Dies irae

Ça insulte l’esprit de vérité à longueur de temps et ça va faire des discours au pied de Notre-Dame en feu. Le feu mauvais qui ravage leur âme, qu’ils le voient donc dans ce miroir qu’elle leur tend.

Notre-Dame de Paris, la colère de l’esprit. « Le péché contre l’esprit est le seul qui ne sera pas pardonné, ni en ce monde ni en l’autre. » (Matthieu 12,31-32 ; Marc 3,28-30 ; Luc 12,8)

 

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Notre-Dame de Paris, photos Alina Reyes

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Aux arbres citoyens

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Castaner fait adhérent d’honneur de Génération identitaire. Houellebecq bientôt décoré de la légion d’honneur par Macron, en présence de Finkielkraut. Il faut ajouter au chef-d’œuvre d’Orwell : « DÉSHONNEUR EST HONNEUR ». Ils sont déjà légion dans cette catégorie où se rassemblent ceux qui ont à compenser leur manque de génie. (Déprime totale à l’Élysée, nous annonçait-on il y a quelques jours. D’où la prime au miroir houellebecquien ?)

Qu’est-ce que le génie ? Le génie de la vie, tel qu’il peut se contempler par exemple dans le bel élan d’un arbre, dans son exubérance, son élégance, son amour de la lumière, du ciel et de la terre.

Tous les enfants sont des génies, avant que des adultes déshonorés ne s’emploient à détruire en eux le génie qu’ils leur jalousent. Restons toujours les plus intelligents, les plus vivants. Non pas enfants des hommes, mais enfants de la grâce.

 

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arbres 4-minCes jours-ci au jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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Parade

La situation de Julian Assange est comparable à celle des Palestiniens. Des forces de mort essaient de détruire ceux et celles qui incarnent des vérités. Elles perdront, elles perdent toujours – après avoir trop souvent fait beaucoup de mal.

Sale journée hier pour la liberté de la presse et pour l’honneur de la « France, terre d’asile ». Nul n’est à l’abri des lois mais personne ne doit être abandonné au risque de torture et de mort. Assange a déjà subi la torture du confinement pendant sept ans, qui l’a terriblement affaibli : les images de sa sortie sont une honte pour l’humanité. Les forces de mort n’existent que par leurs légionnaires, leurs soutiens cupides, intéressés, peureux, avides de sécurité face aux exigences de la justice.  Toute la misère de l’humanité est dans sa volonté de puissance.

Benoît XVI dit dans une interview que la pédophilie dans l’église vient de mai 68. Rimbaud en a été victime, pourtant, comme je l’ai montré. Il dit que l’église ne doit pas être faite par les hommes, mais par Dieu. Mais le fait est qu’elle a toujours été faite par les hommes, et spécialement les humains de sexe masculin. Elle a toujours été faite comme une volonté de puissance des uns sur les autres et son corollaire, la volonté de soumission des uns aux autres. Elle est faite à l’image du monde, non à celle de Dieu.

Mais la nature est plus forte que la volonté de puissance des hommes. À laquelle il faut opposer la puissance réelle de l’amour. Balade en amoureux hier au jardin, toutes ces fleurs, sexes sous le ciel, c’est très érotique.

 

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printemps 6-minHier au jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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Saint-Nazaire, port, chantier naval et base sous-marine en 25 photos

En hommage à l’Assemblée des assemblées des Gilets jaunes qui a eu lieu ce week-end à Saint-Nazaire, et a donné lieu à un Appel pour la continuation du travail de fond, voici – toujours dans l’esprit « Habiter poétiquement les lieux » – les images que j’ai faites dans cette ville qui m’a impressionnée, il y a quelques années.

 

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saint nazaire 25-minà Saint-Nazaire en 2009, photos Alina Reyes

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À partir du livre « Crépuscule » de Juan Branco : trois enseignements

branco CrepusculeJ’ai lu ce livre à l’automne dernier, quand il a été mis en ligne gratuitement par son auteur. Je l’ai lu péniblement car il était extrêmement mal écrit. Ce qu’avaient remarqué la plupart des lecteurs, tout en vantant l’intérêt de ce qui y était dit. On trouve en ligne ce genre de commentaires : « Autant le dire : dans sa publication première – gratuite sur le net – le texte est assez lourd par son style, à la limite du pompeux ; agrémenté de surcroît de nombre de fautes, d’oublis de mots, etc. » ; et, d’un autre lecteur lui aussi déclarant ensuite tout l’intérêt des révélations faites dans le livre : « Mieux vaut acheter le livre car la version pdf distribuée gratuitement sur internet est bourrée de coquilles et à certains moments, peu, très peu lisible. » L’éditrice déclare en effet que le texte a été retravaillé pour la publication papier (que je n’ai pas lue).

Cela dit, Juan Branco est un combattant pugnace et courageux. Il expose tout ce qu’il a pu savoir de cette oligarchie au pouvoir, du fait qu’il a lui-même grandi dans cette caste, fait les mêmes grandes écoles, fréquenté les mêmes gens. Destiné à devenir l’un des leurs – disons plutôt à rester l’un des leurs – il a eu accès à nombre de petits secrets sur le fonctionnement de « l’élite », sur les rapports des uns avec les autres. Le succès de son livre (n°1 des ventes) tient sans doute beaucoup à cet aspect magazine people accusateur, montrant dans leur intimité et leurs combines grands et petits personnages qui ont fabriqué Macron président et la macronie. Il met en pleine lumière la misère de ce petit monde humainement lamentable qui, tel une bande de hyènes, s’affaire à dévorer le corps de la République assassinée.

La première leçon que je tire de ce livre et de son succès, c’est que les Français ont soif de reprendre la main, de secouer le pays de ses parasites, de rétablir République et démocratie ; et de manifester le réel, celui qu’ils sont, celui qu’ils vivent, face au délire d’élites dévorées par leur soif de pouvoir, d’argent et de notoriété, ignorantes de la vie réelle des humains – c’était aussi ce que dénonçait, d’une autre façon, le livre de Ruffin.

