Iliade, V, 1-8 (ma traduction) : l’astre de la fin de l’été

Terminé ce matin la traduction du chant IV. J’ai donc traduit en 20 jours les quatre premiers chants. Je commence juste celle du cinquième, qui est très long, 909 vers. Voici les 8 premiers (et j’ai rêvé il y a quelques nuits que j’étais une toute jeune femme, en train de lire un livre en grec ancien qui me parlait).

*

À Diomède, fils de Tydée, Pallas Athéna donne
Alors force et audace, afin qu’entre tous les hommes
Il s’illustre et gagne auprès des Argiens une belle gloire ;
Elle allume un feu constant sur son bouclier et son casque,
Pareil à un astre à la fin de l’été, resplendissant
D’un plus vif éclat après s’être baigné dans l’Océan.
Tel est le feu qu’elle allume sur sa tête et ses épaules,
Et elle le lance au cœur de la confusion la plus folle.

Iliade, chant IV, v.422-456 (ma traduction) : la guerre

La splendeur continue. Je vous laisse entendre :

*

Quand, sur la rive, le flot marin aux mille bruits, par vagues
Sur vagues, se soulève, ébranlé par le Zéphyr,
D’abord il enfle en haute mer, et ensuite se brise
Sur la terre ferme en grondant sourdement, et contre un cap
Dresse sa crête courbe à l’écume salée, qu’il crache ;
Ainsi, bataillons sur bataillons, les Danaens, sans trêve,
S’ébranlent vers la guerre, chacun aux ordres de son chef ;
Les autres vont en silence, et l’on ne dirait pas
Qu’ils sont si nombreux, avec dans la poitrine une voix ;
Par crainte des chefs ils se taisent ; autour de tous brillent
Les armes rutilantes revêtues pour marcher en ligne.
Les Troyens, eux, comme les brebis à l’étable d’un riche
Se tiennent par myriades quand on trait le lait blanc,
Poussant à l’appel de leurs agneaux d’incessants bêlements,
Les Troyens, de même, élèvent leur vacarme incessant
Par leur vaste armée : tous n’ont pas même langue ni accent,
Et ils mêlent leurs langages, venant de pays divers.
Arès anime les Troyens, Athéna aux yeux de chouette
Les Argiens, avec Terreur, Panique, et Discorde aux fureurs
Acharnées, du meurtrier Arès la compagne et la sœur,
Qui d’abord se dresse peu, et qui ensuite a la tête
Enfoncée dans le ciel, tandis qu’elle marche sur la terre ;
Encore elle vient, de même pour tous, jeter la querelle
À travers la foule, faisant enfler la plainte des hommes.
Bientôt ils arrivent à la rencontre les uns des autres,
Heurtant leurs cuirs, leurs lances, et leurs colères d’hommes
Cuirassés d’airain ; les boucliers bombés s’entrechoquent,
Un énorme tumulte s’élève. Des lamentations
Et des cris de triomphe montent de ceux qui se font
Tuer et de ceux qui tuent ; le sang coule sur la terre.
Comme les torrents dans la montagne, gros des pluies d’hiver,
Affluent et mêlent dans la vallée leurs eaux puissantes,
Jaillies du creux d’un ravin aux sources abondantes –
Le berger dans la montagne entend leur fracas à distance –
Ainsi de la mêlée montent les cris et les souffrances.

Iliade, IV, 273-282 (ma traduction) : 10 des 15 693 rangs armés du poème

Il arrive aux Ajax, en traversant les guerriers en masse ;
Une nuée de fantassins les suit, ils passent leurs armes.
Comme un chevrier, du haut d’un rocher, perçoit un nuage
Arrivant sur la mer au souffle du Zéphyr, et le voit
Apparaître de loin plus noir encore que la poix,
Avançant sur la mer, amenant une forte tempête –
Tremblant à sa vue, il pousse dans une grotte ses bêtes ;
Ainsi avec les Ajax s’avancent au ruineux combat
De robustes nourrissons de Zeus en bataillons serrés,
Sombres, hérissés de lances et de boucliers.

