Heureusement il y a les Académiciens

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à la Butte aux Cailles, photo Alina Reyes

à la Butte aux Cailles, photo Alina Reyes

L’actualité n’est pas gaie, entre la situation internationale, le crime génocidaire contre les Rohingyas qui se poursuit, le malaise grandissant de l’Europe, et ici en France l’anniversaire de l’assassinat de Rémi Fraisse par la police française, l’addiction de Macron aux insultes aux pauvres – maintenant aux Guyanais sur lesquels il lâche son mépris de père Noël des riches… Mais au moins nous avons des clowns en habit vert pour nous faire rire un peu, un instant. « À l’unanimité de ses membres » flapis, dans la séance d’hier, l’Académie a déclaré solennellement que « la langue française se trouve désormais en péril mortel ». On pourrait croire qu’ils nous rejouent la querelle des Anciens et des Modernes, mais alors avec que des anciens, et qui n’ont d’antique que la carcasse. Laquelle est bel et bien en péril mortel. Allons les ronchons, cessez donc de prendre ce qui vous guette et ne vous loupera pas en effet, votre proche destin, pour celui de la langue française, qui en a vu bien d’autres et vous enterrera tou.te.s.

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Autoportrait du jour

Au retour de la dernière épreuve de l’agrégation (version anglaise, quel bonheur de traduire dès le matin), j’ai pris depuis le bus une photo d’une oeuvre de Miss Tic, à la Butte aux Cailles,  puis plus tard dans l’après-midi en allant rendre un livre à la bibliothèque je me suis autoportraiturée au passage en voulant photographier une autre oeuvre de street art en verre coloré, ou ce qu’il en reste. Une bien heureuse journée.

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Le 13e est une fête

J’ai maintes fois photographié le 13e arrondissement de Paris et son street art, mais il y a toujours des rues qu’on n’a pas explorées depuis longtemps, et puis les artistes sont comme la nature, ils fournissent sans cesse, et de nouvelles œuvres apparaissent, remplaçant les précédentes. Aujourd’hui j’étais à l’ouest de l’arrondissement, du côté de la Butte aux Cailles, quartier portant vivant le souvenir de la Commune. Toujours avec mon vieux petit appareil photo qui était mort et qui remarche.

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Jour tranquille à Paris

Par ce beau temps je suis allée me promener à la Butte aux Cailles et autour de la place de la Commune. Un village parisien paisible et plein d’esprit aux marges géographiques de la ville, où les œuvres de street art refleurissent sans cesse. Puis en passant place d’Italie je suis tombée sur la pause des rollers, qui sont ensuite repartis par le boulevard de l’Hôpital, où j’ai croisé une belle jeune femme tout en couleurs avec son bébé dans le dos.

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cet après-midi à Paris 13e, photos Alina Reyes

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Street Art dans le 13e etc.

moskoChaque jour cette semaine depuis le bus en revenant d’Arcueil je voyais cette nouvelle fresque de Mosko et je me disais que j’irais la voir à pied samedi près de la Butte aux Cailles (où j’ai fait bien d’autres photos au cours du temps, à voir sous le mot-clé street art). Puis j’ai continué à me promener dans le quartier, où j’ai photographié quelques autres œuvres nouvelles.

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Puis je suis allée faire un tour à la friperie Guerrisol, où j’ai trouvé un nouveau jeans à 5 euros et une robe de printemps-été au même prix, et ensuite je suis allée acheter des épices, du lait de coco et du riz chez Tang

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photos Alina Reyes,

par cette belle lumière printanière

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Choses vues du jour

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14la seule eau de source de Paris : place Verlaine à la Butte aux Cailles ; j’en ai rempli une bouteille et je l’ai ramenée à la maison15 16 la belle piscine de la Butte aux Cailles17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28j’ai ramassé au square René Le Gall quelques gravillons et feuilles mortes pour un peu de jardinage intérieur29malheureusement à côté de cette belle oeuvre de Seth, il y a toujours des soldats lourdement armés, pour garder une école juive

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aujourd’hui à Paris 13e, photos Alina Reyes

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Qu’importe la matière, pourvu que le génie s’exerce