La deuxième leçon, je la tire du constat de l’incapacité de Juan Branco à écrire correctement, sans commettre de nombreuses fautes de syntaxe et d’orthographe témoignant d’une pensée pour le moins confuse. Ainsi donc on peut faire de brillantes et nombreuses études, entre autres Sciences Po et l’ENS, passer par des universités prestigieuses (Sorbonne, Yale), être titulaire de plusieurs Masters et d’un Doctorat, tout en étant incapable d’écrire proprement ni d’exprimer une pensée (Crépuscule ne contient d’ailleurs pas de pensée, seulement des faits). Branco n’est pas le seul dans ce cas : nous l’avons évoqué ici, le livre de Macron, très petitement écrit, témoigne d’une absence de pensée sidérante, de même que, d’après tous leurs lecteurs, le livre de ses conseillers paru récemment. Il faut le dire et le répéter : le mot élites pour parler de ces gens est un mensonge. Ils ne sont des élites que parce que leur naissance les a placés dans ce champ social, où tout est organisé pour qu’ils y restent. Mais la vérité est que la bêtise ou l’incapacité y règnent au moins tout autant qu’ailleurs.

La troisième leçon, je la tire des difficultés que Juan Branco a eues à publier son livre, et du fait qu’il l’ait finalement publié, avec beaucoup de succès. Aucun éditeur n’en a d’abord voulu – et ce n’était pas parce qu’il était mal écrit, car les éditeurs sont rompus à réécrire les textes de nombre d’auteurs qui ne savent pas écrire. C’était, comme l’a dit le service Livres de Libération quand il lui a été demandé pourquoi le livre n’avait pas été chroniqué, parce qu’il était trop « politique ». Il se trouve que le même argument m’a été opposé il y a quelques années lorsque j’ai proposé mon livre La grande illusion. Figures de la fascisation en cours, y compris chez de petits éditeurs connus pour leur engagement politique. Voici le genre de réponse qui m’ont été faites : « remarquablement écrit ; je suis d’accord à 200 % ; mais le livre est trop politique, je ne peux pas publier ». Que se passe-t-il quand le livre est trop politique, et pas dans le sens qu’il faudrait pour plaire à la presse ? Le livre, s’il est publié, n’est pas chroniqué. Or un livre dont on ne parle pas n’est pas connu, donc il ne se vend pas – d’où le refus des éditeurs, même quand ce ne sont pas des éditeurs liés aux oligarques dont parle Branco. C’est exactement ce qui s’est passé pour Crépuscule. Aucun journal n’en a parlé. Pourtant, il est aussitôt devenu un best-seller. Pourquoi ? Pas par miracle, mais parce que Juan Branco a du réseau, il fait partie de ce monde ; même s’il est boycotté par la presse il est invité sur pas mal de plateaux télé, radio, internet, etc. Un auteur tel que moi, qui viens du peuple et n’ai jamais cherché à faire partie de ce milieu, n’a pas de réseau. Voici donc la troisième leçon : pour publier un livre politique non conforme, mieux vaut être un fils de bourgeois, élevé dans la caste, qu’une fille du peuple. Même quand on est un fils de bourgeois qui choisit courageusement de dénoncer les méfaits de sa classe, on reste encore, toujours, favorisé. Oui, c’est bien tout ce système qu’il faut faire tomber.

 

branco bfm*

Nul

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Macron démolit à coups de hache l’héritage politique du Conseil National de la Résistance et en même temps rend hommage aux résistants du plateau de Glières. Macron rend hommage aux résistants du plateau de Glières et en même temps nasse et tabasse les résistants qui défendent l’héritage politique du Conseil National de la Résistance. Macron = zéro. Parfaite réaction des Gilets jaunes sur place hier dans la montagne : ils lui tournent le dos.

Macron mini-remanie son gouvernement avec trois mini-proches. Cercle de plus en plus rétréci : un petit zéro.

Un pas d’un côté, un pas de l’autre côté : Macron ne va nulle part.

 

crâne-heure-minsource de la Vanité

 

P.S. Je ne lis pas les mails des harceleurs, ils se fatiguent pour rien.

 

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ces jours-ci au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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La farce fasciste de la macronie

poupee_anale_nationaleOn apprend que l’Élysée a truqué des vidéos avant de les diffuser illégalement sur des comptes twitter anonymes pour les relayer auprès des médias, afin de protéger Benalla tabassant des manifestants déguisé en policier.

Pour Geneviève Legay aussi, Macron a menti. Une énième fois. Les images dont disposait le préfet prouvaient qu’elle a bien été renversée par un policier, chargeant en meute et la poussant des deux mains. Une fois, j’ai échappé de peu à une pareille violence, dans une manifestation que je photographiais. Les robocops arrivent sur vous, froids, brutaux et cuirassés comme des blindés, ça m’a fait le même effet que lorsque j’ai failli être écrasée par une voiture en traversant. L’instinct d’esquiver au dernier moment – ça se joue à une fraction de seconde. Votre vie ou votre mort. Geneviève Legay aurait pu en mourir, comme Clément Méric, poussé au sol par un facho. Il était tout jeune. L’âge n’est pas en cause. Ce qui est en cause, c’est la violence fasciste.

L’équipe médicale (street medics) qui voulait la secourir quand elle gisait, la tête dans son sang, en a été empêchée, embarquée en garde à vue pendant dix heures et dans des conditions indignes. La blessée est restée par terre sans secours jusqu’à l’arrivée des pompiers, dix minutes plus tard. Geneviève Legay est toujours hospitalisée. Le préfet a placé un vigile devant sa porte, et il lui est interdit (officiellement par l’hôpital) de recevoir les journalistes auxquels elle voudrait parler. Tel est le fascisme de la macronie.

BHL ment à la télé. Une énième fois. Il accuse les Gilets jaunes de chasser les Roms. Schiappa, elle, accuse l’émission Envoyé spécial de populisme. Elle préfère pour sa part se rendre dans des programmes plus élevés, comme celui d’Hanouna, qui insulta grossièrement l’avocat Juan Branco il y a quelques jours et se rendit chez Jean-Marie Le Pen lui lécher longuement les pieds.

