Joie de la recherche

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Comme j’exultais d’avoir soudain compris que Le Loup des steppes avait servi de base à Harry Potter (voir ici), j’ai soudain ressenti un vif et riche plaisir naturel dans mon sein droit, pour la première fois depuis qu’il a été coupé et reconstruit. Je me suis endormie avec un sourire jusqu’aux oreilles.

Je regarde des épisodes d’une série de Sherlock Holmes sans me lasser. Je me sens comme lui, sauf que mon domaine d’investigation se trouve principalement dans les textes. Comme lui, j’y trouve le fond de l’affaire par indices et déduction (voir l’article fameux de Carlo Ginzburg Traces. Racines d’un paradigme indiciaire). Cette nuit, j’ai rêvé que la plante que j’ai mise à ma fenêtre, une succulente, avait si bien poussé qu’elle avait rejoint le sol où elle avait fondé de nouvelles et puissantes racines, qui commençaient à donner une très grande et très forte nouvelle plante.

Ma pratique de la lecture profonde est ancienne. À quinze ou seize ans, j’ai écrit une longue analyse d’Aurélia de Gérard de Nerval, à la lumière notamment de Freud, que je lisais aussi. Nous n’étudiions ni l’un ni l’autre auteur en classe, et je ne songeai à montrer à personne mon travail, que je réalisai juste pour mon plaisir, ma joie, au même titre que chanter, danser, rêver etc.

Je trouve dans les textes des choses que personne n’y a vues depuis qu’ils existent, que ce soit depuis quelques dizaines ou des centaines d’années. Et se trouvent aussi dans mes textes des choses que personne ne voit – il y faudra le temps qu’il y faudra, j’ai tout mon temps car je s’en moque.

Ma pensée est labyrinthique, comme ma vie. Le labyrinthe est un endroit où l’on se perd, mais qu’est-ce que se perdre ? Il y a des façons mauvaises de se perdre, et des façons bonnes.  Se perdre moralement, perdre son honneur, céder son âme au mensonge, aux calculs, aux trahisons, même pour « la bonne cause », c’est se rendre impuissant et mourir. Ce qui fait vivre, ce qui est fructueux, c’est de perdre à chaque instant son ego : en se perdant ainsi, on trouve. Je trouve et j’exulte.

Deux opérations chirurgicales en quelques semaines, dont l’une lourde, laissent une fatigue dans le corps, cerveau compris – d’autant que suivent des soins et des traitements fatigants aussi. Mais ce n’est pas parce qu’on est en « arrêt de travail » qu’il faut rester enfermé et arrêter de travailler, de faire travailler son corps, y compris son cerveau. Je lis, j’écris. J’ai commencé des cours de yoga. Et après avoir fait, il y a longtemps, un peu de danse moderne, puis plus récemment de la danse orientale, j’ai commencé hier matin un cours de danses afro-caribéennes à l’hôpital. Muy caliente ! À l’échauffement, la prof nous apprend à développer l’autonomie du « kiki », comme elle dit, à le faire danser. Ma première prof de danse orientale nous apprenait aussi à faire danser chaque partie de notre corps de façon autonome. À rendre notre corps intelligent. Comment vous sentez-vous ? a-t-elle demandé à chaque élève à la fin du cours. Joyeuse, j’ai dit. Et toujours pour la joie, j’ai pris un vélib pour rentrer.

L’après-midi, je vais au jardin, à la bibliothèque, et je lis, j’écris. Le canard me reconnaît, il s’approche amicalement.

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canard 6Hier au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

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La science comme défrichement, restauration, traduction. L’exemple de Bayt Ras

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Dionysos et autres dieux défrichant la cité.  Julien ALIQUOT/ HiSoMA 2018

Dionysos et autres dieux défrichant la cité.
Julien ALIQUOT/ HiSoMA 2018

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« Dans le nord de la Jordanie, un tombeau peint d’époque romaine a été mis au jour par le Département des antiquités du pays. Depuis, historiens et épigraphistes essaient d’interpréter les peintures et les textes, véritables témoins de l’histoire religieuse, politique et sociale de la région. » Ainsi commence l’article du CNRS présentant les découvertes fantastiques de fresques comparées à des bandes dessinées (avec « bulles » de certains personnages commentant leurs actions à la première personne, « je »). Je renvoie à l’article, extrêmement intéressant, plutôt que de le paraphraser.

 

 

La partie de la fresque représentant Dionysos et d’autres dieux en train de défricher l’emplacement de la cité ne pourrait-elle être lue comme allégorie de l’Archéologie et des archéologues en train de défricher cet hypogée ? Voilà un splendide ruban de Möbius, tel que je l’évoque dans ma thèse, qui est elle-même une fresque.  Oui, la science peut être dionysiaque. Et Dionysos peut figurer la force qui fait sortir de la mort.

Je l’ai dit lors de la soutenance de ma thèse, je considère la traduction comme, selon son étymologie de « conduire à travers », un acte arrachant un texte de la mort (pour celui qui ne comprend pas la langue dans laquelle il est écrit, ou bien pour celui qui a une idée figée de son sens, un texte est lettre morte) à la vie, une autre vie. (Et c’est pourquoi les traductions se trouvent au mitan de ma thèse, comme passage d’un état à un autre de la pensée). La traduction est d’abord défrichement-déchiffrement, puis restauration, remise au jour, re-mise au monde, résurrection.

À Bayt Ras (« Maison du Chef », ou « du Sommet »), les archéologues font ce travail de traduction. De la langue employée dans les textes qui accompagnent les peintures, un araméen écrit en lettres grecques ; et des fresques elles-mêmes. Et c’est aussi un défrichement, une restauration, une réactualisation du sens de l’humain, comme toute science, toute recherche non figée, en constant mouvement.

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Kundalini yoga

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photo Alina Reyes

photo Alina Reyes

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C’est un corps encore un peu courbaturé, et déjà un peu aminci, qui écrit cette note, au surlendemain d’un premier cours de kundalini yoga. Un corps rassasié, après avoir eu si faim d’exercice, durant les trois mois où il en a été privé, suite aux opérations chirurgicales (seule la marche m’était permise).

Le kundalini yoga est un exercice complet du corps et de l’esprit, conjuguant postures tenues longtemps et savamment enchaînées, concentration mentale (yeux fermés tout au long de la séance, guidée par la parole de la professeure), écoute de la musique légère diffusée, chant de mantras, temps de méditation, techniques de souffle, techniques de contractions, pratique répétée de la « respiration du feu ». Pratiques qui semblent ne demander, lorsqu’on les accomplit, que très peu d’efforts, voire aucun effort, et qui s’avèrent pourtant solliciter profondément le corps – en témoignent les moments où durant la séance le sang se met à chauffer sans raison apparente, puis l’état presque second dans lequel on en sort, et, du moins pour moi après un long temps sans exercice, les courbatures du lendemain, des cuisses aux épaules en passant par les abdos.

Diagramma-chakra-kundaliniLe travail ne s’exerce pas seulement sur les muscles et les articulations, mais aussi sur les organes, la circulation du sang, l’oxygénation, notamment du cerveau. Dès le premier cours, il est clair qu’il s’agit d’une pratique puissante (d’ailleurs dangereuse pour les personnes qui ont ou ont eu des problèmes psychiatriques). Une pratique spirituelle autant que physique. Kundalini, du mot sanskrit kundala qui signifie « entouré en spirale », désigne « une puissante énergie spirituelle lovée dans la base de la colonne vertébrale », une « énergie cosmique » (article détaillé : wikipédia). Très ancien, le kundalini yoga a été aussi appelé rāja yoga, yoga royal.

J’ai pratiqué au fil des années différentes formes de gym et de danse ; celles et ceux qui sont dans ce cas et savent donc contrôler les postures pour ne pas se faire mal peuvent s’initier au yoga sur Internet, s’il n’y a pas de cours assez bon marché à proximité ; mais je recommanderais au moins quelques cours en salle pour bien se pénétrer de l’esprit du kundalini. Il n’est pas indispensable d’être particulièrement souple, la souplesse s’acquiert avec la pratique. Personnellement j’ai  perdu un peu de souplesse avec les traumatismes chirurgicaux, mais il m’en restait assez pour pouvoir réaliser toutes les postures. J’espère retrouver toute ma souplesse originelle (par exemple, je réussis encore, à très peu près, l’exercice consistant à, couchée sur le dos, lancer les jambes derrière la tête jusqu’à toucher le sol des pieds, mais je ne peux plus du tout, comme je m’amusais à le faire avant, (mais cela ne nous a pas été demandé) ramener de là mes genoux au sol de chaque côté de ma tête pour l’encadrer), j’espère même l’améliorer. En tout cas j’ai été si satisfaite que j’ai changé mon cours hebdomadaire d’une heure pour un cours d’une heure et demie. Notre corps aussi veut être savant, apprenant.