D’Homère à Dostoïevski en passant par Kafka, drame, sourire et beauté

La flèche inscrit sur la peau de l’homme son éraflure ;
Un sang couleur de nuée noire coule de la blessure. »
Homère, Iliade, chant IV, v.139-140 (ma traduction)

Il n’y a pas que le sens du récit qui soulève l’enthousiasme, à la traduction. Le bonheur des mots est intense dans le grec homérique (ce qui n’était pas le cas dans le latin de Virgile, par exemple, dont j’ai traduit les quand même très belles Bucoliques). Les images poétiques de ces deux vers, parmi tant d’autres, sont splendides et chatoyantes, surtout si l’on suit de près le vocabulaire d’Homère. Il y a moyen aussi de rendre le chant de la langue, dans la tonalité de sa propre langue. Et puis ces sortes de clins d’yeux envoyés par certains mots, comme ici celui qui dit littéralement que la flèche « trace sur », « écrit sur » la surface de la peau de Ménélas. En français, le verbe donnerait : épigrapher. Et le voyage du mot depuis le grec très ancien jusqu’au français contemporain, qui utilise le mot épigraphe, est en soi un poème et un sujet de méditation – et pour les amateurs de Kafka, renvoie à une correspondance avec la machine à écrire dans la peau de sa Colonie pénitentiaire.
Ensuite nous avons encore une démonstration de l’humour d’Homère – humour que beaucoup de commentateurs ont perçu de façon générale, mais sur lequel il faut se pencher dans toute sa finesse, ce qui n’a pas été fait à ma connaissance (mais je ne connais pas tout). Ici me fait rire le fait de savoir que, quelques vers plus loin, alors que le poète a bien spécifié, avec tous les détails, que la flèche n’avait fait qu’égratigner Ménélas, Agamemnon va se lamenter terriblement , « avec de lourds gémissements », suivis des mêmes gémissements de ses guerriers, imaginant déjà son frère mort, et le lui disant, évoquant devant le prétendu mourant le pourrissement prochain de ses os, et la violation de sa tombe par des Troyens moqueurs qui sauteraient dessus. Cet humour discret est quasiment constant dans le texte, et participe à rendre sa lecture réjouissante, en prenant de la distance avec le drame et paradoxalement, en le rendant plus grave et plus profond encore : si l’auteur prend ses distances, c’est justement pour ne pas succomber aux horreurs qu’il voit et qu’il décrit. Comme Kafka en effet, mais avec plus de beauté, plus de place pour la beauté, énormément de place pour la beauté. Comme dit Dostoïevski, « la beauté sauvera-t-elle le monde ? »

J’irais beaucoup plus vite si je ne m’obligeais pas à faire des fins de vers rimées ou assonancées. Mais autant les assonances et allitérations au sein des vers m’ont semblé convenir à ma traduction de l’Odyssée, autant la beauté particulière de l’Iliade, plus simplement ordonnée, me semble mieux rendue par cette formule plus régulière. Il y a par ailleurs un mouvement général et des mouvements particuliers dans l’Odyssée, et un autre mouvement général et d’autres mouvements particuliers, différents, dans l’Iliade, ce qui m’a d’ailleurs conduite à la retitrer.

La vie extraordinaire de l’esprit

Fini de traduire le chant 3 hier soir (en traduisant 191 vers dans la journée). Vais commencer le suivant ce matin. Avec exercices physiques, yoga et gym, indispensables.