48en chemin vers chez nous, photographiée par O

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Hier quand je suis arrivée dans la salle d’attente de Pôle Emploi, où j’avais rendez-vous pour m’inscrire, s’y trouvait P., un homme sans abri que je connaissais quand j’étais bénévole dans une association. Il ne m’a pas vue, mais peut-être n’a t-il pas souhaité me voir, ayant une raison pour cela : la dernière fois que nous nous sommes rencontrés, c’était quelque temps après que j’avais quitté l’association – il m’a abordée dans la rue, nous nous sommes mis à parler joyeusement, puis à la fin j’ai vu que quelqu’un, d’un peu plus loin, était en train de nous filmer. Il s’agissait de l’une des manœuvres de dossier et de surveillance, complètement contre mon gré bien entendu, faites dans l’optique de contrôler la mise en œuvre de mon ordre des Pèlerins d’Amour. Cela a duré des années, j’ai toujours continué à refuser ces indignités, c’est pourquoi rien ne s’est fait. Mais ce qui m’est revenu en voyant hier P., et alors que je me retrouvais un peu comme lui en train de chercher à me « réinsérer » dans la société, c’est le même sentiment de tristesse que lorsque j’avais vu ce type à la caméra, il y a quelque trois ans, alors que P. repartait (et je ne l’avais plus jamais revu, il avait ensuite brusquement quitté le quartier), la tristesse pour lui, qu’on avait poussé à trahir quelqu’un qui ne lui avait jamais fait de mal, en l’occurrence moi. Ceux qui lui ont fait cela, alors qu’ils étaient censés lui apporter leur aide, manquent-ils à ce point d’empathie, qu’ils ne se rendent pas compte de la blessure que cela peut constituer pour une telle personne, sensible et fragile ? Que les installés habitués à toutes les compromissions m’aient trahie de même ne les a peut-être pas beaucoup marqués, endurcis qu’ils sont. Mais il n’en est pas ainsi avec des gens qui se retrouvent à la rue justement parce qu’ils n’ont pas eu assez d’aptitude à la compromission. Comment peut-on oser les utiliser comme s’ils n’avaient pas d’âme ? Et cela, au nom du bien qu’on prêche ? Honte aux abuseurs, ils se déshumanisent eux-mêmes, au point de ne même plus avoir conscience de leurs fautes, de la faute dans laquelle ils baignent en permanence et qu’ils trouvent normale.

Au cours de ma conversation avec l’employé de Pôle Emploi – très aimable – j’ai eu soudain l’idée que je pourrais travailler en bibliothèque, comme Borges. Après avoir pris le temps de me promener à la Butte aux Cailles (cf note précédente), et photographié les nouvelles œuvres de street art du quartier, une fois à la maison je me suis renseignée sur internet. J’ai découvert qu’il existait un concours pour être conservateur de bibliothèque. Aussitôt j’ai eu envie de le préparer et de le passer. Il semble que les inscriptions soient closes pour 2015, alors je ferai le suivant, incha’Allah. La Société des Gens de Lettres m’a accordé une aide pour passer le moment difficile, financièrement, que je traverse, je lui en suis très reconnaissante. En janvier je saurai si ma demande de bourse au Centre National du Livre a été acceptée – ce serait la première fois que j’aurais une bourse et si je dois en avoir une, ce serait vraiment le bon moment. J’ai tendance à critiquer l’assistanat, mais je suis heureuse de savoir que la solidarité peut encore fonctionner dans cette société, quand c’est vraiment nécessaire. Si je n’obtiens pas de bourse pour mon livre je continuerai à chercher du travail, j’y crois. Hier soir j’ai eu soudain l’idée aussi que je pourrais reprendre le chemin de l’école et préparer une thèse de doctorat de littérature comparée, qui pourrait me permettre de donner des cours à l’université, ce qui me plairait beaucoup. De nouveau j’ai cherché des informations sur les possibilités d’inscription, puis après un bref dialogue avec O, j’ai trouvé mon sujet. Si fantastique qu’il m’a tenue un bon moment éveillée dans la nuit, puis m’a réveillée ce matin. Avec ce sujet je continue à me sentir proche d’Alexander Grothendieck, dont bien sûr je ne peux comprendre les travaux mathématiques, mais dont je peux avoir tout de même une approche, par l’intuition et l’amour. Ainsi mon sujet de thèse, mon roman en préparation et même la préparation du concours de conservateur sont-ils tous liés, comme l’éventail d’une même vision à développer, tout en ayant en vue la démarche de Grothendieck, si proche de la mienne. J’ai là un fantastique travail à réaliser, et je me sens d’attaque à tout mener de front : ce qui est grand, difficile et salvateur est si exaltant ! La vie est absolument extraordinaire, et si belle. Tous les vivants sont géniaux, qu’ils le sachent ! Que la journée vous soit douce et souriante.

