quelques images de la belle exposition du Jardin des Plantes (jusqu’au 13 janvier 2017)
photos Alina Reyes
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quelques images de la belle exposition du Jardin des Plantes (jusqu’au 13 janvier 2017)
photos Alina Reyes
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Les raboteurs de parquet
aujourd’hui repris sur un mur à Paris dans le quartier Mouffetard par le street artist Artiste Ouvrier, où je l’ai rephotographié l’autre jour :

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Jeune homme à sa fenêtre
et repris par moi :

Un collage fait il y a deux ans auquel je repense, ainsi qu’aux raboteurs de parquet, après une bonne après-midi de travail à deux, d’abord au soleil sur une table du jardin de la Pitié Salpêtrière, puis à la bibliothèque du Jardin des Plantes.
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Le sarcophage, huile sur toile 150×150, 2014
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Les lumières rouges, huile sur toile 150×150, 2015
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Camera oscura, huile sur toile 45,5×69, 2010
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La belle mort, huile sur toile 94×80, 2009
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L’étoile du matin, acrylique sur toile 150×150, 2013
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Le taureau crétois, acrylique sur toile 150×150, 2013
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L’architecte divin, acrylique sur toile 150×150, 2013
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Noé, acrylique sur toile 150×200, 2014
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Énergie antique, acrylique sur toile 200×150, 2014
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L’œuf d’or, acrylique sur toile 150×150, 2013
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L’échelle de Jacob, acrylique sur toile 150×150, 2014
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Le Sphinx, acrylique sur toile 150×150, 2013
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L’observation de la comète, acrylique sur toile 150×150, 2013
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La comète (détails), acrylique sur toile 150×150, 2013 
J’ai photographié ces œuvres dans cette exposition, qui en comprend d’autres : 


Au ciel comme sur terre (triptyque), huile sur toile, 166×120, 2011
Maître du Haut-Rhin, Jardin du paradis
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Barthelemy d’Eyck, Émilie dans le jardin
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Lucas Cranach, L’Âge d’or
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Pierre de Crescent, Rustican ou Livre des profits champêtres
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Marguerite Nakhla, Scène dans le parc
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Novake Moro, Japonaise
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ayant fait un merveilleux rêve de maison avec jardin
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Je ne peins pas l’être. Je peins le passage.
Montaigne, Essais (III, 2)
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O à vélo a rencontré la maison de Foujita. Il y a réalisé la quinzième action poélitique de Madame Terre.
Kiki de Montparnasse a posé pour Foujita, notamment pour ce Nu couché à la toile de Jouy. D’où le peintre tenait-il ses blancs ? Explication ici :
Visite de la maison de Foujita dans l’Essonne
Le monde (…) est le lieu d’une immersion sensible (…) il est constitué de forces élémentaires (…) qui précèdent l’existence humaine, tout en lui offrant des racines « préhistoriques »
Jean-Claude Pinson, Habiter en poète









Pour la quatorzième action poélitique de Madame Terre, O s’est rendu à vélo à Gif-sur-Yvette, en vallée de Chevreuse, visiter ce colosse de Fernand Léger en sa maison dite Le Gros Tilleul, ancienne guinguette où il réalisa La Grande Parade. Maison où il reçut rien moins que Khroutchev et Youri Gagarine, et qui abrita les négociations pour la fin de la guerre du Vietnam. Derrière le portail graffé, habite maintenant un photographe. Après quoi, toujours avec Madame Terre ma foi assez bien assortie, O s’est rendu sur la tombe du peintre, tout près de la maison.
« La Grande parade sur fond rouge »
« Jeune homme au chandail »
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À visiter : son excellent blog présentant de nombreux peintres surréalistes, bruts, singuliers… L’horizon ovipare
dessin de Jacques 1er Androuet du Cerceau (1520-1586) Architecture fantastique. Chantilly, Musée Condé, RMN
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Bernard Palissy (né en 1510- mort embastillé en 1589 ou 90), ayant observé « les forteresses des poissons » (les coquillages – « j’avisai de me transporter sur le rivage et rochers de la mer Océane, où j’aperçus tant de diverses espèces de maisons et forteresses« , écrit-il dans Recette véritable, éd Macula) et ayant fort médité, entreprit l’invention d’une ville imprenable, hélicoïdale : « je commençai à marquer le plan de la première rue près de la place, en vironnant à l’entour », et en ayant décrit l’architecture, expliqua qu’elle était conçue de sorte à ne pas laisser de prise à quelque agression que ce fût.
Il n’est pas interdit de s’inspirer de sa ville imprenable comme structure de pensée et d’action.
Car
« Lors ayant ainsi fait mon dessein, il me sembla que ma ville se moquait de toutes les autres : parce que toutes les murailles des autres villes sont inutiles en temps de paix, et celles que je fais serviront en tous temps pour habitation à ceux mêmes qui exerceront plusieurs arts, en gardant ladite ville. »
Palissy est aussi l’auteur d’habitations troglodytiques.
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voir aussi : Spirales de peintres et vérité de l’être
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La voile dorée
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Paysage près de Murnau avec locomotive
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Quelques cercles
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« Un mot qu’on répète, jeu auquel la jeunesse aime se livrer et qu’elle oublie ensuite, finit par perdre toute référence à son sens extérieur. La valeur devenue abstraite de l’objet désigné disparaît ; seul le « son » demeure. Ce « son pur », nous le percevons peut-être inconsciemment en même temps que l’objet – réel ou qui a fini par devenir abstrait. Mais alors ce son apparaît au premier plan pour exercer une impression directe sur l’âme. L’âme subit une vibration pure encore plus complexe, je dirais presque plus « surnaturelle » que l’émotion que peut lui donner le bruit d’une cloche, le son d’une corde tendue, la chute d’une planche, etc. La littérature de l’avenir a là de belles perspectives. »
Kandinsky, traduit de l’allemand par Pierre Volbout
Peintures de Kandinsky trouvées parmi d’autres sur le site du musée Guggenheim de New York

« Mais qui nous dira les rêveries des yeux clos, demi-clos, ou grand ouverts. Qu’est-ce qu’il faut garder du monde pour s’ouvrir aux transcendances ? »
(Gaston Bachelard, Poétique de l’espace)
voir aussi : les barques mystiques d’Odilon Redon
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Angelus Novus, de Paul Klee
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« Où ai-je lu qu’un ermite qui regardait sans prier son sablier de prière entendit des bruits qui déchiraient les oreilles ? Dans le sablier il entendait soudain la catastrophe du temps. » Gaston Bachelard, Poétique de l’espace
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