Le pape François refuse de se laisser baiser l’anneau par les fidèles. Il leur retire vivement sa main, sans qu’on sache si c’est par peur des microbes ou pour atténuer un peu l’image d’une église abusive. On pourrait penser qu’il y a du progrès, mais l’abus se transporte chez Macron, qui se rend dans les écoles distribuer la bonne parole propagandiste et toucher les cheveux des petits garçons. Telle est la farce fasciste. Elle était décrite dans mon livre Poupée, anale nationale, où la marionnette fasciste met des gants avant de serrer les mains des électeurs et se rend dans les écoles visiter les enfants pour s’assurer du vote de leurs parents.

Ce samedi les enseignants vont manifester avec les Gilets jaunes. L’une de ceux qui travaillent à l’Espé, où sont formés les profs, m’envoya un jour à la police, parce que j’osais critiquer ce qui se passe dans l’Éducation nationale. La réforme Blanquer, dite très orwelliennement « école de la confiance », doit abonder dans son sens en interdisant aux enseignants de critiquer l’institution qui les brutalise. O et moi sommes très soulagés que notre dernier fils ait renoncé à entrer dans cette carrière devenue invivable. Pour rappel, parmi mes témoignages sur mon expérience de néoprof :

Faillite de l’Éducation nationale

L’Espé meurtrier

Et plus généralement, sur le quotidien du métier et de son apprentissage : tags prof de lettres et Espé

… autant de textes qui devraient être bientôt hors-la-loi d’un État qui bafoue les lois et les droits.

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L’aveu cinglant de Battisti, son seul bon attentat

Battisti-BHLBHL au langage toujours fleuri déclarait il y a quelques années que Battisti était « un ami » qui était « mis en cause par les chiens ». Une sorte de Botul ? « Alors, ajoutait-il, je prends la parole ». Il y aurait de quoi rire, si l’on ne savait que lorsqu’il prend la parole c’est trop souvent au mépris de la vie des innocents. En 2009, il écrivait une lettre publique échevelée au président Lula pour lui demander de ne pas rendre Battisti à l’Italie qui le demandait, arguant qu’il ne le croyait pas coupable et plaidant l’erreur de jeunesse (comme, obscènement, il plaida l’erreur de jeunesse pour Polanski qui viola à 43 ans une fillette de 13 ans).

Errare humanum est, comme disent les Romains. Et comme me le dit mon fils aîné alors qu’il était un jeune enfant, « je trouve que le plus beau droit de l’homme, c’est celui de se tromper ». Ou encore, comme le dit Tolkien, not all those who wander are lost. Errer, se tromper parfois, c’est le mouvement même de la vie. C’est par l’errance et l’erreur que la vie et que l’humanité avancent. À condition que le fait de se tromper soit l’occasion d’en tirer des leçons et de se corriger – et ne devienne pas systématique. Perseverare diabolicum, poursuit la locution latine. Ceux qui errent ne sont pas tous perdus, mais ceux qui persévèrent dans l’erreur ont donné leur âme au diable.

Cesare Battisti, assassin de quatre enfants du peuple, a été défendu pendant de longues années, et jusqu’à ces jours derniers, par des enfants de bourgeois (qui ne l’auraient pas trouvé si séduisant s’il avait assassiné quelque capitaine d’industrie). Aujourd’hui il reconnaît ses crimes et ajoute qu’il s’est, tout ce temps, bien joué de ses défenseurs. Ces derniers présenteront-ils des excuses, ne serait-ce que par égard aux familles des victimes ? Fred Vargas continue à clamer qu’elle le croit innocent, BHL est injoignable, Sollers se tait, ses autres soutiens de la gauche caviar ou de la gauche idéologisée, aveuglée, aussi. (Personnellement, pendant quelques années, j’ai vu passer comme bien d’autres pétitions ou appels à le soutenir, et je m’en suis toujours abstenue, ne croyant pas à ce qu’il était de bon ton de croire, ne mésestimant pas les Italiens, et estimant que chacun devait rendre compte de ses actes devant la justice, ne serait-ce que pour que vérité et justice puissent être faites pour les victimes).

Tout le monde a le droit de se tromper et ceux qui se trompent tout le temps pourraient être à plaindre si, de fait, ils ne se trompaient systématiquement que parce que leur existence et leur pensée sont bâties sur un système trompeur, un système qui consiste à tromper les autres et à leur assener leurs fausses vérités à travers les médias que, par leur tromperie permanente, ils ont réussi à séduire – d’autant plus facilement que les médias sont du même monde et défendent les mêmes intérêts qu’eux. Avec un cynisme qui leur fait défendre sans sourciller des assassins, à petite ou à grande échelle.

À l’heure où BHL est en train de faire le tour d’Europe avec sa pièce propagandiste, réaffirmant son soutien à Valls à Barcelone et partout insultant les Gilets jaunes et le peuple de France tabassé et mutilé par Macron, où il déclare à un journal belge qu’il faut cesser de comptabiliser, lors des élections, les voix données aux « populistes », à l’heure où lui et tant de ses acolytes « intellectuels » manœuvrent ouvertement ou discrètement pour maintenir le régime macroniste de plus en plus autoritaire et liberticide ; bref, à l’heure où les soutiens de l’assassin Battisti sont trop souvent les mêmes que ceux de l’autocrate Macron, l’aveu cinglant du terroriste italien apparaît comme son seul bon attentat. Sans violence physique contre le peuple, il a porté un coup mortel à une masse d’idéologues aveugles et d’imbéciles bourgeois, manipulateurs qu’il a manipulés les doigts dans le nez – révélant leur fond de bêtise et d’adorateurs du crime.

