred Chichin était là

avec une guitare « from Nashville »

from nashville for fred chichin cimetiere montmartre

lumiere cimetiere montmartre

il y a une tombe décorée avec un arbre à rubans et petits mots, une autre avec des libellules

rubans cimetiere montmartre

libellules cimetiere montmartre

chat gris cimetiere montmartre

ange aux flutes cimetiere montmartre

nijinski cimetiere montmartreet c’est alors que j’ai vu Nijinski, mon coeurfrère

je ne savais pas qu’il était là

nijinsky cimetiere montmartrej’ai cherché dans mon sac quelque chose à lui donner, j’ai déposé à ses pieds une petite boule brillante kaléidoscopique, bout de bijou semblable à un cosmos

ludmila tcherinaet puis la danseuse étoile Ludmila Tcherina, pour danser avec lui

et Anatole, garde-champêtre de la commune libre de Montmartre

anatole garde champetre cimetiere montmartre

arbre cimetiere montmartre

statue cimetiere montmartre

chat tigré cimetiere montmartre

hébreu cimetiere montmartre

statue cimetiere montmartre,

cailloux cimetiere montmartre

juifs déportés et tués cimetiere montmartre

zola cimetiere montmartreZola aussi est là

arbre cimetiere montmartre,

vivre cimetiere montmartre

vue cimetiere montmartre

bonhomme cimetiere montmartre

ange cimetiere montmartre

et cet arbre qui a poussé autour d’une pierre tombale

arbre et pierre cimetiere montmartrecet après-midi, photos Alina Reyes

 d’autres photos de cimetières parisiens : mot clé cimetière

je me suis aussi baladée dans mon ancien quartier, où dans un rêve ancien je me baladais aussi en sortant de ce cimetière après ma mort

au retour j’ai eu la joie d’apprendre que j’étais admissible à l’agrégation de Lettres modernes. Reste à préparer les oraux, en travaillant autant que possible car c’est du costaud !

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À Saint-Germain-en-Laye, du château à la forêt en passant par le musée archéologique et le jardin

station rer nanterre-minà vélo puis en RER, nous voici à la station Nanterre, bien taguée, puis c’est l’arrivée au château

château saint germain en laye-minle musée archéologique est à l’intérieur

sepulture feminine-min légende sepulture-min

bison-min

dame de brassempouy-min la fameuse et très émouvante toute petite dame de Brassempouy, et quelques Vénus paléolithiques aussi, bien différentes de celle de Höhle Fels dont j’ai parlévénus paléolithiques-min

vulve paléolithique-min une vulve gravée dans la pierre, toujours au paléolithique

et la cour du châteauchâteau st germain en laye-min

l'été-minlégende l'été-mindans la partie gallo-romaine, j’ai admiré cette peinture délicate (et aimé les reflets des fenêtres d’en face qui l’encadraient)

il y a aussi une salle consacrée à l’archéologie comparée, avec des pièces du monde entierarcheologie comparée st germain en laye-min

du bord du jardin,  vue sur la Défense, au loin, dans une légère brume de pollution, et la Seine
vue sur la défense-min

seine-min

le jardin à la française est très grand, le jardin à l’anglaise très beauallée jardin st germain-min

jardin-min et puis on rejoint la forêtforêt st germain-minaujourd’hui à Saint-Germain-en-Laye, photos Alina Reyes

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Un jour à Montmartre, et retour

J’ai commencé par une vue sur la Seine depuis le métro, en passant pont d’Austerlitz, j’ai fini par des vues de la ville depuis le bus, en rentrant. Entre les deux des conférences passionnantes sur le surréalisme à la Halle Saint-Pierre, et un tour assez rapide dans les rues de la butte, sous un ciel voilé par la pollution.metro-pont-dausterlitz

rue-montmartre

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gregos

jordane-saget-porte-halle-saint-pierre

conference-sur-queneau

halle-saint-pierre

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soleil-pollution

de-la-butte

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street-art-rustique

fox

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vigne-montmartre

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tags-montmartre

vigne-montmartre

rue-montmartre

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chouette

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bonhomme

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ninin

diaz

valadon le-mouvement

balai

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vu-du-bus

pont-seine

lumieres-de-la-villeaujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes

voir aussi mes photos des toits de Paris aujourd’hui depuis la butte

et une autre de mes balades à Montmartre, en été

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Dix graffeurs peignent « Le Rungis », train de fret. Travail en cours + oeuvres finies

Je les ai photographiés samedi après-midi au début de leur travail, gare d’Austerlitz où pendant 24 heures plus aucun train ne roulait. J’y suis retournée ce dimanche après-midi, j’ajoute à la fin les images du beau résultat (sous la pluie).

