Le voile, la minijupe, la bombe, le singe

Bientôt de nouveau la journée du hidjab. Par solidarité avec les femmes voilées et respect pour elles, les non-musulmanes et les non-voilées sont invitées à porter le voile durant une journée. La solidarité impliquant la réciprocité, nous verrons peut-être bientôt des musulmanes voilées participer à une journée de la mini-jupe ? Pour montrer le respect qu’on doit aussi avoir envers les femmes qui assument le droit de ne pas cacher leur corps, tout aussi important que celui de le cacher.

Les Femen sont entrées dans la nouvelle année en annonçant qu’elles allaient passer au terrorisme. N’allons pas imaginer qu’elles pourraient avoir quelque lien avec la bombinette artisanale qui a explosé cette nuit près d’une église française toute proche du Vatican. Sûrement un coup de la mafia, assure Le Figaro, sans aucun lien avec la visite de François Hollande au pape.

Le pape déclare en substance qu’il faut se soucier de l’écologie, car « la nature ne pardonne pas quand on ne prend pas soin d’elle ». Prendrait-il la nature pour quelque divinité ombrageuse, ou bien est-il tout bêtement animiste ?

Le magazine catholique La Vie promeut le livre d’un Américain qui défend la différence des sexes notamment en comparant les enfants aux chimpanzés mâles et femelles. Jésus-Christ serait-il à la fois singe et Dieu ? Dans Voyage, Adam se perd en se référant au singe. Nous y voilà, la confusion spirituelle est achevée.

Au temps de Voyage

Une sixième page de mes photographies :  comme celles des pages précédentes, elles correspondent au temps de mon ermitage dans la montagne, montrent les lieux, les temps, les petits événements racontés dans Voyage. Il me semble que j’ai aussi parlé dans le livre des monstres de plastique qu’on voit ici en photo, trouvés au fin fond de la forêt un jour où mes fils étaient là et où nous étions partis en balade, ces étranges accumulations de plastique que personne, parmi les gens du village à qui j’en avais parlé, n’avait jamais vus. Peut-être un ballon-sonde qui se serait écrasé et déchiqueté là une vingtaine d’années plus tôt, m’avait dit Pierrot.

Mon commentaire (censuré ?) sur Golias

(Ajout du 24 janvier : finalement le commentaire, posté hier en fin d’après-midi, a été validé ce matin.)

Il y a quelques heures, j’ai posté sur Golias un commentaire, en réponse à d’autres qui m’étaient adressés, qui n’a toujours pas été validé. Au cas où il ne le serait jamais, je le recopie ici :

Je suis l’auteur d’un livre de mille pages à la gloire du Christ, qui se termine par une règle pour un nouvel ordre d’inspiration monastique, un ordre inter-religieux. J’ai été obligée d’éditer moi-même ce livre, que j’ai envoyé au pape au printemps dernier et qui est resté sans réponse. Comment expliquez-vous cela ? Ce n’est pas que mon livre n’intéresse pas, c’est qu’il intéresse beaucoup et que je ne suis pas assez docile. Et je ne saurais pas quelle est la difficulté d’être une femme dans l’Église ? Si j’étais un homme j’aurais beaucoup de difficultés aussi, comme tous les hommes un peu novateurs en ont eu, avant d’être récupérés après leur mort. Mais le fait d’être une femme rend la chose encore plus difficile, c’est certain. C’est pourquoi je dis aux femmes de ne pas se tromper dans leur combat et dans leur façon de combattre. Qu’elles ne se contentent pas de demander leur place, qu’elles l’inventent et qu’elles la prennent. Et si on les en empêche, qu’elles refusent la place au rabais qu’on leur propose (c’est ce que je fais, c’est pourquoi je suis isolée et mon livre inconnu, mais cela vaut bien mieux que de laisser le système se perpétuer en courbant l’échine).

J’ai de sérieuses raisons d’être méfiante envers ce qui se cache derrière la parution de ce livre [Le déni – voir aussi le dernier paragraphe de ma note précédente]. Derrière la burqa, on croit qu’il y a une femme, et parfois c’est Michael Jackson, ou un escroc. Pourquoi n’assument-elles pas ? Et comment se fait-il que tout en déplorant que les hommes ne fassent pas assez de place à la parole théologique des femmes, elles-mêmes s’en désintéressent quand je leur propose de leur offrir mon livre ? Depuis quelques années maintenant que je vois comment se passent souterrainement les choses, je sais, sans avoir de preuves pour l’affirmer, ce qui est vrai et ce qui relève du coup. Il y a ce que les médias, y compris Golias, savent, et il y a ce qu’ils disent – ce n’est pas exactement la même chose. Il y a aussi ce qu’eux-mêmes ne savent pas.

Quoiqu’il en soit, qui veut combattre, homme ou femme, doit le faire à visage découvert, et avec courage, même si cela a un coût.

Têtes de gondole fomenteuses

Bernard-Henri Lévy est furieux : la directrice de l’Unesco a pris une décision qui le contrarie, alors qu’il l’avait fait élire. Eh oui mon gars, quand on manœuvre pour faire faire par les autres la règle du jeu selon soi-même, cela présente l’avantage de ne pas avoir à assumer le mal qui peut en découler, mais aussi l’inconvénient de risquer de n’être pas obéi de ceux qui assument, eux, la fonction pour laquelle ils ont été élus.