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La marque de l’humain

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ces jours-ci au jardin alpin du jardin des Plantes, photo Alina Reyes

ces jours-ci au jardin alpin du jardin des Plantes, photo Alina Reyes

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La narratrice d’Emil Ferris dans My Favorite Thing is Monsters dit qu’elle a su dessiner avant de savoir parler. J’ai évoqué cette hypothèse d’une « écriture » précédant le langage dans ma thèse ainsi :

L’homme est un être qui trace : qui suit à la trace, et qui trace ce faisant des lignes, de ses doigts sur toutes sortes de parois comme de tout son corps dans l’espace où il se déplace (j’aime spécialement l’emploi intransitif du verbe tracer pour exprimer le fait de marcher à vive allure, ou, en botanique, l’action de ce qui est traçant : des racines notamment). Ce geste immémorial et toujours actuel, dans sa pulsion sauvage comme dans sa sophistication, ce geste d’inscrire, aussi ou plus ancien peut-être que la parole, plus ancien que l’écriture et qui trouve son accomplissement dans l’écriture, signe la conscience d’être au monde, d’habiter poétiquement le monde.

(…)

Chez les poètes l’unité de la langue et du réel, de l’être, perdure. Michel Foucault, dont on connaît la thèse selon laquelle les mots et les choses se sont séparés après la Renaissance, écrit que « Vigenère et Duret disaient l’un et l’autre – et en termes à peu près identiques – que l’écrit avait toujours précédé le parlé » ; qu’à la Renaissance le langage « existe d’abord, en son être brut et primitif, sous la forme simple, matérielle, d’une écriture, d’un stigmate sur les choses, d’une marque répandue par le monde » et que, après la séparation,

de Hölderlin à Mallarmé, à Antonin Artaud -, la littérature n’a existé dans son autonomie (…) qu’en formant une sorte de “contre-discours” et en remontant ainsi de la fonction représentative ou signifiante du langage à cet être brut oublié depuis le XVIe siècle. 1

Remonter à cet être brut. Éclairer le point devenu aveugle du langage courant. Adopter le point de vue selon lequel l’écrit a précédé le parlé, c’est lever le voile sur le fait que quelque chose a précédé le langage comme fonction de communication. L’écriture n’est pas la langue, les linguistes distinguent l’une et l’autre. Tout trait, tout tracé peut être considéré comme une écriture, d’autant plus s’il est délibéré. Un stigmate sur les choses, une marque répandue par le monde.

1 Michel FOUCAULT, Les mots et les…, op.cit., p. 53, p. 54 et p. 59

Entrant hier dans une librairie, j’y ai vu, mis en avant, un petit livre d’Umberto Eco que je ne connaissais pas : Comment écrire sa thèse. Trop tard pour moi, elle est écrite et soutenue. Mais je l’ai feuilleté et j’ai vu qu’il mettait entre guillemets l’adjectif « scientifique » pour qualifier le travail de thèse en sciences humaines. C’est aussi ce que j’ai souligné notamment dans mon discours de soutenance de thèse. Il faudrait redéfinir ce qui peut être considéré comme scientifique dans une recherche littéraire, par exemple. Comment se fait-il qu’avec les méthodes « scientifiques », c’est-à-dire académiques, actuelles, les découvertes soient souvent si pauvres (du moins en littérature) ? Les découvertes que j’apporte sont si originales qu’il peut être difficile de les comprendre, ou même tout simplement de les voir. Car le lecteur peut être aveuglé par le fait de ne pas reconnaître ce qu’il a l’habitude de lire (comme dans mes livres il peut être aveuglé par l’érotisme ou par ma façon autre de construire une fiction). C’est tout à fait normal, cela arrive tout le temps dans l’histoire de l’art et de la littérature. Les inventions commencent par aveugler parce qu’on n’y reconnaît pas le connu. Mais c’est précisément leur intérêt de conduire vers l’inconnu et, ce faisant, de réveiller les esprits endormis.

Dans la même librairie, j’ai feuilleté un livre de Leïla Slimani, prix Goncourt. Une suite de phrases composées d’un sujet, d’un verbe et d’un ou deux compléments, reliées par les grosses ficelles de la narration basique. Voilà ce qu’on apprend à faire dans les ateliers d’écriture de Gallimard. Du très facile, de la non-création, du vendeur de temps de cerveau humain disponible, de l’abêtisseur d’esprits. Ainsi fabrique-t-on le fascisme d’aujourd’hui et de demain.

Le combat de l’intelligence et pour l’intelligence n’est pas seulement un combat pour la survie des sciences, de l’art, de la littérature. C’est aussi un combat politique.  La bêtise de Trump, la bêtise de Macron qui arme Benalla et se fait diriger par Mimi Marchand, sont l’illustration directe de la plus grande menace qui pèse sur nos civilisations : la réduction du cerveau de l’homme à celui d’un singeur de sciences, d’un singeur d’art, d’un singeur de pensée, d’un singeur de politique – l’annihilation du génie inventeur de l’humain.

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« The adventure of the Creeping Man ». Conan Doyle et Stevenson, Poe, Freud (vidéo)

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La nouvelle parue en 1923 a été traduite en français sous le titre « L’homme qui grimpait ». Mais creep signifie d’abord se glisser, ramper. Dans les premières lignes, Holmes envoie un message laconique au Dr Watson :

Come at once if convenient–if inconvenient come all the same.
« Venez de suite si vous pouvez – si vous ne pouvez pas, venez quand même ».
Ce message peut symboliser toute cette nouvelle : comment fait l’homme pour venir quand il ne peut pas venir ? Cela vaut d’évidence dans ce texte pour le sexe, mais le mécanisme est le même pour l’intellect, pour l’art, pour la politique, pour toute activité humaine où la question se pose : pouvoir ou ne pas pouvoir, disons pour paraphraser Shakespeare. Et c’est un bon indice aussi d’entendre dans ce convenient et cet inconvenient, qui signifient respectivement ce qui ne pose pas de problème et ce qui en pose, le commode et l’incommode, les sens de leurs cousins français convenable et inconvenant, et bien sûr inconvénient. Le principal inconvénient pour l’humanité consiste à pallier le non-pouvoir par des artifices misérables. Je n’en dis pas plus, je vous laisse goûter l’adaptation cinématographique (série télévisée britannique, 1984) par Michael Cox de cette histoire où l’on retrouve à la fois The Murders in the Rue Morgue de Poe, Dr Jekyll and Mr Hyde de Stevenson, et une psychanalyse par la fiction, le Dr Doyle étant au moins aussi perspicace que le Dr Freud.

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Le texte de la nouvelle, en anglais, peut être lu ici
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Zen et zazen, pratique

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chaise rue 13eHier en marchant à Paris 13e, photos Alina Reyes

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Ce matin, à l’aube, j’ai fait zazen – je vais dire comment. Mais je pratique le Zen depuis que j’ai lu, il y a très longtemps (et relu, il n’y a pas longtemps) Siddharta de Hermann Hesse, superbe et classique porte d’entrée au bouddhisme pour les Occidentaux. Adolescente, je me suis intéressée à toutes les spiritualités, j’ai essayé de pénétrer, à ma façon, toutes celles auxquelles j’avais accès à travers des textes. En lisant le témoignage de Taïkan Jyoji dont j’ai donné un passage dans la note précédente, je me dis que toutes les épreuves qu’il est allé chercher dans un monastère au Japon pour parvenir à l’illumination, je les ai pour ma part vécues naturellement, dans la vraie vie telle qu’elle est pour une fille du peuple, mère très tôt et rapidement mère célibataire, sans qualification ni travail autre que des successions de jobs temporaires et mal payés, connaissant des années de grande pauvreté et même de faim, puis malgré tout trouvant le moyen de faire des études, à l’âge où les autres les terminent, de trouver de nouveaux jobs, etc. Pour traverser tout cela, la précarité et l’insécurité permanentes, puis plus tard une célébrité soudaine (et pas du tout aimée) sans se perdre en chemin, sans perdre sa joie ni son esprit d’enfance, pour traverser tout cela et bien d’autres choses et se sentir toujours fraîche à soixante-deux ans, toujours prête à découvrir, apprendre et inventer encore, le Zen profondément vécu, sans signe extérieur, le calme profond malgré les agitations de surface, m’a beaucoup soutenue.