Rêvé que je visitais les grands fonds marins, hérissés de très hautes montagnes par-dessus lesquelles je passais. Très profondément dans l’eau, je ne me déplaçais pas à la nage mais en volant. Il y avait des trésors. Ensuite j’ai rêvé que je conduisais une armée innombrable d’humains – sur terre cette fois. Puis qu’il neigeait à Paris, maintenant, en plein été, d’énormes flocons blancs, brillants. Rêves bien sûr liés à ma traduction de l’Iliade, texte d’une telle beauté, d’une telle profondeur, qui donne une telle légèreté aussi, grâce à l’immense intelligence de l’auteur. Je crois que je suis en train de l’aimer mieux encore que l’Odyssée, que j’aime pourtant énormément. J’ai bien fait de traduire d’abord l’Odyssée. Je n’ai pas fait exprès, mais c’était le bon sens. Peut-être mon impression vient-elle aussi du fait que c’est l’Iliade que je suis en train de traduire, et que c’est donc le moment présent qui m’est le plus beau. Nous verrons quand j’aurai tout terminé. Cette aventure extraordinaire.

sans rival parmi les mortels (Iliade, III, v. 217-224, ma traduction)

Il restait là, debout, les yeux baissés, fixés à terre,
Sans mouvoir son sceptre ni en avant ni en arrière,
Le tenant immobile, avec comme un air stupide ;
Il semblait être en colère, ou avoir perdu la tête.
Mais quand sa grande voix sortait de sa poitrine,
Avec des mots pareils à des flocons de neige en hiver,
Aucun mortel avec Dévor ne pouvait rivaliser,
Et ce que nous admirions en lui n’était plus sa beauté.

Le catalogue des vaisseaux

« L’illustre Hippodamie sous Piritoos le conçut,
Le jour où ce dernier punit les Monstres velus. »
Homère, Iliade, II, 742-743 (ma traduction)

Comment ne pas être absolument réjouie en traduisant Homère ? J’en suis au fameux « catalogue des vaisseaux », où le poète expose, en centaines de vers, les forces grecques et troyennes en présence. Comme tout catalogue, fût-il signé d’Homère, ce n’est sans doute pas le plus intéressant à traduire, et pourtant il recèle d’innombrables perles. Et je lui accorde le même soin qu’au reste du poème, et je m’en réjouis autant.

Par ailleurs ce catalogue des vivants me rappelle celui des morts, que j’ai traduit dans l’Odyssée, lors de la descente aux enfers ; il s’agissait là de quelques dizaines de vers seulement, et l’exposé était différent, mais entre les deux on peut voir une béance, qui est celle de l’histoire, que pourraient résumer ces deux vers plus haut cités.

J’aurai terminé de traduire ce long deuxième chant ce soir ou demain matin. Je me sens comme ces chefs tirant sur l’eau une longue suite de vaisseaux, et ces vaisseaux sont des mots.

Athéna guerrière : Iliade, II, 445-458 (ma traduction)

Autour de l’Atride, les rois nourrissons de Zeus s’élancent
Pour ranger les hommes, avec Athéna aux yeux brillants,
Portant la précieuse égide, incorruptible et immortelle,
Dont les cent franges toutes d’or voltigent dans le vent,
Bien tressées et valant cent bœufs, chacune d’elles ;
Apparaissant soudainement, elle parcourt les rangs,
Les poussant à marcher ; dans chaque torse, la déesse
Fait se lever le cœur de combattre et lutter sans trêve.
Et tout d’un coup, leur devient plus douce la guerre
Que le retour, sur les nefs creuses, au pays de leurs pères.
Comme un feu aveuglant consume une immense forêt
Au sommet d’une montagne, et qu’au loin brille sa lumière,
Ainsi dans leur avancée l’éblouissante clarté
De l’airain merveilleux monte au ciel à travers l’éther.

*

La beauté terrible de l’Iliade remplit d’indicible.

Thersite ou Homère parrésiaste : Iliade II, 211-244 (ma traduction)

Thersite est présenté comme laid parce que la vérité qu’il présente est laide. Certes c’est un aspect de la vérité, qui en a d’autres, mais c’en est un. On ne me fera pas croire qu’Homère ne s’identifie pas en partie à lui, diseur de vérité, parrésiaste menacé par les puissants et rejeté par les autres. À mon sens, c’est justement à cause de cette menace et de ce rejet qu’Homère utilise un personnage qu’il a l’air de mépriser pour lui faire dire des vérités sans trop risquer les coups de bâton. Sinon, pourquoi lui donner la parole, pourquoi écrire (oui, je parle d’écrire, car je vois, en lisant çà et là de savants hellénistes, qu’Homère ait écrit ses textes est très sérieusement estimé vraisemblable, ou du moins complètement possible) – pourquoi écrire, donc, ce vigoureux passage, reprenant des reproches plus tôt exprimés par Achille à l’encontre d’Agamemnon, avec plus de force encore quand ils sont dits par un humble ?