Le plus grand mur peint en cours de réalisation par Pantonio, et autres oeuvres de Street Art à Paris 13e

La semaine dernière, je vous avais emmenés au Fort d’Aubervilliers, fantastique site investi par des street artistes internationaux jusqu’au 14 juillet prochain. Aujourd’hui nous allons dans le 13e arrondissement, où nous nous sommes souvent promenés (par exemple à la Butte aux Cailles, ou plus à l’est,  notamment avec un passage à la galerie Itinerrance où se trouvaient des oeuvres de Pantonio (les étranges êtres bleus devant un fauteuil), lequel a commencé à peindre ce qui sera le plus haut mur peint, dont vous pouvez découvrir les ébauches parmi les photos ci-dessous (cela se passe place de Vénétie, j’y retournerai, incha’Allah, pour voir l’évolution de l’oeuvre ou l’oeuvre terminée).

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cet après-midi avenue de Choisy, avenue d’Ivry, avenue d’Italie ou dans des rues adjacentes, photos Alina Reyes

Odyssée, Chant III, v. 373-403

Homère, Odyssée, Chant 3 (texte grec)

Seth, Selor, Kelkin, à la Butte-aux-Cailles ces jours-ci, photo Alina Reyes

Seth, Selor, Kelkin, à la Butte-aux-Cailles ces jours-ci, photo Alina Reyes

Faut-il voir une allusion sexuelle dans l’épithète « à la forte lance » accolée par Homère au jeune Pisistrate que Nestor envoie se coucher auprès de Télémaque, par hospitalité ? Et une autre, quand, deux vers plus loin, il précise que Nestor, lui, se couche « au fond » de sa demeure, dans le lit de sa femme ? Il me semble en tout cas que les traducteurs s’attachent bien peu à restituer les fréquentes ambiguïtés souriantes et puissantes du poète, comme s’ils l’imaginaient trop naïf pour écrire un texte à plusieurs degrés. Mais si Homère n’avait été une intelligence supérieure, il n’y aurait pas d’Odyssée, son œuvre ne continuerait pas à nous parler, à nous étonner.

Nous en étions donc au moment où Athéna, qui avait pris l’apparence du vieux Mentor, s’éclipse soudain sous la forme d’une orfraie, à la stupéfaction de tous. Voici donc la réaction du roi Nestor.
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Le vieillard, qui l’a vu de ses yeux, en est émerveillé.
Appelant Télémaque, il lui prend la main et lui dit :

« Ami, je ne crois pas que tu seras faible ni lâche,
Si, tout jeune que tu sois, les dieux te font ainsi escorte.
De tous les habitants de l’Olympe, ce n’est autre
Que la fille de Zeus, l’illustre native du Triton,
Qui parmi les Argiens honora ton valeureux père.
Reine, sois-nous favorable, donne-nous noble renom,
À moi, à mes enfants et à ma vénérable femme !
Et je te sacrifierai une génisse d’un an
Au large front, indomptée, que l’homme n’a pas mise au joug.
Je te l’offrirai, ayant versé sur ses cornes de l’or. »

Telle est sa prière, et Pallas Athéna l’exauce.
Et le cavalier Nestor de Gérènos marche devant
Ses fils et ses gendres jusqu’en sa belle maison.
Et quand ils arrivent au très illustre palais du roi,
Ils s’assoient à la suite sur les sièges et les trônes.
Le vieillard mêle dans un cratère, pour les arrivants,
Du vin délicieux, un onze ans d’âge qu’une intendante
Vient d’ouvrir, en retirant le couvercle du vase.
L’ayant mêlé dans le cratère, le vieillard accomplit
Force libations et prières à Athéna, la fille
De Zeus à l’égide. Les libations faites et le vin bu
À loisir, chacun retourne chez soi se coucher,
Et le cavalier Nestor de Gérènos envoie
Télémaque, le cher fils du divin Ulysse,
Dormir dans un lit ciselé, sous le portique sonore,
Près de Pisistrate à la forte lance, chef des soldats,
Seul de ses enfants, dans la maison, non encore marié.
Quant à lui, il se couche au fond de sa haute demeure,
Dans le lit que son épouse la reine a préparé.

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le texte grec est ici
dans ma traduction le premier chant entier , le deuxième
à suivre !

9 œuvres de Seth à Paris 13e

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Avec d’autres street artistes, il réenchante des quartiers un peu tristes, bétonnés. Peintre poète de l’enfance, de la couleur, de l’imaginaire, il fait le tour du monde en « globepainter ». Voici 9 œuvres de lui dans le vaste treizième arrondissement de Paris, dont certaines toutes récentes, de la Butte-aux-Cailles au quartier Nationale.
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seth 3-minLa dernière fresque a été réalisée avec le non moins excellent surréaliste ukrainien Kislow. Photos Alina Reyes
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J’ai fini de préparer mon livre Une chasse spirituelle pour la version papier, il sera disponible dans quelques heures. Pour participer à réenchanter notre monde.

