Archives par mot-clé : air du temps

Cahier

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dessins et collages réalisés dans le cahier où s’écrit l’un de mes prochains livres en écoutant des conférences :

en cours d’écoute Gaëtan Picon (1915-1976) : Esthétique et Culture

et hier soir et cette nuit

sur le storytelling Christian Salmon « politique de la littérature »

François Hartog – « Temps de l’histoire, temps de la littérature »

« Arts, littérature et sciences sociales » – Théories et approches formelles en littérature

Tiphaine Samoyault, « Autour de Pascal Quignard », qui répète une pensée toute faite et fausse, selon laquelle la chute de cheval, comme celle de Paul, serait à l’origine d’une conversion ou d’une renaissance, et à qui j’ai laissé ce commentaire :

Ce qui est très intéressant aussi, c’est que la réalité de la chute de Paul est contraire à l’interprétation qui en est faite par certain story-telling trompeur. Pas question de cheval dans le récit que Paul fait de sa chute, et sa conversion ou sa renaissance n’est pas la conséquence de sa chute. C’est sa conversion-illumination qui est la cause de sa chute. Une bonne chute, et non une chute au sens de péché. Interpellé par la Vérité, il tombe. Il tombe parce qu’il a vu et entendu (alors que d’autres à côté de lui ne voient ni n’entendent rien). La vision de la vérité est première, précède le et la « tombe » dont il se relève. Je dirais : il tombe la chemise. Ce que peu savent faire, en fait.

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Saleté de storytelling, qui infecte la politique, la littérature, la pensée, l’histoire, la science, avec ses productions faussaires comme le roman de Haenel sur Karski ou hier soir sur Arte la diffusion d’un docu-fiction raciste visant à faire croire que l’homme de Néandertal, qui vivait en Europe quand l’homme moderne est arrivé d’Afrique, était en fait supérieur à ce dernier. Notamment en faussant les résultats de la science pour lui attribuer Lascaux et le présenter comme l’enfant de l’homme moderne africain, donc un progrès par rapport à lui. Une entreprise sournoise, aussi basse que le « newspeak » d’Orwell, que je traduis par « newdire » car il ne s’agit pas seulement de changer le vocabulaire (novlangue) mais de faire mentir un discours, en l’occurrence scientifique. Mensonge et racisme sournois, comme avec Goebbels le mal fait dans les esprits, en ces temps où le néofascisme reprend du poil de la bête, a beau se dédouaner en se justifiant faussement par la fiction, il est fait et refait.

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Disparition des humains ?

écoute,-minÉcoute, sculpture d’Henri de Miller que j’ai photographiée un jour où elle était taguée, puis colorée à la main

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Les singes disparaissent comme les primates humains autres que ceux de notre espèce ont disparu, mais ils s’accroissent dans les esprits des humains avides de ce monde qui ressemble de plus en plus à la planète des singes prophétisée par un auteur. Il n’y a aucun honneur à être riche, ou puissant, ou célèbre, ou ministre, ou président… Toutes situations enviées par tant d’entre nous et qui leur feraient faire n’importe quoi pour en jouir ne serait-ce qu’indirectement, toutes situations qui viennent de l’exercice du singe en nous. Le primate lutte et ruse pour la possession des femelles (et d’autres « choses ») et la domination sur les autres mâles, et s’il y met de plus en plus de ruse, de mensonge, de secret, de manœuvre et de complexité à mesure qu’il avance, n’oublions pas que cette stratégie n’est que celle du primate fruste et borné, du « vieil homme », alors que la femme et l’homme qui sont guidés par l’amour de la vérité, de la franchise, de la lumière, des valeurs pacifiques, désintéressées, altruistes, sont les êtres réellement supérieurs, même s’ils sont pauvres et inconnus (et ils ont toutes les chances de l’être, ne se soumettant pas aux singeries nécessaires pour être riche et en vue). Oui, le « vieil homme » est menacé de disparition, et personne ne songe à pleurer sa disparition, visible dans ses sursauts grotesques, en voyant se préparer la relève des jeunes humain-e-s.

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