Le Zen n’est pas une religion, c’est une pratique. Une pratique au moins autant physique que spirituelle. En fait, le corps et l’esprit y sont complètement unis. Un esprit vivant dans un corps vivant, un esprit aiguisé dans un corps aiguisé. Je ne peux pas dire que j’ai approché le zazen, la « méditation » (le terme est impropre) zen en novice : mes longues années de mysticisme sauvage, puis dans le cadre du christianisme, puis dans celui de l’islam (avec notamment la prière islamique, très physique aussi), mes années de pratique de la contemplation, qui fait partie de mon existence quotidienne, qui est mon existence quotidienne, mes temps d’érémitisme, me facilitent évidemment l’opération qui consiste à faire le vide, comme on dit faute de mieux – faire la paix et la lumière. Mais ce n’est pas une raison pour se dispenser d’expérimenter des méthodes, et j’ai donc expérimenté zazen pour la première fois. Pour me préparer, en plus de continuer à lire le livre dont j’ai parlé, j’ai visionné plusieurs vidéos de maîtres zen, tant pour l’esprit que pour l’exercice physique de zazen. Hier soir j’ai testé, les fesses posées sur un coussin comme indiqué, la position en lotus ; et j’ai constaté que je n’arrivais plus à la faire : là où ma cheville a été brisée, il y a quelques années à la montagne, ça tire trop. Peut-être, si je persévère, et en me mettant aussi bientôt au yoga, parviendrai-je à réassouplir l’articulation. Pour le moment, je me mets donc en demi-lotus – ce que le maître zen dans la vidéo ci-dessous appelle la façon asymétrique (mais les débutants qui n’arrivent pas à faire non plus le demi-lotus peuvent simplement croiser les jambes de leur mieux, ou même, pour les plus raides, s’asseoir sur une chaise). Ensuite il faut se tenir bien droit, c’est essentiel, avec les mains posées l’une sur l’autre, les pouces joints formant une ouverture ovale – les vidéos ci-dessous expliquent tout cela dans le détail. Puis pratiquer la respiration abdominale. Respirer avec le ventre, comme le font les chanteurs. J’ai appris cela dans l’enfance, de mon père qui était chanteur de bel canto amateur, et ensuite, adulte, en chantant dans divers chœurs : quand on doit tenir une note très longue, il faut l’expirer tout aussi longuement. Le maître zen recommande ici de tenir au moins 8 secondes. Hier soir, j’ai été tout de suite à 25 secondes, temps vérifié sur le réveil électronique. Ce matin, sans forcer, tout doucement, j’ai commencé à 18 secondes, puis le temps a augmenté de lui-même à chaque expiration, pour se stabiliser à 25 ou 27 secondes. Je n’ai pas cherché à faire plus, par un effort, car la respiration doit rester naturelle. Mais compter mentalement les secondes est un très bon moyen d’empêcher les pensées importunes ou l’endormissement. J’ai fait cela environ un quart d’heure, puis je suis restée un bon moment à savourer la paix et la lumière avant de me relever.

Deux heures plus tard, à l’hôpital où je me trouvais pour une petite intervention d’une petite heure avant une nouvelle opération demain, la médecin m’a dit « ça se passe très bien, vous ne bougez pas du tout, c’est parfait ». J’ai alors remarqué que sans y penser, naturellement, je pratiquais une respiration calme et profonde. Et j’étais profondément calme.

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La recherche selon la méthode des koan dans le Zen Rinzai

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taikan jyojiToute personne qui cherche peut comprendre la méthode de recherche exprimée dans ce passage de l’Itinéraire d’un maître zen venu d’Occident, de Taïkan Jyoji. Approfondir la compréhension de ce qu’est sa propre recherche et de là, approfondir encore sa recherche. J’ajoute encore un mot après la citation.

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« Il existe trois recueils fondamentaux de koan. Un seul est traduit en français : Le Passe sans porte. Ce recueil de quarante-sept koan commence par celui du « MU de Joshu ». Ce koan est un des trois koan de base qu’un Maître a la possibilité de donner à son élève. Le deuxième s’énonce ainsi : « Avant la naissance de tes parents, quel est ton visage originel ? » Et le troisième : « Un son est produit lorsqu’on frappe dans ses mains. Quel est le son d’une seule main ? » Cette technique de travail par le koan permet de remonter aux sources de soi-même par la pénétration de significations mystérieuses, la destruction de monde des naissances et des morts, le dépassement des passions (non leur destruction).

(…)

Chaque koan est un enseignement en soi. Ce n’est pas seulement, comme on peut le lire parfois, un moyen de soutenir l’attention du disciple ; c’est également un enseignement. La compréhension exacte d’un koan et le sens profond échappent souvent à l’étudiant. Si un koan est saisi par l’intellect lors de son énoncé, il doit ensuite passer par une longue maturation, une longue macération, faite par le corps et l’esprit. Il faut souvent plusieurs jours, voire plusieurs semaines, rien que pour passer le koan de l’intellect à l’esprit et au corps. Le travail de recherche doit être effectué de deux manières, d’une part, la concentration de l’esprit sans laquelle la signification du koan ne peut être atteinte, d’autre part le travail d’investigation, de « concentration réfléchie » sur le koan. La pratique absolue et parfaite est d’arriver à être absorbé par le koan, à être un avec le koan, à ce que le koan et soi ne deviennent plus qu’une chose, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il faut que le koan devienne la chose la plus importante du monde. On doit travailler sur le koan de manière à polariser toutes les énergies sur lui. Passer un koan, c’est gravir une marche dans la réalisation de soi.

Il ne s’agit donc pas de saisir intuitivement un koan ni de le résoudre par une réflexion logique. Il ne s’agit pas de comprendre un koan pour le passer, mais de devenir ce koan. L’intuition ne suffit pas. La réponse doit exprimer un état vécu. Prenons un exemple : un homme bat le record de plongée sous-marine en descendant à plus de cent vingt mètres. C’est par un entraînement régulier qu’une telle performance peut être atteinte. Chaque mètre gagné est un acquis, dans le sens où cet être vainc à chaque mètre supplémentaire quelque chose en lui. Plus il avance dans cette aventure (et le Zen n’est-il pas une aventure ?), plus le monde qu’il découvre sera nouveau : les espèces se trouvant à trente mètres de fond n’existent pas à vingt mètres ; celles de cinquante mètres, pas à quarante. Plus il est capable d’aller profond, plus son corps et son esprit réalisent les transformations nécessaires pour supporter les effets de l’augmentation de la pression. Dans le Zen, chaque koan est un mètre. À chaque koan, le corps se transforme, ainsi que l’esprit, puisqu’il n’y a pas d’esprit sans corps ni de corps sans esprit. »

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« La réponse doit exprimer un état vécu », dit Taïkan Jyoji. Oui. Et l’état vécu doit créer la réponse, qui doit être un passage sans porte à un autre monde, jusque là inconnu, et, quelle que soit la voie empruntée, ouvert pour les autres.

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Philosophie du langage : une lecture du Génie de Rimbaud et une conférence d’Ali Benmakhlouf

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génie

Génie ; présent ; maison ouverte ; force et amour ; extase ; mesure ; raison ; jouissance ; vie ; voyage ; sonne ; souffles, têtes, courses ; perfection, formes, action ; fécondité ; univers ; grâce ; vue ; jour ; musique ; pas ; migrations ; monde ; chant ; nuit ; château ; foule ; plage ; regards ; voir ; déserts, neige ; vue ; souffle ; corps ; jour

J’ai réenluminé le « Génie » des Illuminations en écoutant cette conférence d’Ali Benmakhlouf à l’ENS :

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La bibliographie de ma thèse

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Voici les pièces du puzzle. Le plus beau est que, comme avec les lettres de l’alphabet, on peut composer une infinité de textes avec. Je laisse qui cela intéresse donner ce défi à son imagination. C’est aussi un coffre aux trésors de lecture, de contemplation, on peut aussi y trouver des choses à lire et de temps en temps à visionner en ligne. C’est un paysage aux mille et un chemins, prenez et inventez-en autant que vous voudrez. (Le copié-collé fait parfois varier les caractères)

 

Quelqu'un a gravé dans les reliefs du mur du souterrain du jardin des Plantes qui mène au Jardin alpin des formes d'animaux, comme le faisaient nos ancêtres préhistoriques dans les grottes. Ces jours-ci à Paris, photo Alina Reyes

Quelqu’un a gravé dans les reliefs du mur du souterrain du jardin des Plantes qui mène au Jardin alpin des formes d’animaux, comme le faisaient nos ancêtres préhistoriques dans les grottes. Ces jours-ci à Paris, photo Alina Reyes

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BIBLIOGRAPHIE

Pour aller voir ailleurs

Nous avons opté pour une bibliographie unique, renonçant à une classification séparant corpus littéraire et corpus critique ou scientifique : estimant, dans l’esprit de cette thèse, que toute littérature (dont par exemple la « littérature médicale ») est littéraire, ou participe de la même histoire littéraire de l’humain que nous avons souhaité tracer ou esquisser.

De même, nous n’avons pas séparé les sources en plusieurs catégories, préférant mentionner pour un même titre, en plus de l’édition originelle, éventuellement les différentes éditions que nous avons consultées, papier ou numériques. Et nous n’avons pas séparé non plus les sources de parole livresques des articles ou des enregistrements audio-vidéo (documentaires, conférences, etc.). Les œuvres d’art plastique et cinématographiques entrent aussi dans cette bibliographie.

