







aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes








aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes

chez nous, photo Alina Reyes
*
Le « sujet obscur » « organise l’occultation » de « l’événement » de « vérité », dit Badiou. Ainsi le sujet obscur a-t-il organisé l’occultation de Forêt profonde par un tombereau de faux. Mais sur le rocher de Forêt profonde, ces faux ne sont qu’un petit tas de feuilles mortes, que le vent dispersera.
il y a 18 ans avec mon quatrième fils, sur une banquette que j’avais graffée – notamment avec un ange de William Blake
*
Maintenant que ma mission d’intervention ici et là sur internet est terminée, maintenant que quelques-uns des principaux dormeurs ont senti l’aile de l’ange les effleurer, les faisant remuer dans leur sommeil, ou se tourner sur leur couche – souvent avec beaucoup d’agacement – voire, parfois, commencer à ouvrir les yeux – me voici partie pour la nouvelle mission, me voici dans la préparation extasiée d’un prochain grand livre extraordinaire. Dieu veut que l’homme monte à la connaissance du réel supérieur. Le chemin est radieux.









aujourd’hui à la Roseraie du Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

La Société des Gens de Lettres

La maison de Gainsbourg

Des amoureux au bord de la Seine

Un peintre au bord de la Seine

Un saule pleureur au bord de la Seine

Une parole au bord de la Seine

Un jeune homme au bord de la Seine

Une passerelle pour le pont des Arts

L’Institut de France, Académie française

Plus de cadenas d’amour sur le pont des Arts !

Le bout de l’île de la Cité

Péniches sur la Seine

Street Art dans le 6e

L’un de ces passages qu’Aragon chanta

Street Art rue de Seine
aujourd’hui, photos Alina Reyes



aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
une fresque signée Baudelocque, boulevard Raspail à Paris
*
L’architecture de l’écriture. L’architecture de mon esprit, corps et âme, où je vais la nuit, pénétrant toujours plus avant, ouvrant toujours de nouvelles portes.
Le jour est le rêve de la nuit, le réel vit dans la nuit, et de ce réel unique sortent, ahuris comme des nouveau-nés, les agitations et les figures mal-voyantes du jour que les hommes appellent réalité.
Ceux qui, souvent sans savoir le grec, se permettent de juger le grec de tel ou tel évangéliste parce qu’ils ont entendu dire que le grec de celui-ci était meilleur que le grec de ceux-là… Les mêmes qui disent toujours n’importe quoi, parce qu’ils répètent ce qu’ils croient savoir, ce qu’on dit. En tout cas, selon ma propre lecture des textes, le grec de Jean, âpre et brut, parfaitement singulier, est extrêmement beau.
Pétrole. Neige. Crash.
Recalée par mon éditeur. Le manuscrit que je lui ai remis n’est pas moins bon que ceux qu’il a publiés au cours des années précédentes, et grâce auxquels il a gagné beaucoup d’argent (beaucoup plus que moi). Seulement je suis blackoutée depuis trop longtemps sans doute, et puis l’éditeur a changé, le précédent me faisait confiance et me suivait – me voici maintenant comme ces ouvriers qu’on renvoie alors qu’ils ont fait tourner l’usine toute leur vie. Voilà, on n’a plus besoin d’eux, on n’a plus besoin non plus de produits de la même qualité, on en fabrique ailleurs à moindre coût et s’ils sont jetables, tant mieux, ça fait tourner l’industrie. Et chaque fois que je sors dans Paris, il me semble qu’il y a de plus en plus de pauvres dans les rues – qui y circulent, ou qui y vivent.
Nous sommes sans argent, mais nous sommes vivants et nous ne sommes pas sans ressources. Courage, et confiance.