
ce matin, mes mains
*

ce matin, mes mains
*

Rosemarie Trockel, Sans titre (Le petit roi)
*
Homme sans autre titre ou petit roi lunaire
sur fond d’orage très outremer
portant le poids des âges et de travers
une couronne avec un air de déterré
ou bien d’ange vieilli, tombé d’un ciel trop blet
sans illusion de retrouver la vue superbe
deux yeux pourtant de loup avide, d’enfant
qui n’oublie rien de la gravité des comptines
frère de ceux qui ont mangé du rat, du hérisson
à l’hôpital ou en prison vu défaillir la raison
notre double et poète, vigie cherchant des mots
pour habiter une contrée davantage dansante
Jean-Claude Pinson, en Coda de son essai Habiter en poète (éd Champ Vallon), dont le Sans titre (Le petit roi) de Rosemarie Trockel est en couverture
Pantonio, à l’angle de la rue Jenner et du boulevard Vincent Auriol (avant-hier)
et aujourd’hui entre deux pluies…
BTOY, 3 rue Esquirol
Pinel par Jorge Rodriguez-Gerada, place Pinel
C215, ci-dessus et ci-dessous boulevard Vincent Auriol
Fabio Rieti, 73 rue Clisson
Alapinta Crew (Maher et Aner), 50 rue Jeanne d’Arc
au coin de la place Nationale, sur ce plan de quartier en mosaïque, Etienne de la Hire, Robert de Baudricourt, Olivier de Clisson, Jeanne d’Arc, Jean Poton de Xaintrailles, Jean de Dunois
INTI, rue Lahire
Jacques Villeglé, 53 rue Baudricourt
… et quelques peintures en face, au coin de la rue Tolbiac
J’ai déjà photographié certaines de ces fresques, mais c’est dehors, donc cela change, la lumière change, le temps change, les rues changent, la peinture change… c’est vivant
aujourd’hui par beau temps entre deux averses (et deux bibliothèques où j’allais chercher des livres), à Paris 13e, photos Alina Reyes
*

aujourd’hui à Paris 5e, en rentrant de chez Gibert avec une provision de livres d’occasion pour ma thèse – qui ont pris la pluie
*

avec toujours toute mon affection et mon admiration pour toi, Sarane ! Je vais travailler aussi avec toi pour ma thèse.
*
Les Hommes sans Épaules perpétuent Supérieur Inconnu ici
*
(dans le reflet, le Vélib que je viens de poser :)


aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
*

réalisés sur papier dessin A4 en écoutant diverses conférences que j’ai « aimées » (éléments découpés dans des journaux gratuits chinois, des programmes de théâtre ou d’expositions, flyer, photo personnelle… + feutre, stylo, crayon)
*

Maintenant que j’ai un abonnement Vélib, je fais moins de photos… mais le vélo, c’est super !
aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes
*
Deux de mes anciennes photos colorées hier soir à la main en écoutant les conférences de Georges Steiner à l’ENS (trois vidéos à la suite)
*
Travaillée la nuit et réveillée le matin par la pensée de mon roman en train de s’achever, un livre potentiellement en or si j’en cisèle avec justesse les dernières touches, avant de me consacrer à ma thèse. Trouvé avant-hier dans la rue un fauteuil de bureau, envoyé du ciel ?, grâce auquel je travaille bien mieux qu’assise sur mon tabouret, comme jusqu’alors.
Je songe à ce rêve fait dans mes vingt ans, et raconté dans Ma vie douce, rêve où il m’était donné à choisir entre défricher l’Amazonie, décharger un train de matières précieuses, traduire L’Enfer de Dante. Le rêve revenait parfois avec des variantes comme celle-ci : écrire un mémoire sur l’alliance entre le café et le chocolat dans la duchesse au café (ce gâteau existe-t-il ? oui). J’ai accompli, j’accomplis le rêve, en choisissant tout.
*
« Chez lui, peinture, poésie et calligraphie ne font qu’un »
« De nature honnête, il parle vigoureusement et sans détours de la politique nationale », ce qui lui vaudra de passer vingt ans à la rue


exposées à la Mairie du 13e à Paris à l’occasion de la Fête de la Lune
et avec atelier pour enfants :
aujourd’hui, photos Alina Reyes
*


































aujourd’hui au jardin de l’Allée haute à la Pitié Salpêtrière, photos Alina Reyes
*
en 1977