Lorsque les auteurs sont trop anciens pour pouvoir indiquer une date de publication qui leur soit contemporaine, nous indiquons leurs dates de naissance et de mort.

Lorsque les œuvres ne sont pas signées, nous les intégrons par leur titre à cette liste alphabétique des auteurs.

ABUD Monique

« Les deux voies de transmission de la psalmodie : les bimo au sein de la tradition chamanique lignagère et de la tradition chamanique d’État », Carnets du Centre Chine (CNRS/EHESS) (en ligne), 5 mai 2017, https://cecmc.hypotheses.org/34706

AGAMBEN Giorgio

- Quel que resta di Auschwitz, Turin, Bollati Boringhieri, 1998. Traduit de l’italien par Pierre Alferi : Ce qui reste d’Auschwitz, Paris, Payot et Rivages, coll. Rivages poche / Petite bilbiothèque, 1999 ; rééd. 2003

- Stanze, La parola e il fantasma nella cultura occidentale, Turin, Einaudi, 1977. Traduit de l’italien par Yves Hersant : Stanze, Parole et fantasme dans la culture occidentale, Paris, Christian Bourgois, 1981 ; Paris, Payot et Rivages, coll. Rivages poche / Petite Bibliothèque, 1994, rééd. 1998, avec Apostille de 1993 traduite par Danièle Valin

ALEXANDRIAN Sarane

Le Surréalisme et le rêve, préface de J.-B. Pontalis, Paris, Gallimard, coll. Connaissance de l’inconscient, 1974

ANGELUS SILESIUS (1624-1677)

Cherubinischer Wandersmann, Livre I, 289. Cité par Martin HEIDEGGER, in Le principe de raison, traduit de l’allemand par André Préau, préface de Jean Beaufret, Paris, Gallimard, coll. Tel, 1962, p. 104 sq

ARISTOPHANE

Βάτραχοι [Les Grenouilles], Athènes, aux Lénéennes, 405 av. J.-C.

ARTAUD Antonin

- Œuvres, édition d’Évelyne Grossman, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2004

- Le Théâtre et son double, Paris, Gallimard, coll. Métamorphoses, 1938 ; in Œuvres, p. 505

- Pour en finir avec le jugement de dieu, émission conçue et réalisée par l’auteur pour la Radio diffusion française, enregistrée le 28 novembre 1947, diffusée le 11 mai 1948. Première publication du texte : Paris, K Éditeur, 1948

- Les Nouvelles Révélations de l’Être, Paris, Denoël, 1937 (publié sans nom d’auteur) ; in Œuvres, p. 789

- Correspondance avec Jacques Rivière, 25 mai 1924, in Œuvres, p. 80

- Van Gogh le suicidé de la société, Paris, K éditeur, 1947. in Œuvres, [Quarto], p. 1461-1462

AUSTER Paul

Conférence avec Isaac GEWIRTZ à la New York Public Library le 16 janvier 2014 : https://youtu.be/54nMX8i2Wbs

BACHELARD Gaston

La poétique de l’espace, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Bibliothèque de philosophie contemporaine,1957

BANKSY

cité par Fanny CRAPANZANO, Street Art et Graffiti : l’invasion des sphères publiques et privées par l’art urbain, éditions L’Harmattan, Paris, 2015, p.14

BARTHES Roland

- S/Z, Paris, Seuil, coll. Tel Quel, 1970

- L’empire des signes, Genève, Albert Skira, 1970 ; Paris, Seuil, coll. Points Essais, 2014

BASILE DE CÉSARÉE

Homilíai ei̓s tī̀n Hexaī́meron, recueil de 9 homélies sur le récit de la création d’après la Genèse, prononcées pendant le carême à Césarée de Cappadoce en 378. Traduction en français : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/frame.html ; Homélies sur l’Hexaéméron, introduction et traduction de Stanislas Giet, Paris, Éditions du Cerf, coll. Sources chrétiennes, 1950.

BAUDELAIRE Charles

- Salon de 1859 in Œuvres complètes de Charles Baudelaire, t. II, Curiosités esthétiques, Paris, Michel Lévy Frères, 1868 ; Salon de 1859, Lettres à M. le Directeur de la Revue française , chap. II « Le public moderne et la photographie » ; https://fr.wikisource.org/wiki/Salon_de_1859

- Les Fleurs du mal, Paris, Poulet-Malassis et De Broise, 1857 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Fleurs_du_mal/1857

BEAUVOIR Simone de

Le Deuxième sexe, Paris, Gallimard, coll. NRF, 1949 ; Paris, Gallimard, coll. Folio Essais, t.2, n°38, 2003

BECKETT Samuel

- En attendant Godot, pièce en deux actes créée au Théâtre de Babylone à Paris le 5 janvier 1953. Paris, Éditions de Minuit, 1952

- Fin de partie, pièce en un acte créée le 1er avril 1957 au Royal Court Theatre. Paris, Éditions de Minuit, 1957

- Film, court-métrage écrit par Samuel BECKETT et réalisé par Alan SCHNEIDER, avec Buster KEATON, 1965

BEGOUIN Stephane, TARDIEU Vincent

Arts, Palettes-Lascaux, le ciel des premiers hommes, documentaire, Arte, 2007

BELLIER Paul-André

Revue d’histoire de la pharmacie, vol.80, no 293,‎ 1992

BENJAMIN Walter

Rédigé à Munich en novembre 1916 sous forme de lettre à Gershom Scholem, inédit du vivant de l’auteur : « Sur le langage en général et sur le langage humain », in Œuvres I, traduit de l’allemand par Maurice de Gandillac, Rainer Rochlitz et Pierre Rusch, Paris, Gallimard, coll. Folio Essais n° 372, 2000

BENVENISTE Émile

« Préliminaires » de ses notes manuscrites « sur le langage poétique », folio 80. Cité par Gérard DESSONS, « Le Baudelaire de Benveniste entre stylistique et poétique », Semen n° 33, 2012

BESSON Philippe

Arrête avec tes mensonges, Paris, Julliard, 2017

BIBLE

De nombreuses traductions de la Bible en ligne sont recensées sur le site lexilogos : https://www.lexilogos.com/bible.htm. Notamment : Bible de Jérusalem ; Nouvelle Bible Segond ; Traduction oecuménique de la Bible (TOB) ; et la Bible traduite par André Chouraqui. Passages dans la section Traductions.

BIETRY-RIVIERRE Éric

« Mexique : un trésor au bout du tunnel », Le Figaro, 30-10-2014 ; http://www.lefigaro.fr/arts-expositions/2014/10/30/03015-20141030ARTFIG00181-mexique-un-tresor-au-bout-du-tunnel.php

BLAKE William

The Marriage of Heaven and Hell, ouvrage de prose et de poésie illustré de gravures de William Blake et de sa femme Catherine, publié en Angleterre en 1793. Fragments dans la section Traductions.

BONNEFOY Yves  

- Du Mouvement et de l’immobilité de Douve, Paris, Mercure de France, coll. Poésie, 1953

- L’Inachevable, Entretiens sur la poésie, 1990-2010, Albin Michel, 2010

- Remarques sur le dessin, Paris, Mercure de France, 1993 ; La vie errante, suivi de Une autre époque de l’écriture et de Remarques sur le dessin, Paris, Gallimard, coll. Poésie n° 313, 1997

- La longue chaîne de l’ancre, Paris, Mercure de France, coll. Poésie, 2008

- L’Arrière-pays, Paris, Gallimard, coll. Poésie, 2003

- « Yves Bonnefoy : “Il faudrait jouer Shakespeare dans le noir” », Le Monde, propos recueillis par Fabienne Darge en 2014, republiés le 5-7-2016 ; https://www.lemonde.fr/livres/article/2016/07/05/yves-bonnefoy-il-faudrait-jouer-shakespeare-dans-le-noir_4964040_3260.html?xtmc=bonnefoy&xtcr=45

- « Le haïku, la forme brève et les poètes français », conférence donnée au Japon en septembre 2000 : https://terebess.hu/english/haiku/bonnefoy.html

BORGES Jorge Luis

- Œuvres complètes, trad. de l’espagnol (Argentine) par Paul Bénichou, Jean Pierre Bernès, Roger Caillois, René L.-F. Durand, Laure Guille, Nestor Ibarra, Françoise Rosset, Sylvia Bénichou-Roubaud, Claire Staub et Paul Verdevoye, édition de Jean Pierre Bernès, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1999

- « La Pesadilla », Siete Noches, Fundo de cultura económica, 1980 ; http://biblio3.url.edu.gt/Libros/borges/Siete_noches.pdf ; trad. de Françoise Rosset revue par Jean-Pierre Bernès : « Le Cauchemar », Sept Nuits, in Œuvres complètes, t. II