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Papy fait de la résistance sur Agoravox

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Attention, âmes sensibles s’abstenir. En ces temps de trouble instauré par la macronie, dans les rues la police mutile, frappe et jette à terre les opposants politiques, avec la bénédiction du président qui leur recommande d’être sages comme les flics se félicitaient de tenir une classe bien sage en faisant agenouiller des enfants mains derrière la tête. Et sur Internet, les frappes verbales sont tout aussi abjectes. Voici quelques-uns des commentaires publiés à la suite de mes articles sur Agoravox. Longtemps j’ai supporté l’agressivité de commentateurs (dont beaucoup de bourgeois retraités, vivier du vote Macron) tombant sur les rares femmes qui écrivent sur ce média comme des assoiffés de revanche, d’autant plus soucieux de prouver leur supériorité d’hommes qu’ils ont de quoi en douter sérieusement. Je ne signalais aux modérateurs que les commentaires violemment racistes, islamophobes, antisémites ou sexistes. De temps en temps la modération les effaçait au bout de quelque temps. Finalement il s’est produit un effet de meute et j’ai opté pour le blocage des commentateurs abusifs ou qui participaient à un raid. L’un d’eux s’est alors fendu d’un article pour dénoncer ma prétendue censure, article évidemment malhonnête qui a donné lieu à plus de 600 commentaires renchérissant sur la dénonciation. Agoravox en a supprimé quelques-uns, ainsi que sur certains de mes articles, mais rien n’arrête les harceleurs (pratiquement tous anonymes), certains s’inscrivent sous différents pseudos afin de pouvoir revenir harceler quand ils ont été bloqués. Qu’il y ait tant d’imbéciles n’est guère étonnant hélas, mais le plus moche est sans doute l’attitude d’Agoravox, qui loin de m’apporter un quelconque soutien, a permis qu’un contributeur publie un article contre une contributrice après avoir participé à ces attaques minables.

Voici quelques captures d’écran.

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agoravox 9Deux ou trois commentateurs protestent quand même un peu contre le « lynchage » en cours

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agoravox 11L’auteur de l’article, Fergus, ignore ce qu’il a lui-même écrit dans « son » article où il cite ma déclaration. D’autre part il répète qu’il a un « problème personnel » avec moi. Soit il est cinglé, pour avoir un problème personnel avec quelqu’un qu’il ne connaît pas, soit il parle, sous anonymat, pour quelqu’un qui me connaît.

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agoravox 12Quelques-unes des bonnes blagues sexuelles, sorties de quelque almanach Vermot porno ; j’en passe (de toutes façons je n’ai pas lu les plus de 600 commentaires)

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agoravox 13Ce 16 mars, j’avais publié sur Agoravox cet article, publié aussi ici ; c’est ce qui les a rendus fous, c’est là qu’ils se sont mis en meute. Le même commentateur, JC Lavau, s’en est pris ensuite dans plusieurs commentaires à ma mère, de façon insultante voire ordurière et diffamatoire. Exemple :

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Il y a eu aussi des commentaires sur mon physique, sur ma vie privée, etc. Il faut croire que tout cela est normal chez Agoravox, puisqu’ils n’ont pas bougé. Et voilà donc l’idée que se font les commentateurs de ce site – dont des macroniens, rendus furieux aussi par mes critiques de la macronie – de la liberté d’expression.

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Il est regrettable que le site ne soit pas mieux tenu, car l’idée en est intéressante. Mais il est devenu bien souvent un dépotoir de la vieille France rancie, raciste et sexiste, qui trouve là à s’exprimer sans frein.

Dommage, car certains contributeurs ne sont pas si mauvais, et les lecteurs et lectrices viennent de différents horizons, raison pour laquelle j’avais décidé d’aller leur parler là. Je l’ai fait. Passons à autre chose, ailleurs peut-être et d’abord, toujours, ici même !

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Commune libre jaune de Montmartre

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Quelle joie de voir ce samedi, pour l’acte XIX, Montmartre jaune de monde comme une montagne au printemps sous les crocus perce-neige ! Quel symbole, cette banderole déployée en haut du Sacré-Cœur, laide bondieuserie architecturale construite pour « expier les fautes de la Commune » ! Cette réappropriation par le peuple vivant de cette basilique aujourd’hui encore à tendance intégriste, qui occupe le lieu pour tenter d’effacer le souvenir des Communards assassinés là en masse sur l’ordre de Thiers – massacreur de peuple auquel Macron rendit hommage à Versailles. Oui, l’esprit de la Commune était revenu là, elle fleurissait, vivait, chantait, se réjouissait parmi les manifestants de cette belle journée en forme d’apothéose de la semaine ! Tandis que le pouvoir avait érigé autour de ses sanctuaires un véritable mur d’acier, gris et froid, gardé par des armadas de policiers et de soldats, où se tenait, cadenassé dans sa peur, le sempiternel menteur qui ne veut pas, en fait, qu’on aille le chercher.

Une nouvelle fois, dans toute la France, les Gilets jaunes sont sortis au plein air, et la macronie sans courage ni valeur s’est cachée, violence anonyme, derrière ses murs et ses armées. Encore une fois, la violence anonymisée des unités de police a tenté de reporter sa faute sur le peuple violenté. Et le peuple a montré qu’il était toujours debout, et qu’il continuerait.

« À l’absurde imposé, mécanisé, répond aujourd’hui la violence », écrivait l’historien Alphonse Dupront dans son livre Du Sacré. Après avoir noté que « nos sociétés modernes, effrénées de réglementation et donc de mépris de l’homme, s’acharnent à paralyser, à tarauder ou détruire les puissances de la vie » ; et constaté que « la médiocrité cristallise jalousies de son pouvoir et sa jouissance inquiète jusqu’à férocement, par tous moyens, s’en faire une citadelle. » Comme aujourd’hui, pouvons-nous ajouter, le fait la médiocratie macronienne.

 

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Mais rien n’arrête les puissances de vie. On reproche aux Gilets jaunes un manque d’organisation ? Il n’est qu’apparent : ces gens sont vivants, ils ont plus d’instinct qu’il n’en reste aux élites formatées, et cet instinct, la plus intelligente des intelligences comme disait Niezstche, leur fait suivre la voie de la vie, si déraisonnable puisse-t-elle paraître. « Le scandale de la déraison libère ici l’irrationnel, cette force souterraine qui est puissance d’exister et d’accomplir », poursuit l’historien habité du sens spirituel de l’histoire.

