Ville hélicoïdale, ville imprenable

27architecture-fantastique-_3dcdadessin de Jacques 1er Androuet du Cerceau (1520-1586) Architecture fantastique. Chantilly, Musée Condé, RMN

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Bernard Palissy (né en 1510- mort embastillé en 1589 ou 90), ayant observé « les forteresses des poissons » (les coquillages – « j’avisai de me transporter sur le rivage et rochers de la mer Océane, où j’aperçus tant de diverses espèces de maisons et forteresses« , écrit-il dans Recette véritable, éd Macula) et ayant fort médité, entreprit l’invention d’une ville imprenable, hélicoïdale : « je commençai à marquer le plan de la première rue près de la place, en vironnant à l’entour », et en ayant décrit l’architecture, expliqua qu’elle était conçue de sorte à ne pas laisser de prise à quelque agression que ce fût.

Il n’est pas interdit de s’inspirer de sa ville imprenable comme structure de pensée et d’action.

Car

« Lors ayant ainsi fait mon dessein, il me sembla que ma ville se moquait de toutes les autres : parce que toutes les murailles des autres villes sont inutiles en temps de paix, et celles que je fais serviront en tous temps pour habitation à ceux mêmes qui exerceront plusieurs arts, en gardant ladite ville. »

Palissy est aussi l’auteur d’habitations troglodytiques.

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voir aussi : Spirales de peintres et vérité de l’être

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Nuit Debout, Radeau de la Méduse, sans-abri et pudibonderie (actualisé)

nuit debout

Comment ne penserais-je pas, en voyant ce beau dessin évoquant les Nuits Debout à travers la Liberté guidant le peuple, à cet autre tableau, le Radeau de la Méduse, que je vis au soir de l’élection de François Hollande, il y a quatre ans ?

L’Histoire a son chemin.

Place de la République, où se réunit Nuit Debout, là où demeurent les hommages aux morts du terrorisme (voir ma note précédente), où la haine née du désespoir et le nihilisme ont tué, de moins désespérés tentent de vivre, attirant les plus exclus, les sans-abri qui de toute façon dorment dehors et aiment pour l’occasion le faire en compagnie.

Ceux qui accusent Nuit Debout d’être un mouvement d’entre soi refusent de voir tous les sans-abri qui y participent. Les exclus restent exclus (ou bien ils ne sont vus que comme repoussoirs), et pourtant ils sont présents. Leur présence sauve Nuit Debout de l’entre soi. À République je les ai vus au réveil, le matin, ils m’ont taquinée, d’autres s’engueulaient, c’est ainsi, il ne faut pas être pudibond. Les jeunes femmes à qui j’ai donné mes livres érotiques pour la bibliothèque les ont laissés au fond du sac, exposant tous les autres livres sauf ceux-là. Pudibonderie aussi. (J’espère que d’autres les auront sortis du sac plus tard et mis à la disposition comme les autres). L’exclusion naît de la pudibonderie. Un homme a chuté de la statue de la République dans la nuit de vendredi à samedi ; grièvement blessé, il a été transporté en urgence absolue à l’hôpital ; il n’avait pas de papiers sur lui, nous dit la presse – mais Nuit Debout n’en a pas dit un mot. Et l’humanité ? Cet homme n’était-il pas assez des leurs ? Même sur les réseaux sociaux, la tentation de rester entre soi se fait sentir (ajout du 20 avril : mais le compte @nuitdebout, que je visais sans le dire par ce reproche, est tenu par les fondateurs d’une boîte de com qui a acheté les noms de domaine sans concertation. Pourquoi ? voir cet article de Politis, qui évoque aussi les reproches faits à ces gens de laisser s’introduire des soraliens ou autres fascisants qui pourrissent des mouvements au nom de la liberté d’expression). Sous les discours, rien ? C’est le travers des politiciens et autres curés et religieux. Il est toujours temps de se corriger, si on ne veut pas finir en eau de boudin. Ceux qui sont sortis du cadre et ont cassé des devantures de banques la nuit dernière n’ont pas eu tort. Les banques font bien pire. Combattre l’imposture, et ne pas exclure la vie de la vie.

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À vélo de Boulogne-Billancourt à Paris en passant par Issy et par là

boulogne billancourtEn sortant du jardin Albert-Kahn (voir les deux notes précédentes) nous avons pris des Vélib pour rentrer. Je me suis arrêtée une première fois pour photographier cette façade en trompe-l’œil annonçant le Musée des années 30.