Danser contre la mort. L’exemple de Nadia Vadori Gauthier

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à Pierrefitte-sur-Seine dans une salle de lecture des Archives Nationales, parmi les chercheurs

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Certains courent contre la montre, elle danse contre la mort. Nadia Vadori Gauthier a commencé sa performance quotidienne, une minute de danse quelque part, en janvier 2015 en réaction aux attentats. Elle installe sa caméra, elle y va. Seule, ou bien accompagnée de gens qui sont là et s’y mettent aussi, ou d’autres danseurs, ou de ses élèves. Comme le street art, c’est une façon de rappeler la présence de la vie, de l’humain, quand et là où menace la mort de l’esprit. Elle parle de « poésie en acte », d’ « acte de résistance poétique », comme j’appelle « poélitiques » les actes que O et moi réalisons avec Madame Terre. Ce sont des témoignages. Des inscriptions physiques dans le réel. Et n’oublions pas que les actes gratuits sont les plus importants, les plus salvateurs pour toute l’humanité.

Pour la suivre, c’est par ici.

Je l’ai découverte récemment et j’ai regardé beaucoup de ses vidéos, mais pas toutes. En voici quelques-unes parmi celles que j’ai vues.

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ses élèves sur la Danse macabre, rue de l’Université à Paris 7e

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Place de la Bastille, devant la police qui attend la manif contre la Loi Travail

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« Bois de Vincennes, Paris 12e. Une équipe de chercheurs et d’anciens de l’Université de Vincennes (Centre universitaire expérimental de Vincennes ) s’arrête à l’endroit où, d’après Philippe Tancelin, devait être l’entrée de la fac. Il ne reste aucune trace matérielle des bâtiments, totalement rasés en 10 jours, pendant l’été 1980, contre la volonté des usagers. Le site, bâti en deux mois après les évènements de 1968, a été le lieu d’une effervescence, d’une puissance de vie et de liberté de pensée exceptionnelles.
Parmi les enseignants-chercheurs, on trouve François Châtelet, Gilles Deleuze, Félix Guattari, Jean-François Lyotard, Michel Foucault, Alain Badiou, Jacques Derrida, Giorgio Agamben… Pour la première fois en France, une fac dispensait des enseignements artistiques.
Une danse en compagnie de Philippe Tancelin, Laurence Valette, Bernard Müller, Milena Kartowski Aïach, Muriel Roland, Anna Lopez Luna, Carolina Espirito Santo et Aurélien Fernandez.
Que reste t-il de Vincennes ?
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« rue du cloître Saint-Merri, Paris 4e. Will Menter, artiste sonore, est de passage à Paris pour promener ses « Chiens »… c’est le 200e jour d’Etat d’urgence. »

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« Cité Universitaire Internationale, Paris 14e. Mes élèves répètent depuis 4heures sans faire de pause pour le spectacle au Monfort. Pour aujourd’hui, nous finissons avec un projet de Simon Roth.
Avec Paul, Raphael, Louise, Arnaud, Liora, Jinxuan, Nicolas, Marie, Simon, Jules, Joseph, Nicolas, Pauline, Simon, Clémence. »

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« rue de la Butte-aux-Cailles, Paris 13e. Il y a des jours où la minute de danse vient à moi et me fait des cadeaux. Il fait frais et gris, la rue est déserte. Je pose mon pied d’appareil photo et m’apprête à danser seule. Je cadre le mur. Lorsque je relève la tête, il est là. Je lui dis : « C’est exactement ce que je m’apprête à faire ». Et je le rejoins.
Il s’appelle Hamir, il habite là et travaille la nuit. Il est descendu pour faire une course.
En dansant, il dit : « Attends, attends une seconde… c’est comme si je t’avais connue. //// Oh mon dieu //// Ah mais carrément./// Je reste là./// Je vais aller me faire un couscous maintenant. »
Ensuite, lorsque je lui parle du projet; il dit « 
Moi je ne danse pas souvent,  je ne danse pas une minute tous les
jours, mais quand je danse je danse des heures ».
Street art : 
Bebarbarie / Urbansolid  (Out of Eden »

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Nadia Vadori Gauthier est artiste, docteure en esthétique de l’Université Paris 8. Des centaines d’autres de ses performances, dans beaucoup d’autres lieux et d’autres circonstances, sont à voir sur son site.

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