Madame Terre chez Alfred Jarry à Corbeil

Montrez-moi l’insertion de la terre
Antonin Artaud, L’Art et la mort

*

en approchant de chez jarry

approche de chez jarry à corbeil

approche de chez jarry

moulin attenant à la maison de jarry

moulin attenant à chez jarry

mme terre arrive devant chez jarry

mme terre à la maison de jarry

chez jarry

mme terre contre le mur de jarry

mme terre par le trou de la maison

mme terre par le trou de la maison de jarry

prise de terre chez jarry

mise de terre chez jarry

mme terre dvt la maison de jarry

mme terre devant la seine chez jarry

Alfred Jarry allait et venait entre Corbeil et Paris à vélo (35 km, 70 aller-retour). O a fait de même pour accomplir l’action poélitique Madame Terre chez Jarry, troisième de sa catégorie, passant le bras à travers un trou dans le portail pour faire entrer Madame Terre dans la propriété. Le poète vivait dans cette maison à l’abandon accolée aux grands moulins, au bord de la Seine, pauvre à se nourrir des poissons qu’il pouvait pêcher dans la rivière et des oiseaux qu’il pouvait tirer dans son jardin.

*

On peut lire gratuitement les œuvres numérisées d’Alfred Jarry (comprenant ses dessins) ici.

Et regarder cette mise en scène télévisée d’Ubu Roi par Jean-Christophe Averty, libre d’y voir les allusions qu’on voudra, comme disait Jarry.

https://youtu.be/bQIJiIQjoRU

Vive Jarry ! en chanson aussi

 

The Misty Mountains cold. Les froides Montagnes Brumeuses

Par-delà les froides Montagnes Brumeuses
Aux gouffres des donjons et aux grottes antiques
Il nous faut au point du jour partir
Trouver notre or depuis si longtemps oublié.

Les pins rugissaient sur les sommets
Les vents gémissaient dans la nuit
Rouge le feu, ses flammes propagées,
Les arbres tels des torches incendiés de lumière.

*
(ma traduction)
Paroles entières et auteurs ici Je traduirai toute la chanson si j’en trouve le temps.

I see fire


Triste d’avoir dû quitter ma chorale en cours d’année mais fière d’elle ! Un extrait de son dernier concert au répertoire très varié, classique et chansons.
Concert au grand Amphithéâtre de la Sorbonne, 5 avril 2016
I see fire (Ed Sheeran)- Choeur: Clef des Chants Ensemble, dirigé par Benoît Reeves – Solo: Laura Pizzoli – Orchestre: McFly Orchestra

Vieilles chansons françaises



« Douce dame jolie », virelai, puis un chant du « Jugement du roi de Navarre » de Guillaume de Machaut (1300-1377)
*

« Mille Regretz », chanson de Josquin des Prés (1440-1521)
*

« La Bataille » de Clément Janequin (1485-1558)
*

« Belle qui tiens ma vie », pavane de Thoinot Arbeau (1519-1595)
*
La Renaissance est en fait l’une des Renaissances du Moyen Âge, le Moyen Âge étant par essence temps de renaissance, contrairement à la mauvaise réputation qui lui est faite. On entend ici un bouquet de chansons sur deux siècles, pur délice trouvant sa source dans l’invention médiévale de la polyphonie.
*
écouter aussi : Ronsard (dont les sonnets sont faits pour être chantés) mis en musique par Milhaud et Poulenc (paroles du XVIe siècle et musique du XXe, donc)

Cumbia Sobre el Mar, Bal sur la mer (traduction des paroles)


(Une cumbia ou cumbiamba est un bal populaire de Colombie)

*

Un jour je suis resté dormir là sur la plage

Et là j’ai rêvé que du ciel descendait

Un essaim d’étoiles et la lune argentée

Les vagues de la mer éclaboussées de sa lumière

Sur la mer je vis, je vis une cumbiamba

Qui au son des tambours tournoyait sur l’eau

Les couples d’étoiles en attendant portaient

Un carrousel de couleurs comme d’une cumbiamba.

Et soudain a surgi une reine attendue

C’était Marta, la reine, que mon esprit rêvait

À ses pieds je vis la lune, la bouillie des étoiles,

Et les palmiers chantaient une hymne de fête

Ayy amor…

*

(ma traduction, de l’espagnol, du texte du mystérieux Rafael Mejia, dont on peut lire l’histoire et entendre ici la version originale de sa chanson)

Bon voyage, compagnon !

AFP

 

Compagnon de toutes mes années de jeunesse, j’ai voulu chanter tes chansons en apprenant ta mort, mais je n’ai pas pu, je pleurais !

Un jour l’une de tes amies m’a dit que tu me lisais, ô mon Métèque ! ainsi tu me connus aussi ! alors emporte-moi un peu au paradis, parmi tes amis s’il te plait !

Tu m’as tant chanté la révolution permanente, que je la suis pour ainsi dire devenue, merci Georges Moustaki !

« Je voudrais sans la nommer

Vous parler d’elle

Comme d’une bien aimée,

D’une infidèle,

Une fille bien vivante

Qui se réveille

À des lendemains qui chantent

Sous le soleil.

REFRAIN :

C’est elle que l’on matraque,

Que l’on poursuit, que l’on traque,

C’est elle qui se soulève,

Qui souffre et se met en grève.

C’est elle qu’on emprisonne,

Qu’on trahit, qu’on abandonne,

Qui nous donne envie de vivre,

Qui donne envie de la suivre

Jusqu’au bout, jusqu’au bout.

Je voudrais sans la nommer

Lui rendre hommage :

Jolie fleur du mois de mai

Ou fruit sauvage,

Une plante bien plantée

Sur ses deux jambes

Et qui traîne en liberté

Où bon lui semble.

REFRAIN

Je voudrais sans la nommer

Vous parler d’elle :

Bien-aimée ou mal-aimée,

Elle est fidèle ;

Et si vous voulez

Que je vous la présente,

On l’appelle Révolution permanente.

REFRAIN »