Une force souterraine qui jaillit comme les fleurs dans les champs au printemps. Voilà ce que j’ai vu dans cet acte XIX des Gilets jaunes. J’ai vu la belle France, comme disait Georges Darien dans son livre éponyme : « Voleurs et assassins — les Riches — sont parvenus, grâce à la terreur et à l’ignorance qu’ils imposent et entretiennent, à obscurcir complètement la signification du mot : Patrie. Avec l’aide de leurs deux valets, le Prêtre armé du mensonge et le Soldat qui brandit un sabre, ils ont réussi à interdire à ceux qu’ils ont spoliés la compréhension du mot (…) non contents d’avoir à leur service le prêtre et le soldat, ils ont enrôlé dans leur garde les pions et les sous-diacres de l’écritoire : et ces drôles, s’emparant du mot qu’il ne faut pas qu’on comprenne, le déguisant davantage encore sous le clinquant des phrases et les oripeaux de la déclamation, sont arrivés à en faire un spectre qu’ils opposent aux plaintes et aux demandes des Pauvres — ce mot, qui doit être la synthèse de toutes les revendications sociales ! La Patrie, aujourd’hui, — et, hélas ! depuis si longtemps ! — la Patrie, c’est la somme des privilèges dont jouissent les richards d’un pays. » Et Georges Darien conclut, à propos des pauvres qui se lèvent contre l’iniquité : « s’ils savent faire usage d’une politique très simple, dédaigneuse des vieux rouages de la politique bourgeoise, ce succès se manifestera très rapidement. »

Un événement comme celui de la Commune n’implique pas la violence ni le crime en retour, mais le fait que le crime ait lieu est simplement une preuve (non nécessaire) de la réussite de la Commune. Qui, comme tout événement juste, continue à vivre, à être en mouvement – qu’il ait été tué ou non. Simplement cela ne se passe pas dans le monde apparent, le monde que nous croyons réel alors qu’il est mortel et sans cesse mourant, mais dans le monde profond, d’où il fleurit, se manifeste ici et là dans l’espace et le temps, tout en étant à la fois l’un des moteurs et l’un des guides de l’humanité.

Malgré la volonté de crime et l’accomplissement du crime, ce qui (de l’événement juste) a été fait, en pensée, en parole ou en action, continue à se faire : rien n’a pu l’empêcher de se faire, rien ne pourra l’empêcher de continuer à se faire, rien ne pourra le défaire qu’il ne s’en renouvelle, qu’il n’en renaisse ou n’en ressuscite. Ce qui lui donne sa force est justement de n’avoir pas cédé à la tentation de se protéger par une organisation qui entrerait d’une façon ou d’une autre en contradiction avec ce qu’il est (comme cela fut fait dans l’instauration des régimes communistes), et qui tôt ou tard assurément le conduirait à sa fin (comme c’est arrivé) : le communisme léniniste ou maoïste est fini, contrairement à l’esprit de la Commune, qui est resté pur, donc viable.

La Commune ne s’est laissée ni récupérer, absorber par le système dominant, ni laissée aller à la tentation de se maintenir et de vaincre par un système de domination qu’elle aurait elle-même mis en place. Dans l’un et l’autre cas, elle aurait signé elle-même sa mort, à plus ou moins long terme. Or, nous le voyons bien, elle est toujours vivante – c’est-à-dire non pas identique dans ses manifestations à ce qu’elle fut lors de son apparition, mais identique en son « idée » et changée en ses expressions selon le mouvement naturel, non forcé, de la vie. Et elle est encore toute jeune. Comme dit la chanson communarde : « C’est la canaille… eh bien j’en suis ! »

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Montmartre fut le premier quartier que j’habitai à Paris il y a bientôt trente ans, il reste en mon cœur, et parfois dans mes rêves, la nuit.

Dans mon roman Forêt profonde, le Sacré-Cœur est changé en mosquée (dans un sens symbolique, spirituel, bien sûr)

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Chronique de la macronie et basta ! Journal des jours heureux

Après le constat sur les faux-monnayeurs en place, les déplacements de joie, rues, jonglages, zazen et autres jeux.

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Quel serment frappé à votre effigie allez-vous mettre en circulation ici, vous [Louis Bonaparte], le faux monnayeur de l’honneur ! Victor Hugo

Brigitte Macron, bronzée qui fait du ski fraîchement botoxée, appelle ses concitoyens à la non-violence, tandis que son mari, bronzé qui fait du ski, démantèle le pays et mutile les gens à coups de LBD, annonce qu’il envoie maintenant l’armée contre eux, plutôt que d’apporter des réponses politiques à leur demande de justice. Pourquoi ce couple me rappelle-t-il l’abbé Le Morandais, selon qui le viol des enfants par les curés vient d’une demande de tendresse des enfants, lesquels adorent embrasser les vieux sur la bouche ? Et pourquoi LaREM me rappelle-t-elle le pape François, qui refuse la démission de Barbarin ?

Bien loin de chez nous, en Australie, un prélat abuseur, jusqu’à ces dernières semaines n°3 du Vatican, a pris pour six ans de prison ferme, le juge ajoutant : j’ai bien conscience que vu votre âge et votre état de santé vous ne sortirez probablement jamais de prison, mais c’est ainsi, vous n’êtes pas un bouc émissaire, c’est bien vous, cardinal Pell, qui êtes jugé et condamné. Le parquet aux ordres est plus clément en France avec les abuseurs et leurs complices. Mais tout n’est pas perdu chez nous. Le Sénat a décidé de transmettre à la justice, pour faux témoignage, les cas de Benalla et de Crase, mais aussi de trois autres proches de Macron, Alexis Kohler, Patrick Strzoda et le général Lavergne.

La débâcle de Macron sur tous les plans signe son imposture. On n’en finirait pas d’énumérer les dysfonctionnements et les violences qu’il a fait subir à la République, à la chose publique, en moins de deux ans de fonction. On n’avait jamais vu ça, mais on aurait pu le voir si Ségolène Royal – qui justifie aujourd’hui le recours à l’armée contre le peuple – avait été élue. Sa campagne était empuantie par une semblable imposture totale, et également soutenue, ouvertement ou non, par nombre d’ « intellectuels » à la BHL qui ont ensuite soutenu Macron. Il y a là toute une bande de faux monnayeurs qui manœuvrent dans les nouvelles caves du Vatican (Gide étant l’un des auteurs préférés de Macron, qu’il me pardonne de lui emprunter ses titres) que sont les médias, pour leurs propres intérêts de classe. J’ai annoncé leur danger, représenté par Macron, dès l’élection de ce dernier, en mai 2017, comme je l’avais fait quand Royal en était l’expression, en février 2007. Les hommes et les femmes politiques passent – enfin, pas tant que ça en France où ils s’accrochent en dépit de tous leurs échecs ou condamnations en justice. Ils passent, mais restent les mêmes et se reproduisent ceux qui les soutiennent, ceux qui manœuvrent pour les faire élire, la caste des clercs, des intellectuels médiatiques, de ceux qui se rendent aux convocations de Macron afin d’être instrumentalisés pour sa publicité comme Brigitte Macron instrumentalise les enfants pour faire aussi sa propagande, en vantant la non-violence alors que le régime pratique de façon inouïe en république toutes sortes de violences, langagières, policières, sociales, économiques, morales.