Ils sont nombreux, les manœuvriers de l’ombre, tels les femmes du harem des puissants se livrant à des jeux d’influence derrière leur voile. B-H L, soucieux de ne pas laisser se perdre sa photogénie, lève plus qu’à son tour son voile sur sa poitrine conquérante, mais cela ne change rien : au final, non, ce ne sont ni lui ni ses semblables qui décident. Les décideurs décident. Ceux qui ont été portés au pouvoir ou laissés au pouvoir par les hommes décident des affaires de leur temps – qui la plupart du temps leur échappent quand même. Puis leur temps est balayé, et ne reste vivant que ce qui a été élu viable par ce qui dépasse les hommes. C’est-à-dire, ce qui est juste et vrai, ce qui est du Logos souverain qui seul donne et perpétue la vie.

François Hollande, paraît-il, laisse tomber les Femen. J’ai appris hier que leur chef n’a que vingt-trois ans. Je lui en donnais trente-cinq. Du coup, je me sens plus portée à l’indulgence envers elle et ses camarades. Trimballées d’idéologues communistes en idéologues néo-nazis, financées par des libéraux, soutenues par des socialistes, accusées de fonctionner comme une secte, elles ont une histoire accablante. Le mieux serait qu’elles s’en sortent et passent à autre chose, autrement. Quant à Hollande, ses soucis avec les femmes ne semblent pas près d’être terminés. Comment prôner l’unité du pays quand on est soi-même si désuni ?

Ainsi les têtes de gondole de ce monde cachent-elles les rayonnages de ses misères. Qui est derrière les femmes anonymes qui ont publié un livre sur le manque de place pour les femmes au sein de l’Église ? Et si c’était des hommes qui, comme avec les Femen, ne seraient pas fâchés de discréditer la cause des femmes en les poussant à accomplir des actions pour le moins pas claires ? Tout en dépêchant quelque préposé aux basses œuvres à dénigrer copieusement leur parole dans la presse ? Encore un effort, messieurs et mesdames les fomenteurs en tous genres, pour sortir du bourbier. LA FIN NE JUSTIFIE JAMAIS LES MOYENS, quand cela sera-t-il compris ?

Belles nouvelles

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Don Quichotte ? « Dans les grandes manifestations à Madrid, Athènes, Londres ou Paris, on voit défiler un grand type au bonnet rayé noir et jaune brandissant des slogans écrits en lettres colorées ». Jean-Baptiste Reddé, alias Voltuan, portraitisé par Miguel Mora. (Courrier International)

« La communauté juive de la ville de Bradford, dans l’ouest de l’Angleterre, a bien failli en mars dernier voir disparaître sa synagogue vouée à la destruction, mais grâce à la mobilisation de la communauté musulmane locale, le vieil édifice juif est enfin sauvé. » (Le Monde juif)

« Cela s’est passé lors d’un service oecuménique à Boston entre le cardinal Sean O’Malley et la révérende Ann Robertson. Le premier a demandé à la seconde de l’ondoyer d’eau bénite ». (Fait religieux)

Sexisme et bêtise

Une enquête révèle que sur Google, les parents « s’intéressent surtout au cerveaux de leurs garçons et au corps de leurs filles » (ici). Deux femmes, ou prétendues femmes, ont publié sous anonymat un livre intitulé Le déni, sur le sexisme dans l’église catholique et l’empêchement de parler fait aux femmes dans cette institution. Par mail, je leur ai proposé de leur envoyer gracieusement Voyage, un livre riche en théologie (et de facto censuré par le clergé de Rome et par le « milieu » de l’édition à Saint-Germain des Prés). Elles m’ont répondu qu’elles aimeraient mieux avoir mon « livre sur le corps ». Soit elles sont aussi fausses, manipulables par les hommes et nuisibles que les Femen, soit elles sont très bêtes : dans les deux cas elles justifient le fait qu’on les cantonne aux tâches ménagères.

Il y a aussi une autre explication à leur demande, d’où qu’elle soit émise en fait : il s’agit d’un aveu inconscient que le mal est dans leur corps, que c’est cela leur sempiternel souci. Des psychiatres, des sexologues, recommandent à leurs patients mes livres « sur le corps » pour guérir. Je recommande n’importe lequel de mes livres, car le corps et l’esprit n’y sont jamais séparés, comme il en est en vérité.

ajout : voir aussi ici (dernier paragraphe) et ici

Rencontre entre le sheikh Imran Hosein et Alexandre Douguine

http://youtu.be/RN1HzpicCnk
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Comme le dit le sheikh Imran Hosein, nul n’est tenu d’être d’accord avec tout ce qu’il dit. Mais lui et Alexandre Douguine sont de très bons interrogateurs du monde et du temps. Ils regardent depuis ailleurs, depuis ailleurs que ce monde de bêtise.

 

Comment Voyage pourrait-il œuvrer avec des borgnes, même s’ils ignorent qu’ils sont aveugles ou borgnes ? Il sera vu quand le ciel le voudra, et par qui il voudra.