D’abord la face non peinte, puis les artistes et les couleurs à l’oeuvre sur l’autre face :

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Et le travail fini : une nouvelle vie ! de la joie pour le conducteur et les passants

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Madame Terre repeuple un village abandonné

Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants,
Passer, gonflant ses voiles,
Un rapide navire enveloppé de vents,
De vagues et d’étoiles ;

Et j’entendis, penché sur l’abîme des cieux,
Que l’autre abîme touche,
Me parler à l’oreille une voix dont mes yeux
Ne voyaient pas la bouche :

— Poëte, tu fais bien ! poëte au triste front,
Tu rêves près des ondes,
Et tu tires des mers bien des choses qui sont
Sous les vagues profondes !

La mer, c’est le Seigneur, que, misère ou bonheur,
Tout destin montre et nomme ;
Le vent, c’est le Seigneur ; l’astre, c’est le Seigneur ;
Le navire, c’est l’homme. —

Victor Hugo, Les Contemplations (Autrefois)

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Pour la 25ème action poélitique de Madame Terre, O décidé de l’emmener, toujours à vélo, de Paris au village abandonné de Goussainville. En repartant, il l’a photographiée sous le cèdre de Roissy. Il raconte tout cela lui-même un peu plus loin dans la note.

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Récit par O :

La première âme que j’ai vue en pénétrant dans le village abandonné fut un chat noir. Il traversait la route sereinement sans se soucier de la circulation ; il avait raison. Ici point de voitures, point de passants, point de vivants ou alors des allures qui lèvent le nez sur des ruines qui s’affaissent. Ici même les morts semblent plus morts encore, abandonnés dans le cimetière jouxtant l’église encore debout parce que classée monument historique.

Mais c’est tout le village qui est monument historique ; un village aux allures de décor de cinéma figé à l’année 1974 lorsque Roissy en France devint Roissy Charles de Gaule.

Je croise un des rares passants et lui demande si l’église est ouverte. Il me répond qu’elle n’ouvre que pour les enterrements. Décidément la mort compte pour beaucoup dans le vieux pays.

Voyant que je m’intéresse au village, il se met à me parler à son tour. Il a passé toute sa jeunesse ici, et ça lui serre le cœur de voir son village dans cet état. Oui, sa famille comme bien d’autres est partie … ailleurs … « Surtout à cause du Concorde … c’était devenu impossible … les autres avions, on finissait par s’habituer, mais le Concorde … un supersonique vous pensez … »

Oui je pense … je songe même … 400 avions par jour, même sans Concorde, il y a de quoi en avoir par dessus la tête, devenir sourd ou fou.

Nicolas n’est rien de tout ça. Tel un Mohican du Val d’Oise, il est le dernier à tenir boutique dans le village. Livres anciens et d’occasion … vous savez ces trucs en papier, découpés en pages, écrits en tout petit et que l’on ne cesse de tourner. J’en feuillette un (comme je croquerais dans une madeleine) et regarde distraitement par la fenêtre munie d’une vitre en verre (ce qui est un exploit dans ce village).

Un shooting photo se prépare dans la rue. Deux anorexiques sur fond de ruines … ça donne envie d’acheter des fringues ou de se faire vomir, c’est selon …

N’ayant que trop assisté, à Paris, au remplacement de librairies par un de ces fripiers de luxe, je me demande bien pourquoi ces derniers ne s’intéressent pas aux murs de celle-ci … ? Puisqu’ils font profession de capturer l’opportunité de l’instant … puisque le décor semble les inspirer dans sa tristesse inouïe que la pluie qui s’est mise à tomber rend encore plus triste …

Triste à mourir comme le regard sans flammes que me lancent les deux squelettes qui se recoiffent et peuplent comme elles peuvent la rue de Goussainville vieux village.

Oui O, mais Madame Terre, elle, quoique taille fine, est dodue comme il faut pour réhabiter en bonne vivante même les pays morts !

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roissy-4La librairie Goussainlivres a un site internet, à visiter !

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Quelques images de la Sorbonne et du Luxembourg

comte-aux-lunettesplace de la Sorbonne, Auguste Comte lunetté à l’épaulele-chant-des-muses-eveille-lame-humaine « Le chant des muses éveille l’âme humaine », en face de la grande belle salle Jacqueline de Romilly de la bibliothèque, visiblement pas assez grande cependant pour contenir tous les étudiants qui veulent y travailler… il n’y avait plus une place ! Alors je me suis un peu promenée dans les couloirs, avant de rejoindre un séminaire en amphi autour d’un nouvel ouvrage qui paraît du plus haut intérêt : La Vie intellectuelle en France  
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sorbonne-par-la-fenetre

cour-de-la-sorbonnecela c’était hier, jour de pluie, et aujourd’hui, jour ensoleillé, je suis retournée  à la Sorbonne pour une journée d’étude sur Les âmes fortes de Giono, et j’ai déjeuné d’un panini entre deux cours au jardin du Luxembourg

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buvette-du-luxembourgphotos Alina Reyes

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