
mon vieux dictionnaire de grec, devant ma repeinture en cours
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Ouvrant les jambes elle s’élance des sommets de l’Olympe,
Se dresse dans le peuple d’Ithaque, sur le seuil d’Ulysse,
À l’entrée du couloir. Dans sa paume sa lance d’airain.
Sous les traits d’un étranger, Mentès, chef des Taphiens,
Elle trouve les prétendants arrogants, jouant aux dés
Le long des portes, attendant, esprits rassasiés,
Immobiles sur les peaux des bœufs qu’ils ont tués.
Auprès d’eux, des hérauts et des serviteurs empressés,
Les uns à mêler dans des cratères le vin et l’eau,
D’autres à laver avec des éponges pleines de trous
Les tables, à les placer et à couper des tas de viandes.
Le tout premier à voir Athéna fut Télémaque,
Beau comme un dieu. Il était là, parmi les prétendants,
Le cœur triste, songeant à son cher et valeureux père :
S’il revenait ! Il disperserait les prétendants
Hors de sa maison, rétablirait son honneur, serait
Maître de ses biens. Y pensant parmi les prétendants,
Il la voit. Alors il va droit dans le couloir, indigné
Dans son cœur qu’un étranger soit longtemps laissé à la porte.
Il s’approche, lui prend la main droite, reçoit la lance
D’airain et lui dit à haute voix ces paroles ailées :
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le texte grec est ici
à suivre !



Nous avons laissé hier Poséidon, l’ennemi d’Ulysse, en train de banqueter dans un peuple divisé, tandis que les autres dieux et déesses étaient rassemblés sur l’Olympe et écoutaient Zeus parler de justice (à propos d’un criminel auquel les premiers mots de la déesse vont faire référence). Voici aujourd’hui qu’entre en scène Athéna, l’alliée d’Ulysse, qui va plaider sa cause.