*

Les hommes enfin s’assoient et se tiennent en place.
Seul Thersite, intarissable bavard, continue à criailler ;
Il connaît en son cœur un tas de mots inappropriés
Et vains, inconvenants, pour s’en prendre aux rois,
215 Et essayer de faire rire les Argiens ;
C’est l’homme le plus laid venu sous les murs de Troie ;
Il est cagneux, boiteux d’une jambe, et se tient
Voûté, les épaules affaissées sur le torse ; par-dessus,
Un poil rare fleurissant sur une tête pointue.
220 Il est surtout odieux à Achille et à Dévor,
Qu’il insulte tous deux ; cette fois, avec des cris aigus,
C’est au divin Agamemnon qu’il adresse ses reproches ;
Car terribles sont au cœur des Achéens la rancune
Et la colère contre le roi. L’invectivant, il hurle :

225 « Atride, de quoi te plains-tu ? de quoi as-tu besoin
Encore ? Ton campement est plein d’airain, il est plein
De femmes de premier choix, celles que nous, les Achéens,
Nous te donnons, à toi d’abord, quand nous prenons une ville.
Ou manques-tu encore d’or, de l’or que t’apporterait
230 Un Troyen dompteur de chevaux, en rançon pour son fils
Que moi ou un autre Achéen aurions capturé ?
Ou d’une nouvelle femme avec qui faire l’amour,
En la retenant pour toi, à l’écart ? Non, je ne trouve
Normal qu’un chef plonge dans le mal les fils des Achéens.
235 Ô ventres mous, cœurs vils, Achéennes, et non plus Achéens,
Rentrons à la maison avec nos nefs, et laissons-le là,
À Troie, savourer ses privilèges, qu’il voie
Si nous allons venir à son secours, ou pas.
Lui qui maintenant offense Achille, un homme bien supérieur
240 À lui : il lui a enlevé sa part, et il la garde.
Mais Achille laisse se calmer sa colère en son cœur ;
Sinon, Atride, c’eût été ta dernière brimade. »

Ainsi, insultant, parle à Agamemnon, berger des peuples,
Thersite ;

*

Je suis absolument bouleversée par tout ce que je trouve dans l’Iliade. Je ne m’attendais pas à tant, à si fort. Dans la nuit, l’image qui m’est venue est celle du bac révélateur dans lequel apparaît la photographie (j’ai pratiqué cela à vingt ans, avant la photo numérique). Jusque là, je n’avais lu que des extraits de ce poème, et seulement en traduction. Vivre avec, le vivre comme je le fais en le traduisant à haute intensité, en donne une tout autre vision. Une autre vision d’Homère que celle qu’il donne de lui dans l’Odyssée. Après environ 900 vers traduits ce midi, en sept jours pile donc, depuis que j’ai commencé, dimanche après-midi dernier (ayant terminé le matin même de traduire les dernières dizaines de vers des Bucoliques), je commence à avoir aussi une idée du commentaire qui accompagnera ma traduction.

journal du jour

Je ressens un honneur et un bonheur indicibles, à traduire, après l’Odyssée, l’Iliade (qui s’appellent autrement chez moi). J’avance au rythme d’une centaine de vers par jour, au moins, et toute mon âme sourit, tout le temps, même la nuit quand je suis à demi endormie. Je sais que ce que je vis n’a jamais été vécu, non parce que ma traduction serait plus spéciale que bien d’autres, mais du fait de mon rythme de travail, qui fait que le texte m’habite complètement. Et je pense que la qualité d’une œuvre vient de la qualité de ce que vit son auteur·e.