- « Las dos catedrales », Buenos Aires, La Nación, 18-6-1978 ; in La Cifra, Buenos Aires, Emecé Editores, 1981 ; trad. de l’espagnol (Argentine) par Roger Caillois : « Les deux cathédrales », in Treize poèmes, édition bilingue illustrée par Pierre Alechinsky, Montpellier, Fata Morgana, 1978 ; trad. par Claude Esteban : in Le chiffre in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, éd. Jean-Pierre Bernès, t. II, 1999, p. 789

- Borges en diálogo, Barcelone, Editorial Grijalbo, 1985 ; trad. de l’espagnol par René Pons : Jorge Luis BORGES, Osvaldo FERRARI, Dialogues I, Paris, Pocket, collection « Agora  », n° 360, 2012

- « Dos que soñaron », in Revista Multicolor, supplément de la revue Critica, 22 juin 1934 ; in Obras completas, Buenos Aires, Emecé Editores, 1978, p. 338 ; http://web.mit.edu/21f702/21F702/Cuentos/DosqueSonaron.html

- « El otro tigre », in El hacedor, Buenos Aires, Emecé Editores, 1960. « L’autre tigre », texte entier en français dans la section Traductions

- Borges oral, Buenos Aires, Emecé Editores, 1979. Conférences, trad. Françoise Rosset, Paris, Gallimard, 1985 ; Folio Essais, 2006

- « Utopia de un hombre que esta cansado » in El libro de arena, Buenos Aires, Emecé Editores, 1975. Trad. Françoise Rosset : « Utopie d’un homme qui est fatigué », in Le livre de sable, Folio 2003

- Ulrica, in El libro de arena, Buenos Aires, Emecé Editores, 1975. Trad. Françoise Rosset : « Ulrica », in Le livre de sable, Folio 2003

- « El otro tigre » in El Hacedor, Buenos Aires, Emecé Editores, 1960. Poème entier en français dans la section Traductions

BOUDENOT Jean-Claude

« La vie de Wolfgang Ernst Pauli », in Reflets de la physique, n° 12, déc-janv. 2008

BOULANGER Christophe, FAUPIN Savine, PIRON François

Habiter poétiquement le monde, Lille, Musée d’Art moderne Lille Métropole, 2010

BOUVIER Nicolas

L’Usage du monde, Paris, Librairie Droz, 1963, avec illustrations de Thierry Vernet ; in Œuvres, éd. Éliane Bouvier avec la collaboration de Pierre Starobinski, préface de Christine Jordis, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2004

BRETON André

- Écrits sur l’art et autres textes, in Œuvres complètes, édition sous la direction de Marguerite Bonnet, tome IV, éd. Étienne Hubert, Philippe Bernier et Marie-Claire Dumas, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2008

- « Entretien avec Roger Vitrac », Le Journal du peuple, 7 avril 1923

- Manifeste du surréalisme, Paris, Éditions du Sagittaire, 1924 ; in Œuvres complètes, t. I, édition de Marguerite Bonnet avec la collaboration de Philippe Bernier, Étienne-Alain Hubert et José Pierre Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de La Pléiade, 1988

- Nadja, Paris, Gallimard NRF, 1928

- « Langue des pierres », Le surréalisme, même, n° 3, automne 1957 ; in Œuvres complètes, [Pléiade] t. IV, 2008, p. 959

- Second manifeste du surréalisme, Paris, Éditions Kra, 1930 

- André BRETON et Philippe SOUPAULT, Les Champs magnétiques, Paris, Au sans pareil, 1920

- Flagrant délit : Rimbaud devant la conjuration de l’imposture et du truquage, Paris, Thésée, 1949

- Manifeste du Surréalisme. Poisson soluble, Paris, Éditions du Sagittaire, chez Simon Kra, 1924

BREUIL Eddie

Du Nouveau chez Rimbaud, Paris, Honoré Champion, 2014

BRUNEL Pierre

Le Mythe de la métamorphose, Paris, Librairie José Corti, coll. Les Massicotés, 2004

BURTON Robert

The Anatomy of Melancholy, What it is: With all the Kinds, Causes, Symptomes, Prognostickes, and Several Cures of it. In Three Maine Partitions with their several Sections, Members, and Subsections. Philosophically, Medicinally, Historically, Opened and Cut Up, Oxford, Henry Cripps, 1621 (sous le pseudonyme de Democritus junior). Traduit par Bernard Hœpffner et Catherine Goffaux : L’Anatomie de la mélancolie, préface de Jean Starobinski, Paris, José Corti, 2000. Traduit par un collectif de traducteurs sous la direction de Gisèle Venet : Paris, Gallimard, coll. Folio Classique n° 4255, 2005

BYATT Antonia Susan

Little Black Book of Stories, Londres, Chatto & Windus, 2003. Trad. de l’anglais par Jean-Louis Chevalier : Petits contes noirs, Paris, Flammarion, 2006

CALASSO Roberto

K., Paris, Gallimard, 2005

CAMUS Albert

Le Mythe de Sisyphe, Paris, Gallimard, coll. Les Essais, 1942

CARROLL Lewis

Through the Looking-Glass, Londres, Macmilan,1871

CASSIN Barbara

Le scepticisme antique, perspectives historiques et systématiques, actes du colloque de Lausanne, 1-3 juin 1988, éd. par André-Jean Voelke, textes de Jonathan BARNES et al., Genève, Librairie Droz, coll. Cahiers de la Revue de théologie et de philosophie

CÉLINE Louis-Ferdinand, TARDI

Voyage au bout de la nuit, Paris, Futuropolis, 1988

CENDRARS Blaise

- La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, Paris, Les Hommes Nouveaux, 1913

- « Tu es plus belle que le ciel et la mer », in Feuilles de route, Paris, Denoël, 1924

CHAR René

- Feuillets d’Hypnos, Paris, Gallimard, 1946 

- Fureur et mystère, préface d’Yves Berger, Paris, Gallimard, coll. Poésie n° 15

CHARCOT Jean Martin

L’hystérie, Paris, L’Harmattan, coll. Psychanalyse et civilisations, textes choisis et introduits par E. Trillat, 1998

CHATWIN Bruce

The Songlines, Londres, Jonathan Cape, 1987. Traduit de l’anglais par Jacques Chabert : Le Chant des pistes, Paris, Grasset, 1988 ; Le Livre de Poche, 1990

CHOMSKY Noam

- Reflections on Language, New York, Pantheon Books, 1975. Trad. de l’anglais (américain) par Béatrice Vautherin, Pierre Fiala, Judith Milner : Réflexions sur le langage, Paris, François Maspero, 1977 ; Paris, Flammarion, coll. Champs Essais, 2011

- « Qu’est-ce que le langage, et en quoi est-ce important ? », conférence donnée le 25-7-2013 à l’Université de Genève. En version originale (anglais) : https://www.youtube.com/watch?v=05j6fAD77ok ; en version française : https://www.youtube.com/watch?v=-wJDf9gAWW4

CHRÉTIEN DE TROYES

- Perceval le Gallois ou le Conte du Graal (1180-1181). Publié en 6 vol. d’après les manuscrits originaux par Ch. Potvin, Mons, imprimerie Dequesne-Masquillier, 1866-1871 ; http://numelyo.bm-lyon.fr/f_view/BML:BML_00GOO0100137001102684409

- Le Chevalier au Lion (1177-1181) ; Le Chevalier au Lion (Yvain), t. IV de Les romans de Chrétien de Troyes, Paris, Librairie Honoré Champion, éd. par Mario Roques d’après la copie de GUIOT (Bib. nat. fr. 794), 1982 (édition en ancien français)

CLAUDEL Camille

- Citée par Aline MAGNIEN, in Camille Claudel, Paris, Musée Rodin/Fundacion Mapfre/Gallimard, 2008

- Profonde pensée, 1900, sculpture marbre taille directe, Musée Sainte-Croix, Poitiers

- L’Âge mûr, 1898-1913, un plâtre et deux bronzes, Musée d’Orsay et Musée Rodin, Paris

CLAUDEL Paul

« Religion du signe », in Connaissance de l’Est, Vienne, Larousse, 1920 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Connaissance_de_l’Est ; édition critique établie par Gilbert Gadoffre, Paris, Mercure de France, 1973

CLOTTES, Jean, LEWIS-WILLIAMS, David

Les Chamanes de la Préhistoire : transe et magie dans les grottes ornées, Paris, Le Seuil, 1996

COELHO Paulo

O Alquimista, Rio de Janeiro, Rocco, 1988

CORAN

De nombreuses traductions du Coran en ligne sont recensées sur le site lexilogos : https://www.lexilogos.com/coran.htm. Notamment celles de Malek Chebel, d’André Chouraqui, de Dominique Penot, de Denise Masson. Passage dans la section Traductions.

