Qui baise qui ? Nouvelles du monde mondain

 

Le CFCM a retiré sa plainte contre Jean-François Copé, après qu’il a pourtant déclaré sur RTL qu’il ne s’excusait nullement de sa misérable saillie sur le pain au chocolat, jetant l’anathème sur le Ramadan.

Le célèbre présentateur télé anglais Jimmy Savile, en 54 ans d’exercice, et la dernière fois à l’âge de 82 ans, a abusé en toute impunité de près de six cents adolescentes ou même enfants de moins de dix ans.

La porte-parole de la manifestation contre le mariage pour tous, qui s’est auto-proclamée « attachée de presse de Jésus », grâce à quoi elle est partout présente dans les médias, tient son nom d’elle-même : Frigide Barjot.

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François d’Assise et Malik Al-Kamil

 

« Ce que les armées venues d’Europe n’avaient pu obtenir, l’intelligence et la tolérance de Malik al-Kamil permettraient à l’islam de l’offrir. Sans doute le regard clair de François avait-il poursuivi son lent travail dans la conscience de cet homme ouvert à la pensée des autres ». Albert Jacquard, Le Souci des Pauvres

Ce qui fait obstacle à la Révélation, c’est la mécréance et l’orgueil des hommes d’aujourd’hui. Au début du XIIIème siècle, François d’Assise put opérer une inflexion du Christ dans l’Histoire. Le pape en ce temps-là s’appelait Innocent, cela compte, sans doute. Mais ce n’est pas tout. Ce monde, le nôtre, était encore jeune. Il est maintenant définitivement vieux. D’autres vont  apporter dans l’Histoire leur jeunesse.

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Extension des colonies en Cisjordanie, un nouveau pas vers la fin

photo Ahmad Gharabli/AFP

 

Ce que fait Netanyahu en jetant comme un crachat à la face du monde sa volonté de construire trois mille logements de plus en territoire occupé, c’est comme le geste de l’assassin qui ne peut s’empêcher de revenir sur les lieux de son crime, parce que ce qu’il a fait est insupportable et qu’il espère sans le savoir être arrêté.

Israël se tire une balle dans le pied, il n’ira pas loin maintenant. J’ai foi dans le fait que chacun continue le combat selon la façon qui lui a été donnée, en cherchant à être toujours plus juste, calme, réfléchi, déterminé, et dans la coopération des uns avec les autres. Il faudra le temps qu’il faudra, peut-être très long mais peut-être pas forcément aussi long qu’il semble. Quand on arrive à l’acmé d’une situation, il est courant qu’elle se dénoue très vite. Ensuite reste tout le nouveau travail à faire, pour construire la nouvelle donne. Et c’est très beau. Ayons la foi, Dieu fera justice, il ne peut en être autrement.

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Aux U(r)nes citoyens !

 

Quelques Unes de ces toutes dernières semaines (sauf celle du Fig Mag, qui est du 21 septembre 91, reprise sur plusieurs sites internet pour illustrer leur dernier sondage très défavorable à l’islam). Sur celle d’aujourd’hui, avec femme à grand voile poussant la porte de la CAF, ils tirent dans le dos. Titrent sur le coût, en pensant à ce que ça va leur rapporter. C’est la saison de la chasse. La plus sale qui soit.

Tandis que la République s’apprête à célébrer des mariages homosexuels, l’hystérie continue. On se croirait à la Salpêtrière à la fin du XIXème siècle, avec dans le rôle des folles les prétendus médecins, pur produits de l’Occident, des savants « éclairés », se repaissant de l’ « étrangeté », inquiétante bien sûr, des femmes… Après ça la suite logique c’est le délire de mort, qui se propage des élites aux peuples. Démocratiquement, s’il vous plait : après les Unes, aux urnes, citoyens !

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N’avaient-ils donc pas de nom ?

 

J’ai appris là que le Président de la République venait de reconnaître la « répression sanglante » du 17 octobre 1961.