Mes textes les plus forts, depuis plus de trente ans, viennent de la force des moments vécus pour les écrire. Je ne suis pas forte pour produire de la littérature ordinaire, comme celle qu’on apprend dans les ateliers d’écriture et autres méthodes humaines, trop humaines, de travail. Je travaille hors de moi, je ne travaille bien que dans ce qu’on appelle le divin, la joie physique et mentale, l’enthousiasme, l’extase. C’est pourquoi Homère est dit aveugle : il est hors de lui, ses yeux sont hors de lui, c’est comme dans ce rêve que je fis il y a très longtemps, où j’étais morte et où je me promenais en apesanteur dans le monde, voyant tout, dans une absolue liberté. Comme les dieux chez Homère. Mes combats sont homériques, ma paix est celle des « dieux bienheureux qui vivent toujours ». Et bien sûr il y a aussi ma vie d’humaine au quotidien, la joie et le souci des proches, et le souci pour toute l’humanité. Mais l’idée que, peut-être, mon travail peut aider, participer à aider. La planète rétrécit, c’est notre tête qu’il faut augmenter.

Homère, Iliade, chant I, v.1-21

Sur ma lancée, j’ai traduit vite fait les premiers vers de l’Iliade – j’ai de l’entraînement, après l’Odyssée et les Bucoliques, ça va vite. Je n’ai pas l’intention de continuer tout de suite, je préférerais le faire après avoir trouvé un éditeur, mais voici comment cela pourrait commencer :

Colère d’Achille, fils de Pélée, chante-la, déesse,
Ire funeste qui mille maux valut aux Achéens,
Qui tant d’âmes vaillantes de héros jeta dans l’Hadès,
Faisant d’eux la proie de tous oiseaux et celle des chiens –
5 Ainsi s’accomplissait la volonté de Zeus –
Chante à partir du jour où une dispute déchire
L’Atride, roi des hommes, et le divin Achille.
Qui d’entre les dieux suscita en eux discorde et combat ?
Le fils de Létô et de Zeus ; irrité contre le roi,
10 Il fit se lever dans l’armée une peste mortelle,
Parce que l’Atride avait outragé Chrysès, son prêtre.
Lequel était allé aux nefs rapides des Achéens
Pour affranchir sa fille, apportant une immense rançon,
Avec en mains les bandelettes de l’archer Apollon
15 Et le sceptre d’or ; et il implora tous les Achéens,
Spécialement les deux Atrides, chefs des peuples :
« Atrides, et vous autres, Achéens aux belles guêtres,
Puissent les dieux qui habitent l’Olympe vous faire
Entrer dans la ville de Priam et avec bonheur
20 En revenir. Mais libérez ma chère fille, agréez
Sa rançon, par respect du fils de Zeus, Apollon l’archer. »

Joie

Voilà, entre hier soir et ce matin, j’ai écrit ma présentation, concise et très parlante, de ma traduction d’Odysseia. Tout est prêt. Je n’y ai rien repris de ce que j’ai écrit ici au fil de mon travail, et qu’on peut lire en suivant le mot-clé Homère. Je vais maintenant laisser passer un peu de temps afin de réfléchir à ce que je vais faire de ce travail. L’essentiel est qu’il soit fait.

Hier je suis allée en bibliothèque me procurer les écrits de Virgile, je ne vais sans doute pas tarder à passer à la traduction des Bucoliques. J’ai un grand désir de me remettre à mon roman, mais à cause de la pandémie (mais pourquoi tant de gens ne se font-ils pas vacciner, qu’on en finisse !) je ne peux toujours pas aller travailler en bibliothèque, avec un masque sur le nez pendant des heures. Et je ne peux pas écrire mon roman chez moi, où je ne peux trouver assez d’isolement – même si j’y étais seule, j’y serais encore entourée de trop de possibles distractions. À moins que je ne finisse par y arriver quand même. Nous verrons. Quoiqu’il en soit, j’ai tant à faire, et avec tant de joie.