*boulogne billancourt renaultNous sommes passés devant les anciennes usines Renault, si riches d’histoire, sur l’île Seguin

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boulogne billancourt chat Nous avons fait un peu de cross-country en roulant çà et là dans l’herbe ou la terre en cherchant notre chemin par les voies buissonnières

*issy les moulineauxÀ Issy-les-Moulineaux nous avons traversé le parc Saint-Germain, sur l’île du même nom, où se trouve la Tour aux figures, sculpture monumentale de Jean Dubuffetissy les moulineaux poney

issy les moulineaux totem

boulogne billancourt seineNous avons retrouvé la Seineboulogne billancourt tf1

paris camion

paris on s'aimeToujours par les voies buissonnières, nous avons escaladé des barrièresparis pénichePuis nous avons poursuivi notre chemin dans Paris par les quaisparis pont mirabeauSous le pont Mirabeau coule la Seine…

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paris peniche

paris quais

paris tour eiffel

paris la boudeuseLa Boudeuse était à quai. Un jour j’ai dîné avec son capitaine, entre autres, à Malagar chez Mauriacparis jardin du luxembourgUn peu plus de deux heures après le départ, dernières images avant le coup de pédale final : le marchand de glaces à l’entrée du jardin du Luxembourg, et en face, devant le McDo, un batteur sur ustensiles colorésparis musique de rue3 avril 2016, photos Alina Reyes

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Fantastique Albert Kahn, en films

alknLe voyage d’Albert Kahn, un film de Lallaoui Mehdi
Ce beau film ne peut être partagé mais il est visible ici sur Viméo. L’oeuvre si étonnante de ce banquier qui voulait que soit connue la vie, que soit connu et unifié le monde dans sa diversité, et employa pour cela des moyens extrêmement personnels. Avec de nombreuses images d’archives, films et photos, des voyages autour du monde d’Albert Kahn et de ses opérateurs, et d’événements historiques.
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Robin Hunzinger à la recherche de la personnalité d’Albert Kahn, « homme étrange », paraissant presque fou, mais génial dans sa vision, son désir, son amour puissant.
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Voir aussi mes photos du jardin Albert-Kahn.
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Et puis ce petit film muet qui m’avait fascinée il y a quelques années, où l’on voit l’immense poète Rabindranath Tagore marcher dans les jardins d’Albert Kahn (et sans le connaître j’ai tout de suite aimé Albert Kahn)

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Dessins de presse sur l’affaire Barbarin

Je remets cette note du 21 mars dernier en haut de page parce que l’affaire n’est pas finie (nouvelles plaintes, 5 prêtres accusés d’abus sexuels dans le diocèse de Lyon à ce jour, perquisition à l’évêché)… parce que Barbarin s’accroche… et j’y ajoute d’autres dessins récoltés depuis.

Je continue à actualiser la note quand je trouve de nouveaux dessins, en général sur Twitter. Voir aussi ma note avec les dessins formidables sur le cardinal George Pell, n°3 du Vatican accusé de pire que le cardinal Barbarin.

barbarinbaudrypédocurésmikoCapture du 2016-04-02 12:00:24

noder,noder

baudryfusina barbarin

babouse menegol pez canary pete severin millet barba papam
yso pe

samson

rodho ballouhey rodho, frizou CH barbarin barbarin, groland schwartz maëster barbarin,, barbarin; barbarin;; barbarin! karak barbarin!! nawak piet luz athee rire nawak, barbarin: toad

barrigueransongoubellecreseveurcaremesaucissonbaudryraf soulcié berth noderpezbaudry

Kandinsky, « Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier »

kandinsky la voile doreeLa voile dorée

*kandisky paysage pres de murnau avec locomotivePaysage près de Murnau avec locomotive

*kandinsky quelques cerclesQuelques cercles

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« Un mot qu’on répète, jeu auquel la jeunesse aime se livrer et qu’elle oublie ensuite, finit par perdre toute référence à son sens extérieur. La valeur devenue abstraite de l’objet désigné disparaît ; seul le « son » demeure. Ce « son pur », nous le percevons peut-être inconsciemment en même temps que l’objet – réel ou qui a fini par devenir abstrait. Mais alors ce son apparaît au premier plan pour exercer une impression directe sur l’âme. L’âme subit une vibration pure encore plus complexe, je dirais presque plus « surnaturelle » que l’émotion que peut lui donner le bruit d’une cloche, le son d’une corde tendue, la chute d’une planche, etc. La littérature de l’avenir a là de belles perspectives. »

Kandinsky, traduit de l’allemand par Pierre Volbout

Peintures de Kandinsky trouvées parmi d’autres sur le site du musée Guggenheim de New York