CORNEILLE Pierre

Le Cid, tragi-comédie, Paris, François Targa, 1637 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86108062/f1.image

CORSO Gregory

« Writ on the Eve of My 32nd Birthday », in Long Live Man, New York, New Directions Publishing Corporation, 1962

CORTAZAR Julio

Bestiario, Buenos Aires, Editorial Sudamericana, 1951 ; https://ucaecemdp.edu.ar/wp-content/uploads/2016/09/julio-cortazar-bestiario.pdf

CREVEL René

Le Clavecin de Diderot, Paris, Éditions surréalistes, 1932 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Clavecin_de_Diderot

CURIE Ève

Madame Curie, Paris, Gallimard, 1938, ; rééd. Paris, Gallimard, coll. Folio n° 1336, 1981

DAMOUR Thibault

Si Einstein m’était conté, Paris, Cherche-Midi, 2005

DANTEC Maurice

Le Théâtre des opérations. Journal métaphysique et polémique, Paris, Gallimard, 1999

DEBORD Guy-Ernest

- Rapport sur la construction des situations et sur les conditions de l’organisation et de l’action de la tendance situationniste internationale, Paris, 1957 ; Paris, Mille et Une nuits, 2000

- In girum imus nocte et consumimur igni, film de 95 minutes réalisé en 1978, sorti en salles en 1981

DELEULE Sylvie

L’Europe des Écrivains : « l’Islande », documentaire, Arte, 2015

DESNOS Robert

« Lettres de déportation à Youki », in Œuvres, édition de M.-C. Dumas, Paris, Gallimard, coll. Quarto, 2003

DHAINAUT Pierre

Habiter poétiquement le monde, Villeneuve d’Asq, LaM/Lille Métropole Musée d’art moderne, 2010

DIDEROT Denis

- Le Neveu de Rameau, (texte écrit probablement entre 1762 et 1773) in Œuvres, t. XXI, première publication en français (après la publication en allemand par Goethe en 1805), non définitive, d’après une copie du manuscrit, par Brière en 1821. Première publication du texte correct, d’après le manuscrit autographe retrouvé : Paris, Librairie Plon, 1891  ; https://beq.ebooksgratuits.com/vents/diderot-neveu.pdf

- Eléments de physiologie, in Œuvres complètes, t. IX, Paris, Garnier, éd. Assezat et Tourneux, 1875. Texte établi, présenté et commenté par Paolo Quintili, Honoré Champion, Paris, 2004

DIDI-HUBERMAN Georges

Invention de l’hystérie, Charcot et l’Iconographie photographique de la Salpêtrière, Paris, Éditions Macula, 1982 ; édition revue, corrigée et enrichie d’une postface de Georges Didi-Huberman, 2014

DESCOLA Philippe

Par-delà nature et culture, Paris, Gallimard, 2005

DUPRONT Alphonse

Du Sacré. Croisades et pèlerinages, Images et langages, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des Histoires, 1987

DURAND Gilbert

Les structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, Presses Universitaires de France, 1960 ; rééd. Paris, Bordas, 1969 ; Paris, Dunod, 10e éd., 1984

DURRELL Lawrence

Caesar’s Vast Ghost, Aspects of Provence, New York, Arcade Publishing (Little, Brown & Co.), 1990. Trad. de l’anglais par Françoise Kestsman : L’ombre infinie de César. Regards sur la Provence, Paris, Gallimard, 1994 ; rééd. coll. Folio n° 2824 , 1996

DVORAK Cordelia

John Berger ou la mémoire du regard, documentaire, Arte, 2016

ÉCHENOZ Jean

Ravel, Paris, Éditions de Minuit, 2006

ECO Umberto

Six Promenades dans les bois du roman et d’ailleurs, Paris, Grasset 1996

EIGELDINGER Marc

Mythologie et intertextualité, Genève, Éditions Slatkine, 1987

EINSTEIN Albert

cité par HADAMARD Jacques, Essai sur la Psychologie de l’invention dans le domaine mathématique, Paris, Blanchard, 1959

ELLIS Bret Easton

Lunar Park, New York, Alfred A. Knopf, 2005. Traduit par Pierre Guglielmina : Lunar Park, Paris, Robert Laffont, coll. Pavillons, 2005

ESCOUBAS Éliane

« La Bildung et le “sens de la langue” : Wilhem von Humboldt », Littérature, année 1992, volume 86n numéro 2, p. 60 ; https://www.persee.fr/doc/litt_0047-4800_1992_num_86_2_1545

FAULKNER William

Sanctuary, Londres, Jonathan Cape, 1931

FERRY Jean-Marc

Les grammaires de l’intelligence,  Paris, Éditions du Cerf, coll. Passages, 2004

FLAUBERT Gustave

Lettre à Ernest Duplan, 12 juin 1862, Correspondance, éd. par Jean Bruneau, et par Yvan Leclerc pour le dernier vol., Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1973-2007, t. III, p. 221-222 ; http://flaubert.univ-rouen.fr/article.php?id=11

FOLIE TRISTAN (fin du XIIe siècle)

Oxford, Bodleian Library, Douce, d6, f. 12vb-19A.

In Tristan et Iseut : Les poèmes français – La saga norroise, éd. bilingue et trad. de Daniel Lacroix et Philippe Walter, Le Livre de Poche, coll. Lettres Gothiques, 1989

Les deux poèmes de La Folie Tristan publiés par Joseph Bédier, Paris, Librairie de Firmin Didot et Cie, 1907 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97872633.r=Folie%20Tristan%20%3A%20Oxford?rk=42918;4

Autres éditions recensées ici : https://www.arlima.net/eh/folie_tristan_doxford.html

FOSSIER Arnaud

« Le grand renfermement » in Tracés, Revue de Sciences humaines

FOUCAULT Michel

- Les mots et les choses : une archéologie des sciences humaines, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des Sciences humaines 1966 ; rééd. coll. Tel, 1989

- L’Archéologie du savoir, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque des sciences humaines, 1969 ; in Œuvres, t. II, coll. Bibliothèque de la Pléiade, éd. sous la dir. de Frédéric Gros, texte établi, présenté et annoté par Martin Rueff, p. 117

- Le Courage de la vérité, Le gouvernement de soi et des autres, Cours au Collège de France 1984, Paris, EHESS/Gallimard/Le Seuil, coll. Hautes Études, éd. Frédéric Gros, 2009

- « Le corps utopique », conférence prononcée sur France Culture le 21 décembre 1966, après une première conférence prononcée dans le même cadre le 7 décembre précédent, « Les Utopies réelles ». Le texte des deux conférences a été publié sous le titre Le Corps utopique, les Hétérotopies, Fécamp, Éditions Lignes, 2009 ; puis réétabli in Œuvres, II, sous la direction de Frédéric Gros, avec la collaboration de Philippe Chevallier, Daniel Defert, Bernard E. Harcourt, Martin Rueff, Philippe Sabot et Michel Senellart, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 2015

- Folie et déraison. Histoire de la folie à l’âge classique, Paris, Plon, 1961. « Le Grand Renfermement », Histoire de la folie à l’âge classique, in Œuvres, t. I, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, édition de Frédéric Gros avec la collaboration de Jean-François Bert, Daniel Defert, Francois Delaporte et Philippe Sabot, 2015

FREUD Sigmund

Totem und Tabu : Einige Übereinstimmungen im Seelenleben der Wilden und der Neurotiker, Vienne, Hugo Heller & Cie, 1913. Traduit par Samuel Jankélévitch : Totem et tabou. Interprétation par la psychanalyse de la vie sociale des peuples primitifs‎, Paris, Payot, 1924

FURET François, OZOUF Mona

Dictionnaire critique de la Révolution française, Flammarion, 1988

GARCIA LORCA Federico

Romancero gitano (1924-1927), Madrid, Revista de Occidente, 1928

- « Romance de la Luna, luna », in Romancero gitano. « Romance de la lune, lune », texte entier en français dans la section Traductions

- « Romance Sonámbulo », in Romancero gitano.« Romance somnambule », texte entier en français dans la section Traductions

- « San Miguel », in Romancero gitano. « Saint Michel », texte entier en français dans la section Traductions

- « Romance de la Pena Negra », in Romancero gitano. « Romance de la noire peine » texte entier en français dans la section Traductions

GINZBURG Carlo

- « Spie Radici di un paradigma indiziario » in A. GARGANI (dir.), Crisi della ragione, Turin, Einaudi, 1979. « Signes, traces, pistes. Racines d’un paradigme de l’indice », Le Débat, 1980, vol. 6 n°6 p. 3-44 

