Antisémitisme et féminicide : aux Inrocks comme à Daesh

En promouvant l’antisémitisme (via Meklat) et le féminicide (via Cantat), les Inrocks et leurs soutiens ne font que perpétuer les abominations commises au nom de concepts religieux – ici la « rédemption », là le « martyr », devenus vocabulaire du nihilisme – et prouver que les journaux sont le plus souvent tenus par des vieux cons qui n’ont d’autre vision que celle d’un vieux monde et de ses valeurs criminelles, qui ont suscité les pires crimes contre l’humanité au siècle dernier avec les fascismes et aujourd’hui sous leur forme actualisée, qu’elle soit d’origine chrétienne ou islamique. Racisme et sexisme sont les faces de la même médaille en merde accrochée au cou des hommes au cerveau plein de merde.

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Rohingyas. Merci à Bernard Kouchner

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Tandis que les médias rapportent que dans une télé poubelle du samedi soir une écrivaine s’en est pris, au nom de la défense des juifs, à l’Arabe et au Noir en France – c’est ainsi que je l’interprète, en l’absence de critique aussi du racisme et de l’islamophobie, qui est une forme d’antisémitisme – il est bon d’entendre Bernard Kouchner s’exprimer sans détours contre l’épuration ethnique qui dure depuis trop longtemps en Birmanie et dire clairement la responsabilité d’Aung San Suu Kyi, icône occidentale en toc. Merci à lui et à Christophe Hondelatte qui lui a donné la parole.

Voir aussi cet appel de 2013 des Rohingyas à la communauté internationale, décrivant la situation insoutenable de ces gens.

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Ramadan

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Grande mosquée de Paris, vue de la bibliothèque des chercheurs du Museum, au Jardin des Plantes. Photo Alina Reyes

Grande mosquée de Paris, vue de la bibliothèque des chercheurs du Museum, au Jardin des Plantes. Photo Alina Reyes

 

En cette veille de Ramadan, la sortie de la mosquée était un véritable enchantement. Beaucoup de monde, et tout le monde s’était fait beau. Les hommes souvent en longue tunique blanche, les femmes coiffées de ravissants foulards, les Africaines en boubous multicolores tous plus magnifiques les uns que les autres. Comme l’année dernière, je participerai cette année à ma façon, sans jeûner du matin au soir mais en me passant, sauf les jours des concours, de tout aliment et toute boisson comportant des sucres ajoutés – et je tâcherai aussi de respecter mentalement ce temps de paix, de partage, de communion. J’ai déjà fait un ramadan selon la règle originelle et je sais que c’est beaucoup plus agréable et gratifiant que de se priver de sucre pendant un mois, mais que c’est aussi très fatigant. Or je dois travailler, et je choisis la formule qui m’apporte ce que je cherche, à la fois rupture dans la vie ordinaire et respect des droits de la vie ordinaire : nous sommes libres, même si les religieux veulent faire croire le contraire.

Pour mieux comprendre l’esprit de Ramadan, plus souple qu’on ne le croit trop souvent, on peut lire ces trois brèves notes d’après les Quarante Hâdîths authentiques de Ramadân choisis et commentés par le Dr Al Ajamî

Et mon texte Ramadan, écrin de la Nuit du destin

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Fillon et la vérité

J’invite à relire ma note concise mais fort parlante du mois de novembre dernier à propos de Fillon et du « courage de la vérité ». Tout y est : l’avertissement à ceux qui mentent et abusent des deniers publics, l’incapacité de gouverner qui en résulte, la colère des citoyens, le lien vers ce que savait Rachida Dati, et la conclusion : « La vérité s’accompagne de la justice »

Nous y sommes.

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Nouvelles du front

Le peuple américain n’est pas tombé tout entier dans le panneau, et le peuple européen sait aussi repérer ses ennemis réels.


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À Barcelone, la maire Ada Colau met le holà à la destruction du quartier par l’expansion de la Sagrada Familia et demande aux propriétaires de ce château en Espagne qu’est devenue la cathédrale de cesser de chasser les habitants et de payer des impôts comme tout le monde : l’article dans Libé.
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Aux riches

Misérables riches, avec vos bras longs aux doigts

Pleins de merde par grosses et petites coupures,

Quelle tristesse roule en vos longues voitures,

Quel abyssal ennui dans le sans foi ni loi

De la marchandise qu’est en vos cœurs le monde,

Quelle très secrète et vile déréliction

Vous pavane, fétus, en toute direction

Où brille, stupide comme une fausse blonde,

Votre non-être qui se la pète, mauvais

Vent, haleine chargée malgré ses maquillages

De ce fondamental mensonge dans les âges

Qui annonce la fin, dont vous vivez crevés.

Alors, où est la joie dedans les limousines

Lourdes comme des tombes où vous êtes assis,

Où donc, dans les avions où votre esprit rassis

Cherche à se divertir, s’élève un peu la fine

Flamme d’amour vive ? Quel présent dans vos mains

Autre que des pourboires, quelle miséricorde

Vous est donnée, à vous qui ne tendez que corde

Pour se pendre aux enfants du monde de demain ?

Où est la joie dans vos trafics d’êtres et d’âmes,

Vos chairs bistourisées, vos industries du faux,

Vos cervelles droguées, vos allures d’appeaux,

Dans tous vos simulacres, exploitations infâmes

Du vivant dont vous vous enivrez et narguez

Les pauvres, les jeunes, toutes les multitudes

Affamées, assoiffées, masses de solitudes

Trébuchant dans les pièges que vous leur larguez.

Voyez, tricheurs voleurs, comme monte l’angoisse

Autour de vos palais, comme la mort étend

Son ombre et sa menace au cœur de notre temps,

Riche de vos esprits vendus, portant la poisse

Sortie de vos usines sur terre comme au ciel.

Misérables pillards, qui transformez les hommes

En aveugles haineux ou en bêtes de somme,

Dépouillez-vous, que vienne vous sauver l’appel.

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