 

Les intervenants à la tribune s’en sont félicité, et ont rappelé qu’il fallait maintenant obtenir l’ouverture des archives, afin que les historiens puissent faire leur travail. Souvent je pense qu’on ne sait même pas combien d’hommes sont morts ce jour-là et les jours suivants. Cent cinquante ? Deux cent cinquante ? N’avaient-ils donc pas de nom ?

 

Sous le feu rouge au milieu du pont un jeune homme téléphonait et pleurait, pleurait, pleurait.

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Tout à l’heure, pont Saint-Michel, photos Alina Reyes

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Tributaire tribu

 

Les gens de la tribu de Mohammed l’accusaient d’être possédé par les djinns, tout comme les juifs accusaient Jésus d’agir par béelzéboul. Tout peuple qui se réduit par lui-même à l’état tribal est ou devient incapable de Dieu, de l’universel, de la lumière. Le monde moderne est une grande tribu vouée à la pensée occulte, qui est une non-pensée, à ses démons, l’avidité, la peur, le repli sur soi. La terre entière est tribalisée par le monde moderne. C’est pourquoi le salut vient du ciel. Il vient.

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Arabe, hébreu, langues

Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

 

Je commence juste à le déchiffrer mais déjà, autant que l’hébreu, j’adore l’arabe. Je vois que les langues sémitiques donnent un bonheur intense, unique, qu’elles déploient à l’infini, parce que vraiment, Dieu y est, toute sa création y est à nu et Il y parle directement. Dans nos langues latines ou anglo-saxonnes il est beaucoup moins proche, elles sont beaucoup plus fermées, beaucoup moins vivantes – je ne parle pas de leur capacité d’évolution, je veux dire vivantes de leur vie intrinsèque. Elles sont par rapport aux langues sémitiques comme une ville par rapport à un jardin, un paysage naturel : la ville s’affaire, mais c’est dans le paysage que la lumière bouge le mieux, descend le mieux du ciel, que les senteurs montent le mieux de la terre, que la verdeur jaillit le mieux, que l’eau et la neige trouvent le meilleur accueil, que la vie universelle et éternelle se clame le mieux. Même le grec, beau comme un éphèbe et que je chéris depuis longtemps, n’a pas cette liberté splendide. Mais j’aime d’amour sans mesure toutes les langues, et elles ont besoin les unes des autres pour se raconter les unes les autres, comme nous avons besoin d’elles pour nous raconter, nous dire les uns les autres.

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… Je reviens bientôt avec la prodigieuse sourate Al-Khaf, La Caverne.

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Être juste

Michel d'Anastasio en train de calligraphier, photo Alina Reyes

 

La misère de ceux qui occupent une position dans le monde, c’est qu’ils sont obligés de se corrompre sans cesse les uns avec les autres, les uns par les autres, pour pouvoir la garder : le monde, ils en sont dépendants. Au sage suffisent l’amour de ses proches, la vie en vérité, le miracle de la vie à chaque instant renouvelé. Au juste il faut aussi prendre position. Non pas occuper une position dans le monde mais prendre cette position qui consiste à se tenir debout dans la vérité et à en témoigner par toute sa vie, quels qu’en soient les risques, afin d’être une petite lampe dans le temps pour les nuits que traversent les hommes.

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De l’obscène et du tendre

à la cathédrale de Nantes, photo Alina Reyes

 

Telle écrivaine écrivant dans la presse – sans correcteur sa langue flirte avec l’incorrect, mais elle plaide l’impensée correcte et les confrères, et les consœurs,  la soutiennent connement : haro sur le baudet stylé !

Obscénité : un quotidien assoiffé de gros sous insulte et suce un milliardaire, en gros plan sur les kiosques.

De mon côté, dans mon jardin, en train d’écrire un petit livre pour apprendre aux enfants petits et grands à rire le français – exultant !