- Il formaggio e i vermi, il cosmo di un mugnaio del’500, Turin, G. Einaudi, 1976. Trad. de l’italien par Monique Aymard : Le fromage et les vers. L’univers d’un meunier du XVIe siècle, Paris, Flammarion, 1980

GIONO Jean

Un roi sans divertissement, Paris, Gallimard, 1947

GIRAUDOUX Jean

Ondine, Paris, Grasset, 1939

GRÉGOIRE DE NAZIANCE

Λόγοι [Discours], 45 discours écrits entre 362 et 383, dont 5 (27-31) prononcés à Constantinople en 380, intitulés par Grégoire « Discours théologiques ». Discours 27, traduit par Pierre Gallay : http://www.migne.fr/textes/peres-eglise/35-pdf-061-gregoire-de-nazianze-premier-discours-theologique

GROTHENDIECK Alexandre

La clef des songes, manuscrit non publié sur papier à ce jour, http://matematicas.unex.es/~navarro/res/clefsonges.pdf

Esquisse d’un programme, écrit en 1984. Cambridge University Press, 10 juil. 1997 ; https://webusers.imj-prg.fr/~leila.schneps/grothendieckcircle/EsquisseFr.pdf

HADOT Pierre

Le voile d’Isis, Essai sur l’histoire de l’idée de Nature, Paris, Gallimard coll. NRF Essais, 2004

HAMSUN Knut

Sult, 1890. Traduit par Edmond Bayle : La Faim, Paris – Leipzig, Albert Langen, 1895

HEGEL Georg Wilhelm Friedrich

System der Wissenschaft. Erster Theil : Die Phänomenologie des Geistes, Bamberg/Würzburg, Goebhardt, 1807 ; trad. de l’allemand par Jean-Pierre Lefebvre : Phénoménologie de l’esprit, Paris, Flammarion, coll. Bibliothèque philosophique (Aubier), 1991. Phénoménologie de l’esprit, présentation, traduction et notes de Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière, Paris, Gallimard, Bibliothèque de philosophie, 1993 ; rééd. Folio Essais, 2002

HEIDEGGER Martin

Vorträge und Aufsätze, Pfullingen, Günther Neske, 1954. Traduction d’André Préau, préface de Jean Beaufret : Essais et conférences, Paris, Gallimard, coll. « Les Essais », 1958 ; rééd. coll. Tel, 1980

HENLEY William Ernest

« Invictus », poème écrit en 1875, publié sans titre in Book of verses, Londres, David Nutt, 1888

HILDEGARDE DE BINGEN (1098-1179)

Citée par Paul MENGAL, « Quand la maladie d’amour devient hystérie : le tournant de l’âge classique », RiLUnE, Revue des Littératures Européennes, n° 7, 2/2007, Atti/Actes Eros Pharmakon

HÖLDERLIN Friedrich

« In lieblicher Bläue », 1823 ; traduit de l’allemand par André du Bouchet : « En bleu adorable », in Œuvres, édition sous la direction de Philippe Jaccottet, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1967 ; http://www.hs-augsburg.de/~harsch/germanica/Chronologie/19Jh/Hoelderlin/hoe_0801.html

HOMÈRE (VIIIe siècle av. J.-C.)

Odyssée. Différentes traductions, et des éditions bilingues : https://fr.wikisource.org/wiki/LOdyssée ; http://remacle.org/bloodwolf/poetes/homere/table.htm

HORACE

Carmina, 23-13 av. J.-C. Traduction de LECONTE DE LISLE, Odes, Paris, Alphonse Lemerre, 1873 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Livre:Horace_-_Œuvres,_trad._Leconte_de_Lisle,_I.djvu

HOUELLEBECQ Michel

La Possibilité d’une île, Paris, Fayard, 2005

HUGO Victor

- Les Contemplations, Paris, Pagnerre et Michel Lévy, 1856 ; Paris, Nelson Éditeur, 1911 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Contemplations

- « La Conscience », in La Légende des siècles, Paris, Hetzel, 1859, p.15-18 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_Légende_des_siècles/La_Conscience

- « Dieu », Paris, Hetzel et Quantin, 1891 (posthume ) ; https://fr.wikisource.org/wiki/Dieu_(Victor_Hugo)

- Les Misérables, Paris, Pagnerre, 1862 ; Paris, Édition Nationale, Émile Testard éditeur, 1890 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Misérables

JAKOBSON Roman 

- Closing Statement : Linguistics and Poetics, Massachusetts Institute of Technology, 1960. Essais de linguistique générale, trad. de l’anglais et préfacé par Nicolas Ruwet, Paris, Éditions de Minuit, coll. Arguments, 1963

- « Einstein et la science du langage », Débat, n° 20, mai 1982, p. 132

JAUBERT Jacques et al.

« Early Neanderthal constructions deep in Bruniquel Cave in southwestern France », Nature, n° 534, 25-5-2016

JOORDENS J.C.A. et al.

« Homo erectus at Trinil used shells for tool production and engraving » Nature, 3-12-2014 ; n° 518, 12-2-2015, p. 228–2311

JOUFFROY Alain

Manifeste de la poésie vécue, Paris, Gallimard, coll. L’Infini, 1995

JOYCE James

Ulysses, Paris, Shakespeare and Company, édité par Sylvia Beach, 1922

KAFKA Franz

- Œuvres complètes, trad. de l’allemand (Autriche) par Jean-Pierre Danès, Claude David, Marthe Robert et Alexandre Vialatte, édition de Claude David, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, t. I II, III, 1976, 1980, 1984

- « Das Urteil », Arkadia, ein Jahrbuch für Dichtkunst, édité par Max Brod au printemps 1913, P. 53-65. Traduit par Alexandre Vialatte : « Le Verdict », in Œuvres complètes t.II, p. 180-191

- Tagebücher 1909-1923. Traduit par Marthe Robert : Journaux, 27 janvier 1922, in Œuvres complètes, t. III

- « Ein Hungerkünstler » [« Un artiste de la faim »], Neue Rundschau, 1922

- Lettre à Oskar Pollack, 27 janvier 1904, in Œuvres complètes t.3, p. 575

KEROUAC Jack

Lonesome Traveller, New York, McGraw Hill, 1960. Trad. de l’anglais par Jean Autret : Le vagabond solitaire, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 1969. Rééd. de deux des nouvelles de ce titre : Le vagabond américain en voie de disparition, précédé de Grand voyage en Europe, Paris, Gallimard, coll. Folio 2 € n° 3695, 2002

KHADRA Yasmina

L’Attentat, Julliard, 2005

KLEIN Étienne

Il était sept fois la révolution, Paris, Flammarion, 2005

LACAN Jacques

- Le Séminaire, Livre X, L’angoisse, édition de Jacques-Alain Miller, Paris, Seuil, 2004

- cité par Alain SOKAL, Jean BRICMONT, in Impostures intellectuelles, Paris, Odile Jacob, 1997, chap. « Les nombres imaginaires »

LA DAME QUI AVEINE DEMANDOIT POUR MOREL SA PROVENDE AVOIR 

La dame qui demandait de l’avoine pour que Morel ait sa ration, in Nouveau recueil complet des fabliaux des XIIIe et XIVe siècles, par W. Noomen et N. Van den Boogaard, Assen, 1983

LAFERRIÈRE Dany

Vers le Sud, Paris, Grasset, 2006

LAMBLIN Bianca

Mémoires d’une jeune fille dérangée, Paris, Balland, 1993

LECONTE DE LISLE

« La Légende des Nornes », in « Poèmes barbares », in Œuvres de Leconte de Lisle, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, s. d. (1889 ?), p. 48-55 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_Légende_des_Nornes

LEONARD DE VINCI

Codex Arundel, cité par Daniel FABRE, Bataille à Lascaux. Comment l’art préhistorique apparut aux enfants, Paris, L’Échoppe, 2014, ill. ; et cité par Daniel FABRE, « Le poète dans la caverne », in Claudie VOISENAT, Imaginaires archéologiques, Paris, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2015, p. 98

LEOPARDI Giacomo

« Canto notturno di un pastore vagante dell’Asia », in Canti, éd. Firenze, 1831 ; http://ww2.bibliotecaitaliana.it/xtf/view?docId=bibit001021/bibit001021.xml&chunk.id=d5554e4897&toc.id=&brand=bibit

Texte en français dans la section Traductions

LEROI-GOURHAN Émile

Le Geste et la Parole, tome I et II, Paris, A. Michel, 1964 et 1965

LEVI Primo

Se questo è un uomo, Turin, De Silva, Biblioteca Leone Ginzburg,1947. Traduit de l’italien par Martine Schruoffenege : Si c’est un homme, Paris, Julliard, 1987

LÉVY Bernard-Henri

Le Siècle de Sartre, Paris, Grasset, 2000

LÉVI-STRAUSS Claude

La Pensée sauvage, Paris, Librairie Plon, 1962 ; in Œuvres, édition de Vincent Debaene, Frédéric Keck, Marie Mauzé et Martin Rueff, préface de Vincent Debaene, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, n°543, 2008