Le destin des faux-monnayeurs, c’est de finir en prison. Si on ne les expédie dans une prison à barreaux de fer, comme celle de Pell en Australie, ils s’emprisonnent eux-mêmes, socialement et mentalement, dans une spirale de plus en plus infernale, qui les oblige à se cadenasser, se replier toujours plus sur leur petit milieu, et à employer des armes dégueulasses contre les civils qui exigent de n’être plus payés de mots : dans l’enfermement de ceux qui doivent vivre derrière les barreaux de leur déshonneur.

*22-3-19 : une certaine Zahra Mouloud a plagié ce texte sur Facebook, et refuse de le créditer après que je lui ai demandé de le faire. Une occasion de rappeler mon texte sur Sollers plagiaire

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Quant à nous, notre honneur est intact, et notre bonheur de vivre aussi. En travaillant, en marchant, voici les images de ce jour et d’hier.

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mouffetard 3-minUn beau Christophe Dettinger. J’apprends ce soir, quelques minutes après avoir posté cette image, qu’il a été suspendu de ses fonctions à la mairie d’Arpajon. Qu’est-ce que ce pouvoir qui confisque une cagnotte ouverte pour l’aider puis prive ce père de famille, travailleur exemplaire, de son emploi ? Honte, honte, honte à ces bourgeois ligués contre le peuple, honte à Macron et à toute sa clique.

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autour de la rue Mouffetard et au jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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Tuerie islamophobe de Christchurch : portraits des victimes

Le plus petit a trois ans. C’est un article poignant. Le Otago Daily Times, journal néozélandais, a publié toutes les informations qu’il a pu trouver sur des victimes de l’attentat dans les mosquées de Christchurch. J’ai traduit leur article (dans sa première version, complétée depuis), et on peut voir le visage de ces personnes sur le site du journal. Voici donc ces portraits, tels qu’ils ont pu être faits selon les informations, plus ou moins fournies, que le journal a pu collecter.

 

christchurch

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Ce sont des pères, des mères, des grands-parents, des filles et des fils.

Ce sont des réfugiés, des immigrés et des néo-zélandais.

Ce sont des Kiwis.

Voici les noms de ceux qui sont morts ou sont portés disparus après l’attentat terroriste de Christchurch.

Mucad Ibrahim, 3 ans

Le frère de Mucad, Abdi Ibrahim, a déclaré que personne ne l’avait vu depuis la fusillade. Il était à la mosquée Al Noor avec sa famille. La famille s’est rendue à l’hôpital de Christchurch et y a passé en revue une liste de blessés pour tenter de retrouver Mucad, en vain. « Nous pensons probablement qu’il fait partie des personnes qui sont décédées à la mosquée … à ce stade, tout le monde dit qu’il est mort », a déclaré Abdi à Stuff. « C’est dur, beaucoup de gens me téléphonent pour me demander si nous avons besoin d’aide. C’est un dur moment, nous n’avons jamais été confrontés à ça. »

Mucad était énergique, enjoué, il souriait et riait beaucoup.

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Abdullahi Dirie, 4 ans

Abdulrahman Hashi, 60 ans, prédicateur de la mosquée Dar Al Hijrah à Minneapolis, a déclaré au Washington Post que son neveu de 4 ans faisait partie des personnes tuées. Il a reçu un appel téléphonique vendredi matin de son beau-frère, Adan Ibrahin Dirie, également blessé par balle à l’hôpital. Quatre de ses enfants se sont échappés sains et saufs, mais le plus jeune, Abdullahi, a été tué. La famille avait fui la Somalie au milieu des années 90 en tant que réfugiée et s’était réinstallée en Nouvelle-Zélande.

« Vous ne pouvez pas imaginer ce que je ressens, » dit Hashi. « Il était le plus jeune de la famille. C’est un problème d’extrémisme. Certaines personnes pensent que les musulmans de leur pays en font partie, mais ce sont des innocents. »

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Garçon de 12 ans

Heba Sami, dont le père a été blessé par balle en protégeant ses enfants, a raconté à Gulf News qu’elle avait perdu cinq amis de la famille, dont un garçon de 12 ans.

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Sayyad Milne

Le père de Sayyad a parlé, en larmes, de son « brave petit soldat », décédé à la mosquée Al Noor. L’élève en dixième année de la Cashmere High School était à la mosquée avec sa mère et ses amis. Il y va tous les vendredis. Son père, John Milne, a dit à NZME à travers ses larmes: « J’ai perdu mon petit garçon, il vient d’avoir 14 ans. Je vais le récupérer.

« On ne m’a pas encore officiellement annoncé qu’il est mort mais je sais qu’il l’est parce que des gens l’ont vu. Les larmes aident. Les gens aident. Juste en étant ici, ça aide. »

Il dit qu’on lui a dit que Sayyad était allongé sur le sol dans la mosquée et saignait du bas du corps. Il dit que Sayyad était un joueur de football passionné.

« Je me souviens de lui comme de mon bébé que j’ai failli perdre quand il est né. Il a tant combattu tout au long de sa vie. Il a été injustement traité, mais il est passé au-dessus de ça, il est très courageux. Un brave petit soldat. C’est tellement difficile …de le voir abattu par quelqu’un qui se fichait de qui que ce soit.

