Cet hommage d’Alphonse de Lamartine au génie de Mme de Staël peut être lu aussi comme une définition de la fonction littéraire de l’écrivain, et une salutation à son esprit.

Aurore à Athènes, vue hier de l’aéroport, photo Alina Reyes
*
« Mme de Staël, génie mâle dans un corps de femme ; esprit tourmenté par la surabondance de sa force, remuant, passionné, audacieux, capable de généreuses et soudaines résolutions, ne pouvant respirer dans cette atmosphère de lâcheté et de servitude, demandant de l’espace et de l’air autour d’elle, attirant, comme par un instinct magnétique, tout ce qui sentait fermenter en soi un sentiment de résistance ou d’indignation concentrée ; à elle seule, conspiration vivante, aussi capable d’ameuter les hautes intelligences contre cette tyrannie de la médiocrité régnante, que de mettre le poignard dans la main des conjurés, ou de se frapper elle-même pour rendre à son âme la liberté qu’elle aurait voulu rendre au monde ! Créature d’élite et d’exception, dont la nature n’a pas donné deux épreuves, réunissant en elle Corinne et Mirabeau ! Tribun sublime, au cœur tendre et expansif de la femme ; femme adorable et miséricordieuse, avec le génie des Gracques et la main du dernier des Catons ! Ne pouvant susciter un généreux élan dans sa patrie, dont on la repoussait comme on éloigne l’étincelle d’un édifice de chaume, elle se réfugiait dans la pensée de l’Angleterre et de l’Allemagne, qui seules vivaient alors de vie morale, de poésie et de philosophie, et lançait de là dans le monde ces pages sublimes et palpitantes que le pilon de la police écrasait, que la douane de la pensée déchirait à la frontière, que la tyrannie faisait bafouer par ces grands hommes jurés, mais dont les lambeaux échappés à leurs mains flétrissantes venaient nous consoler de notre avilissement intellectuel, et nous apporter à l’oreille et au cœur ce souffle lointain de morale, de poésie, de liberté, que nous ne pouvions respirer sous la coupe pneumatique de l’esclavage et de la médiocrité. »
Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques, « Des destinées de la poésie »
*




Dans cette galerie, une exposition d’un peintre crétois contemporain, Kostis Moudatsos










C’est ma troisième visite sur ce site, mais la première où nous y étions quasiment seuls, voire par moments complètement seuls (nous y sommes restés longtemps, à flaner ou nous reposer au soleil) 










Sur l’une des plages de Chora Sfakion, j’ai marché et marché dans l’eau, le ressac
Le village, vu d’une autre des ses plages
Le port
J’ai mangé tout le chocolat au cannabis acheté à La Canée. Chocolat sans THC, juste pour le plaisir de savoir qu’on profite des bienfaits du cannabis – le cannabis thérapeutique est autorisé en Grèce :-)
En chemin vers la plage d’Ilingas, cet oratoire dédié à une jeune femme médecin morte. À l’intérieur, des lampes à huile brûlent doucement.
Et voici le poème de Cavafy, traduit plus haut, écrit à la main sur le muret. Tellement beau !
Sur la plage j’ai ramassé neuf beaux galets et j’en ai fait deux 
En revenant j’ai encore admiré l’agilité des nombreuses chèvres et de leurs chevreaux dans les parois rocheuses 
C’est une chèvre, Amalthée, qui a nourri Zeus dans son enfance !
Je complèterai prochainement cette note avec les photos que O a faites dans les montagnes, jusqu’à hauteur de la neige ! autour de Chora Sfakion
Ces jours-ci en Crète, photos Alina Reyes
Lundi, un arc-en-ciel nous a accompagnés, du bus pris à La Canée, jusqu’à l’arrivée à Chora Sfakion.








Et je rencontre d’autres petites églises en chemin, il y en a vraiment partout









à Chora Sfakion, photos Alina Reyes














aujourd’hui à Paris 13e, de la terre d’Abel aux étoiles d’Arago, photos Alina Reyes
J’aime beaucoup ce dessin d’arbre au stylo vu dans la vitrine de la librairie L’arbre du Voyageur, rue Mouffetard, ainsi que leur pot de fleurs devant la porte
Cet après-midi j’étais à la bibliothèque Mohammed Arkoun, c’est dans ou vers les rues Mouffetard et Descartes que j’ai pris ces quelques images 



Aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes
la maison rouge de la rue de la Glacière, peinte par Catherine Dormoy, architecte
Encore un bonhomme de Retro dans le 13e
Le surlendemain de l’occupation d’Italie 2 par Extinction Rébellion, des ouvriers nettoient quelques tags
Rue Vésale, un nuage regarde vers le square Scipion
Boulevard Saint-Marcel, une artiste au travail
Lotus ces jours-ci au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes



Aujourd’hui à Paris, photos Alina Reyes




L’observatoire…
à Paris, photos Alina Reyes
Ce sont deux amies. L’une a mis des chaussures noires, l’autre des blanches. L’une une jupe bleu foncé et un blouson bleu clair, l’autre un pantalon rouge et une veste rose. Et quand elles sont arrivées à cet embranchement de l’escalier, pour continuer leur jeu de symétrie, elles ont pris chacune un côté. J’ai dû faire vite pour saisir l’image, elle n’est pas très droite. En fait, tant mieux.





Hier et aujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes