Vendanges dans l’air
Soleil du matin, raisin
Jus chaud sous la langue
*
Clairière en montagne
La grange annonce la paille
où faire l’amour
*
Pluie, tonnerre, foudre,
déchirures de lumière
ciel brûlant d’été
Vendanges dans l’air
Soleil du matin, raisin
Jus chaud sous la langue
*
Clairière en montagne
La grange annonce la paille
où faire l’amour
*
Pluie, tonnerre, foudre,
déchirures de lumière
ciel brûlant d’été
Mes livres avancent, bien, vraiment bien.
La parole vous tient debout et vous fait avancer.
L’histoire suscite la parole, mais c’est la Parole qui porte l’Histoire.
Carpe momentum. Qui veut voyager loin voyage dans l’instant. Avant de signifier moment, instant, momentum signifie mouvement, impulsion, importance, influence, raison déterminante.
La lumière est notre momentum.
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Les feuilles roussissent
Assise dans la fontaine
je prends le soleil
*
Les chevaux de cuivre
se cabrent au creux de la vasque
Il n’y a pas d’eau
*
Léger tourbillon
de minuscules insectes
et nos ombres au sol
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ce matin à Paris, photos Alina Reyes























cet après-midi au bord de la Seine, photos et vidéos Alina Reyes
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https://www.youtube.com/watch?v=FMZkfk10ciY&feature=youtu.be


image Alina Reyes
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La nuit dernière j’ai rêvé que je prenais dans mes bras un bébé de dix-huit mois qu’un blindé menaçait.
Tout à l’heure j’ai découvert cette page, 58 seconds, où des photographes peuvent proposer une image que leur inspire le fait d’avoir 58 secondes devant soi pour quitter avec sa famille sa maison qui va être bombardée, comme cela se passe à Gaza. Que sauver, qu’emporter, quelle priorité, quel sentiment… ? Aussitôt j’ai fait cette image (à partir d’une photo prise à l’instant où mon troisième ou quatrième fils venait de naître), je l’ai envoyée. Elle ne sera peut-être pas retenue, mais la voici du moins ici.

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Après avoir passé un bon temps sous terre, telle la graine, voici que je sors et monte, avec mes livres tout prêts à éclore. Le roman que j’ai terminé hier. Et puis au moins trois autres livres encore en bourgeons mais prêts à éclore, à partir de dizaines de pages de notes et autres écrits : un livre de spiritualité, un livre de politique, un livre de poésie. Plus le nouveau roman que j’ai commencé à écrire. Plus d’autres projets auxquels je pense, dans la photo, dans l’art… Et puis la suite de ce que Dieu veut, comme il voudra. « David » a pris cette photo d’arc-en-ciel au-dessus de nous juste après notre longue conversation hier, en sortant du café. La vie est splendide.


photos Alina Reyes
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Aujourd’hui j’ai fini d’écrire l’un de mes livres.
Aujourd’hui j’ai parlé longtemps dans un café avec l’un de mes fils.
Aujourd’hui j’ai marché le soir dans la ville avec mon homme, et en rentrant j’ai fait deux photos de fleurs dans la rue, pour fêter mon bonheur.
J’ai plusieurs livres en cours, dont un roman presque fini, mais à cause de la surveillance organisée depuis quelques années pour me forcer à livrer Voyage et l’ordre des Pèlerins d’Amour à qui je ne veux pas les livrer, je ne peux écrire tranquillement ni publier librement. Or voici qu’un nouveau livre m’est venu, par la grâce d’un rêve que le ciel m’a envoyé hier. Hier j’ai commencé à l’écrire et ce matin, au réveil, je suis restée longuement sans bouger, à mettre en place la suite dans ma tête. Je crois que celui-ci dénouera la situation. Du ciel vient ce qui sauve. Il sauvera non seulement ma famille et moi, mais aussi beaucoup de monde.
J’ai fait un rêve extrêmement merveilleux.
morceau d’oeuvre en cours
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Comme je me transporte beaucoup dans mes montagnes, où je ne peux pas être, à la place d’y marcher je peins un peu comme les Aborigènes. N’est-ce pas ce qu’on appelle sublimer ? Pourtant être là-haut dans la montagne est bien plus sublime encore. Ceux qui pensent que l’art ou l’écriture subliment la vie ne savent pas la vie.