« Je sais où il est. Je sais qu’il est en paix. »

Milne a raconté qu’il portait à Christchurch une pancarte qui disait: « Tout le monde aime tout le monde »

Le directeur de l’école va bientôt rendre visite à la famille. « La communauté est brisée », a déclaré Milne. « La communauté musulmane ne sait tout simplement pas quoi faire, où aller, ce qui s’est passé. Ils ont beaucoup de mal à accepter, mais beaucoup de personnes différentes, des non-musulmans, apportent leur soutien. Soutien à tous les niveaux. Mais nous sommes la plus belle ville née de la poussière. Nous irons de l’avant. Cela ne nous fera pas tomber. Cela nous rendra encore plus forts. Unis, nous nous tenons debout, divisés, nous tombons … la ville va être un symbole de ce qu’on peut faire après avoir été frappé, frappé et frappé « .

L’autre fils de Milne se rendait généralement à la mosquée, mais était en voyage scolaire. Sa sœur jumelle était à l’école quand c’est arrivé.

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Khaled Mustafa et son fils Hamza, 16 ans

Ces réfugiés syriens seraient arrivés en Nouvelle-Zélande il y a seulement quelques mois. Khaled est mort à la mosquée Al Noor alors que son fils Hamza est porté disparu. Un autre fils, Zaid, 13 ans, est à l’hôpital de Christchurch où il a subi une opération de six heures la nuit dernière, a déclaré le porte-parole de Solidarité syrienne néo-zélandaise, Ali Akil, à Stuff.

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Naeem Rashid et son fils Talha, 21 ans

Naeem serait mort à l’hôpital de Christchurch après avoir tenté d’arracher au tireur son arme à la mosquée Al Noor. Son fils Tahla a également été abattu.

Naeem était originaire du Pakistan, où il travaillait dans une banque avant de déménager à Christchurch pour y occuper un poste d’enseignant.

Son beau-frère, le Dr Khursheed Alam, a confirmé à ARY News que le père et le fils avaient été tués lors de l’attaque.

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Vora Ramiz, 28 ans

Vora Ramiz fait partie des disparus.

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Farhaj Ahsan, 30 ans

Farhaj Ashan a quitté la maison de Christchurch qu’il partage avec sa femme Insha Aziz, sa fille de 3 ans et son fils de 7 mois, vendredi matin, pour la prière. « Je ne sais pas où se trouve mon fils, a déclaré son père Mohammad Sayeeduddin au Herald depuis son domicile à Hyderabad, en Inde. Je suis en contact avec sa femme Insha en Nouvelle-Zélande depuis que c’est arrivé et nous ne savons rien. S’il vous plait, donnez-moi de bonnes nouvelles de mon fils. »

Ashan est ingénieur en informatique, il a obtenu son diplôme de maîtrise à l’Université d’Auckland en 2010 avant de s’installer à Christchurch. Des amis qui soutiennent sa femme au domicile du couple disent qu’elle n’accepte pas qu’il fasse partie des morts de la mosquée.

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Mojammel Hoq, 30 ans

Mojammel Hoq, du Bangladesh, fait partie des personnes disparues, a déclaré un ami au Herald. Il étudie la dentisterie à Christchurch depuis plus de deux ans.

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Atta Elayyan, 33 ans

Le joueur national de futsal fait partie des morts. Né au Koweït, Atta Elayyan est père depuis peu ; il était un membre populaire de l’industrie technologique à Christchurch. Il était administrateur et actionnaire d’une société appelée LWA Solutions.

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Syed Jahandad Ali, 34 ans

La femme d’Ali, Amna Ali, actuellement au Pakistan, a parlé à son mari vendredi matin alors qu’il prenait son petit déjeuner. Un de ses collègues lui a dit qu’ils avaient quitté le travail vendredi à 13 heures pour se rendre à la mosquée Al Noor, a rapporté Stuff. Elle n’a pas eu de nouvelles de son mari depuis. Elle a parlé à des amis et à d’autres personnes, mais n’a reçu aucune information sur l’endroit où il se trouve.

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Hussain Al-Umari, 36 ans

Les parents d’Al-Umari, Janna Ezat et Hazim Al-Umari, ont déclaré avoir parlé à leur fils jeudi soir.
Ils craignent qu’il soit parmi les morts à la mosquée Al Noor où il assiste régulièrement aux prières du vendredi. La famille a émigré des Émirats arabes unis en Nouvelle-Zélande en 1997. Hazim Al-Umari a déclaré à Newshub qu’il ne s’était pas rendu à la mosquée et avait conseillé à son fils de ne pas y aller « parce que ce n’était pas sûr ». Hussain a travaillé dans l’industrie du tourisme jusqu’à ce qu’il perde son emploi récemment.

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Osama Adnan, 37 ans

Osama Adnan est d’origine égyptienne et fait partie des personnes disparues. Son collègue a tweeté un appel et déclaré qu’il espérait qu’Oussama « se présenterait bientôt » et se rétablirait complètement.

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Kamel Darwish, 39 ans

Zuhair Darwish se trouvait vendredi sur l’avenue Deans, près de la mosquée Al Noor, cherchant des informations sur son frère, Kamel Darwish, père de trois enfants, qui avait assisté à la mosquée lors de la fusillade. Sur les images de TVNZ, on le voit dire aux policiers: « Il est porté disparu depuis 13 h 30 et nous ne savons rien. Je suis venu à la mosquée et ils m’ont dit d’aller à l’hôpital. Nous attendons à l’hôpital depuis, mais personne même à l’hôpital ne veut nous donner les noms, nous n’avons aucune information, personne ne nous dit rien. »

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Haroon Mahmood, 40 ans

Mahmood était à la mosquée Al Noor et on n’a plus de ses nouvelles depuis. L’un de ses amis a dit au Herald qu’il venait de terminer son doctorat à l’université de Lincoln.

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Husne Ara Parvin, 42 ans

Husne Ara Parvin a été touchée par balle alors qu’elle tentait de sauver son mari Farid Uddin, en fauteuil roulant, selon un membre de la famille. Son neveu Mahfuz Chowdhury, qui vit au Bangladesh, pays d’origine de Parvin, a déclaré avoir entendu parler de son décès par des proches en Nouvelle-Zélande, selon le journal bangladais BDnews24. Le couple était à la mosquée Al Noor, qui comporte deux salles – une pour les hommes et l’autre pour les femmes. « Khala s’est rendue dans la salle des femmes de la mosquée après avoir laissé son mari paralysé dans la salle des hommes en fauteuil roulant », a déclaré Chowdhury. Elle est sortie quand elle a entendu des coups de feu. Elle est morte alors qu’elle s’approchait de la salle des hommes pour sauver son mari. Farid a survécu à l’attaque, d’autres personnes dans la mosquée l’ayant emmené en sécurité au début des tirs, a-t-il déclaré. Le couple a une fille. La police a informé la famille de la mort de Husne Ara Parvin, a déclaré Mahfuz.

