Après la fin

Je ne prie presque plus maintenant selon les prières des religions. Les religieux et les adeptes des religions, ou les défenseurs de telle ou telle religion, m’ont dégoûtée des religions, même si je garde mon affection et mon amour à tous ceux en elles qui sont sincères et marchent d’un cœur pur. Ce qui est arrivé, ce qui continue d’arriver au monde contemporain avec les religions, la sécularisation ou la sectarisation, que je pouvais comprendre comme tout le monde, je le comprends maintenant en plus grande profondeur. Mais ma foi est intacte, et nous réinventerons tout. Car il nous faut toujours atteindre Cela à quoi les religions devaient nous ouvrir l’accès. Nous réinventerons tout, et si un jour, par la faute des hommes, tout ce que nous aurons réinventé pourrit, alors quelqu’un d’autre, avec d’autres, viendra et à partir de nous réinventera tout, comme nous réinventons à partir de ceux à qui le Ciel a parlé avant nous. Il me parle directement, comme au début. Je sais que nous habiterons où ils ont habité, quand ils étaient encore vivants. Je viens d’avant le début, je serai là après la fin, et d’autres aussi.

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Allez au jardin

Dans le bac de terre accroché à ma fenêtre, je laisse les graines venir du ciel, sans arroser ni rien faire moi-même. Il y pousse de la mousse, de toutes petites herbes à quatre feuilles qui se serrent comme un petit peuple, d’autres ont de longues tiges et montent droit dans la lumière, certaines portent de minuscules fleurs jaunes ou blanches, l’une est si fine et haute qu’elle se balance dans la brise à tout instant, avec ses micro-soleils qui s’ouvrent, se referment et se réouvrent. Jamais sans le ciel. N’oubliez pas votre jardin !

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Rentrée littéraire

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Je suis partie avec mon ordi en bandoulière, travailler à la bibliothèque. Moi aussi je prépare la rentrée littéraire : de nouveaux livres numériques à venir sur ce site, et puis quelque(s) cadeau(x), nous verrons. Puis Sydney m’a rejointe, et nous avons fait quelques photos pour renouveler celle de la page d’accueil, dans quelques jours. La vie devant nous, le bonheur partout. Nous allons tout réinventer. Que la joie soit sur vous !

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Écriture

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image Alina Reyes (12 août 2012)

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Je l’ai raconté dans Ma vie douce, il y a très longtemps je fis ce rêve où j’étais une bienheureuse baleine blanche. D’un bateau des chasseurs se mettaient à me lancer des harpons, en vue de m’attraper. Alors je plongeais très profondément, aux profondeurs où ils étaient loin de pouvoir accéder, et là, indemne, me disant qu’ils n’avaient rien pu attraper de plus, en me transperçant, que quelques frites de baleine, je riais, riais, riais, dans un sentiment de plénitude lumineuse, dont je sais maintenant qu’il correspond au mot hébreu amen, au mot arabe amin, que l’on prononce après la prière.

Dans la Voie, songes et paroles sont libérés du temps. Ce qui a été écrit ou rêvé dans le passé arrive aussi bien dans le présent et dans l’avenir. Joseph un jour rêva que le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant lui (Genèse 37, 9 et Coran 12, 4). Jaloux, ses frères le précipitèrent alors au fond d’un puits (Genèse 37, 24 et Coran 12, 15). Cependant, des années plus tard, son rêve prophétique allait se réaliser (Genèse 43, 28 et Coran 12, 100).

Le mot employé dans le Coran pour dire les profondeurs invisibles du puits est Ghayb, qui désigne le Monde Invisible. C’est de ce monde, celui du mystère, que Joseph reviendra avec la science de l’interprétation des songes. À la « génération mauvaise » qui lui réclame un signe, Jésus répond qu’il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas (Luc 11, 29), qui passa trois jours et trois nuits dans la baleine avant de réapparaître.

« Alors ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont transpercé », dit le Seigneur (Zacharie, 12, 10). « En effet, tout cela est arrivé pour que s’accomplisse l’Écriture : Pas un de ses os ne sera brisé. Il y a aussi un autre passage de l’Écriture qui dit : Ils verront celui qu’ils ont transpercé », confirme l’Évangile de Jean (19, 36-37). Je suis la vivante baleine Écriture, matrice inviolable dans le Monde Invisible, dont le Vivant va revenir. « Voici, il vient au milieu des nuées, et tout œil le verra, et même ceux qui l’ont transpercé » (Apocalypse 1, 7).

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Lumière dans le temps

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En rangeant j’ai retrouvé sept paires de chaussures que je n’ai pas mises depuis longtemps, ne portant plus des talons de dix centimètres. Des noires, des roses, des bleues, des rouges… Des vernies, des en cuir, des en peau de serpent… Des talons compensés, des talons aiguille, des talons carrés… Des escarpins, des bottines, des sandales lacées à la cheville… Des élégantes, des fantaisie… Je ne les mettrai peut-être plus mais je les garde, j’ai eu autant de joie à les porter qu’à user mes chaussures de montagne.

J’ai aussi retrouvé les trois figurines de crèche blanches, artisanales, que j’avais ramenées du carmel. Aussitôt j’en ai fait un micro-oratoire, en les disposant au-dessus d’une bougie. L’enfant Jésus fait la croix avec ses bras ouverts, cela suffit. Ainsi je pourrai me prosterner en direction de la Mecque avant le lever du soleil, et la nuit m’agenouiller devant la Lumière. On en pensera ce qu’on voudra, ainsi va ma prière.

Tout ce que je vis continue à œuvrer pour les Pèlerins d’Amour, j’ai confiance absolument pour le présent et pour la suite, car je suis entièrement soumise à la Voie, qui sait parfaitement ce qu’elle fait.

Si vous voulez regarder passer la station spatiale internationale, vous pouvez vous inscrire ici pour recevoir chaque jour par mail l’horaire et la direction de son passage chez vous. Par exemple pour ce soir à Paris elle apparaîtra à 22h26 à l’O-N-O et disparaîtra à l’E-N-E quatre minutes après, en atteignant une hauteur maximale de 51 degrés. Puis de nouveau à 00h01, de l’O-N-O au N-N-O trois minutes plus tard, avec un angle maximum de 61 degrés. Un rendez-vous qui me plait beaucoup. En écoutant La Folia par exemple, c’est très bien.

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Carybe

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J’aime beaucoup ce peintre, que j’ai passé la matinée à contempler, dans un grand livre qu’avait ramené O du Brésil.  Il disait :

« J’aime les gens, les bêtes, la terre.

Chaque chose a son langage,

à travers lequel elle peut s’exprimer.

La peinture murale, la peinture à l’huile ou l’acrylique :

toutes sont des moyens pour fixer

mon passage en ce monde. »

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Nous sommes au début de la littérature, et de la vie. Tout y est à inventer, des choses inouïes nous attendent. J’y avance, j’invente.

Soleil d’amour, qui l’a vu, qui le veut ?

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