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Mohammad Imran Kahn, 47 ans

On pense que Mohammad Imran Kahn est mort à la mosquée de Linwood. L’un de ses amis a déclaré qu’il possédait deux restaurants à Christchurch, dont l’Indian Grill.

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Amjad Hamid, 57 ans

Ce cardiologue a quitté la Palestine pour la Nouvelle-Zélande car il souhaitait un avenir meilleur.
Hamid n’a pas été vu depuis vendredi et sa famille pense que le médecin de l’hôpital de Hawera est mort. Son épouse Hanan a déclaré qu’elle et son mari avaient émigré à Christchurch il y a 23 ans. « C’est terrible … nous espérions trouver un avenir meilleur pour nous et pour les enfants que nous avions l’intention d’avoir. » Elle décrit son mari âgé de 57 ans comme un « homme très gentil », mais a du mal à en dire plus. « C’est difficile de parler de lui. »

Husam Hamid, 22 ans, l’aîné des deux fils du couple, a déclaré que sa famille avait fait le tour des hôpitaux et des postes de police, mais que son père n’avait pas été signalé depuis le début des tirs en masse. Amjad Hamid avait l’habitude d’aller à la mosquée pour prier le vendredi. « Au début, je pensais qu’il était allé à la mosquée de Linwood, mais il était très probablement allé à la mosquée Deans Ave, car c’est surtout celle où il va … nous présumons qu’il est mort, mais nous ne le savons pas. » Selon son profil LinkedIn, Husam Hamid a été consultant pendant 20 ans dans les services de spécialistes des maladies cardiorespiratoires du conseil de santé du district de Canterbury, mais son fils a déclaré qu’il avait récemment pris un poste en cardiologie à l’hôpital Hawera, dans le sud de Taranaki. Il travaillait trois semaines à l’hôpital et revenait trois semaines chez lui à Christchurch, a déclaré Husam Hamid. La famille s’est rassemblée pour se soutenir, mais c’est difficile. « C’est censé être un pays sûr. La Nouvelle-Zélande est en train de changer pour toujours. »

Sa mère « se débattait », a-t-il déclaré. « Ma mère, elle l’aime tellement. »

Le plus jeune fils, Mohammed Hamid, 20 ans, a déclaré qu’ils avaient vérifié partout, mais que son père était introuvable. « Nous croyons qu’il est mort. » Il a dit au Herald qu’il ne voulait dire qu’une chose à propos de son père et de ce qui s’était passé hier. « J’ai vraiment aimé mon père. »

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Abdelfattah Qasem, 59 ans

L’ancien secrétaire de l’association musulmane, né en Palestine, n’a pas été vu depuis qu’un homme armé est entré dans la mosquée Al Noor. Stuff a parlé à des personnes qui se trouvaient dans la mosquée lors de la fusillade, qui l’ont vu gravement blessé.

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Haji-Daoud Nabi, 71 ans

Haji-Daoud Nabi dirigeait l’Association afghane et se trouvait à l’intérieur de la mosquée Al Noor au moment de la fusillade. Âgé de 71 ans, c’était un réfugié afghan ; il serait mort à l’intérieur. Son fils, Omar Nabi, s’est présenté devant le tribunal samedi, où a comparu l’homme accusé de meurtre. Il a décrit le meurtre comme un « acte de lâcheté ». « C’est scandaleux pour moi, a déclaré Nabi. Vraiment. C’était un homme bon. Quarante-neuf personnes ont été tuées. Des enfants et des adultes ont reçu une balle dans le dos alors qu’ils priaient. C’est un acte lâche. »

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Linda Armstrong, 65 ans

Un ami a raconté au Herald que Linda Armstrong était morte dans les bras d’une dame qui avait reçu une balle dans le bras et avait survécu à la mosquée de Linwood. Il a dit que Linda Armstrong recevait toujours des gens chez elle et était gentille. « Elle était comme une enfant à propos de tout. Elle était si heureuse. Elle était toujours joyeuse de faire une bonne action. Elle était heureuse de le faire. » Elle a parrainé un garçon du Bangladesh.

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Ali Elmadani, 66 ans

Ali Elmadani est né en Palestine. Son épouse, Nuha Assad, n’a plus eu de ses nouvelles depuis qu’il s’est rendu à la mosquée Al Noor pour prier. « J’ai demandé aux gens dans la rue si je pouvais utiliser leur téléphone », a-t-elle confié à Stuff. « J’ai appelé mon mari et il n’a pas décroché, mais je suis sûr qu’il ne voulait pas de son téléphone à la mosquée. »

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Lilik Abdul Hamid

Un appel sur Facebook a été lancé pour Hamid. « Un ami de lutte … est décédé en Nouvelle-Zélande … victime d’une bête terroriste néo-zélandaise« , a écrit un membre de sa famille sur Facebook. « Tous les musulmans sont en deuil et prient pour vous. »

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Ashraf Ali

Ashraf Ali, originaire des Fidji, fait partie des morts. « Nous sommes allés à l’école ensemble », a déclaré son ami Abdul Qayyum au Daily Mail Australia. Ils étaient censés se rendre à un rassemblement dans leur pays d’origine dans quelques semaines. Qayyum dit qu’il se souviendra toujours du rire de son calme ami. « Il y avait un jeu auquel nous jouions autrefois appelé Last Card. Chaque fois que je le voyais, je l’appelais dernière carte et quand il me voyait, il m’appelait dernière carte. »

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Merci à ce journal.

L’article a été complété le lendemain d’autres visages et portraits

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Allah y rahmou

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Voir aussi cet article dans Le Monde, où apparaît la beauté de cœur que j’admire chez les musulmans.

Et cet article dans 20 minutes où apparaît aussi la beauté de cœur de leurs concitoyens néozélandais, notamment avec une puissante haka pour les soutenir.

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