LORBLANCHET Michel

La Naissance de l’art. Genèse de l’art préhistorique, Paris, Éditions Errance, 1999

LUMINET Jean-Pierre

« Douze petites cosmologies d’Edgar Poe », Europe, août-septembre 2001, p. 158-174

LYNCH David

« Twin Peaks : l’intégralité du question-réponse de David Lynch » par Phalène de la Valette, Le Point, 10-1-2017 ; http://www.lepoint.fr/pop-culture/series/twin-peaks-l-integralite-du-question-reponse-de-david-lynch-10-01-2017-2095903_2957.php

MAGRITTE René

La Trahison des images, 1928-1929, huile sur toile 59 x 65 cm, Los Angeles County Museum of Art

MALLARMÉ Stéphane

- in Jules HURET, Enquête sur l’évolution littéraire, Bibliothèque Charpentier, Paris, 1891 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Enquête_sur_l’évolution_littéraire

- « Le tombeau d’Edgar Poe », in Poésies, Paris, La Revue indépendante, 1887, p. 74 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Tombeau_d’Edgar_Poe_(1887)

MANKELL Henning

Den vita lejoninnan, Stockholm, Ordfront vörlag, 1993. Traduit du suédois par Anna Gibson : La Lionne blanche, Paris, Éditions du Seuil, coll. Seuil Policiers, 2004

MANN Thomas

Der Zauberberg, Berlin, Samuel Fischer, 1924. Traduit par Maurice Betz : La Montagne magique, Paris, Fayard, 1931

MATURIN Charles Robert

Melmoth the Wanderer, Edimbourg, Archibald Constable and Company, 1820 

MEJIA Rafael

Cumbia sobre el Mar , chanson, Colombie, 1962 ; version originale : https://www.youtube.com/watch?v=3phGJM08vB4 ; reprise par Quantic Flowering Inferno : https://www.youtube.com/watch?v=8qamv4U-SEo

MELVILLE Herman

- Moby-Dick ; or, The Whale, New York, Harper & Brothers, 1851

- Bartleby, the Scrivener : A Story of Wall Street, New York, Putnam’s Magazine, 1853

MICHAUX Henri

- Émergences-Résurgences, Genève, Éditions d’Art Albert Skira, coll. Les sentiers de la création, 1972

- « Aventures de lignes », avant-propos au livre de Will GROHMANN Paul Klee, Éditions des Trois Collines, Genève, et Librairie Flinker, 1954 ; in Passages, Paris Gallimard, coll. L’imaginaire, 1963, rééd. 1999, p. 117

MICHEL-ANGE

Michel-Ange BUONARROTI, « Sonnet I », Poésies, édition bilingue, traduction de M.A. Varcollier, Paris, Hesse et Cie, 1826

MILLE ET UNE NUITS

« Histoire du prince Zeyn Alasnam », Les Mille et une Nuits, t. V, traduction par Antoine Galland, Paris, Le Normant, 1806, p. 59-100 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Mille_et_Une_Nuits/Histoire_du_prince_Zeyn_Alasnam

MODIANO Patrick

- Quartier perdu, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1985

- Dora Brüder, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1997

MOLIÈRE

- Le Tartuffe ou l’Imposteur, comédie en cinq actes et en vers créée le 5 février 1669 au Théâtre du Palais-Royal. Première publication : Paris, Jean Ribou, 1669 ; http://www.toutmoliere.net/le-tartuffe,33.html

- Le Festin de Pierre, comédie en cinq actes et en prose créée le 15 février 1665 au Théâtre du Palais-Royal. Première publication (amendée de plusieurs passages) sous le titre Dom Juan ou Le Festin de pierre : in Œuvres de Monsieur de Molière, t. 7, Paris 1682 ; http://www.toutmoliere.net/dom-juan,34.html

- Le Misanthrope, comédie en cinq actes et en vers créée le 4 juin 1666 au Palais-Royal. Première publication : Paris, Jean Ribou, 1666 ; http://www.toutmoliere.net/le-misanthrope,36.html

L’école des femmes, comédie en cinq actes et en vers, créée au Théâtre du Palais-Royal le 26 décembre 1662. Première publication : Paris, Jean II Guignard, 1663 ; http://www.toutmoliere.net/l-ecole-des-femmes,28.html

MOLIA Agnès

Enquêtes archéologiques. Les bâtisseurs de Stonehenge, documentaire, Arte, 2018

MONTAIGNE Michel de

Essais de M. de Montaigne, Bordeaux-Paris, Simon Millanges, Jean Richer, Abel Langelier 1580-1588. Texte original de 1580 avec les variantes des éditions de 1582 et 1587, publié par R. Dezeimeris & H. Barckhausen : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k102435w/f3.image.langFR. Édition de Bordeaux de 1595 : Essais, texte établi par P. Villey et V. L. Saulnier, Paris, P. U. F., 1965 : https://fr.wikisource.org/wiki/Essais/Édition_de_Bordeaux,_1595

NERVAL Gérard de

- « El Desdichado », in « Les Chimères », in Les filles du feu, Paris, D. Giraud, 1854, p. 329 ; Paris, Michel Lévy frères, 1856, p. 291 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Chimères/El_Desdichado

- Aurélia ou le Rêve et la Vie, in Le Rêve et la Vie in Revue de Paris, 1855. Paris, Victor Lecou, 1855 ; http://kaempfer.free.fr/oeuvres/pdf/nerval-aurelia.pdf

NIETZSCHE Friedrich

- Die Geburt der Tragödie aus dem Geiste der Musik, 1872. Traduit de l’allemand par Jean Marnold et Jacques Morland : L’Origine de la Tragédie dans la musique ou Hellénisme et Pessimisme, Paris, Mercure de France, 1906 ; https://fr.wikisource.org/wiki/L’Origine_de_la_Tragédie. Autre traduction, par Philippe Lacoue-Labarthe : La Naissance de la tragédie, Paris, Gallimard, coll. Folio Essais, 1986

- Menschliches, Allzumenschliches. Ein Buch für freie Geister, Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1878. Traduit de l’allemand par Henri Albert et Alexandre-Marie Desrousseaux : Humain, trop humain, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, vol. 5 et 6, Paris, Mercure de France, 1902 ;https://fr.wikisource.org/wiki/Humain,_trop_humain

- Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen, Chemnitz, Ernst Schmeitzner, 1883-1885. Traduit de l’allemand par Henri Albert : Ainsi parlait Zarathoustra, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, vol. 9, Paris, Mercure de France, 1903 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Ainsi_parlait_Zarathoustra

- Götzen-Dämmerung, Leipzig, C. G. Naumann, 1889. « Maximes et pointes » 13, Le Crépuscule des idoles, in Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, t. XII, Mercure de France, 1908 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Crépuscule_des_idoles/Maximes_et_pointes

NOUVEAU Germain

- Valentines et autres vers, texte établi par Ernest Delahaye, Paris, Albert Messein, 1922 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Valentines_et_autres_vers

- Poésies d’Humilis et vers inédits, texte établi par Ernest Delahaye, Paris, Albert Messein, 1924 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Poésies_d’Humilis_et_vers_inédits

- LAUTRÉAMONT, Germain NOUVEAU, Œuvres complètes, éd. de Pierre-Olivier Walzer, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade, 1970

ÔÉ Kenzaburô

- « Shisha no ogori », 1957 ; « Hato », 1958 ; « Seventeen », 1961. Trois nouvelles rassemblées, éditées et traduites du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura : Le Faste des morts, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 2005

- M-T to mori no fushigi no monogatar, 1986. Édité et traduit du japonais par René de Ceccatty et Ryôji Nakamura : M/T et l’histoire des merveilles de la forêt, Paris, Gallimard, coll. Du monde entier, 1989

- Kojinteki na taiken, 1964. Traduit par Claude Elsen : Une affaire personnelle, Paris, Stock, 2000

ONFRAY Michel

Les consciences réfractaires. Contre-histoire de la philosophie, t. 9, Paris, Grasset, 2013

ORWELL George

Nineteen Eighty-Four, Londres, Secker and Warburg, 1949

OVIDE (43 av. J.-C.-17 ou 18 ap. J.-C.)

Metamorphōseōn librī, Rome, 1er siècle. Les Métamorphoses, traduction (du latin) nouvelle annotée par Anne-Marie Boxus et Jacques Poucet (2005) : http://bcs.fltr.ucl.ac.be/METAM/Met01/M01-Plan.html

PALISSY Bernard

Recepte veritable, par laquelle tous les hommes de la France pourront apprendre à multiplier et augmenter leurs thresors, La Rochelle, Imprimerie de Barthelemy Berton, 1563 et 1564 ; Recette véritable, éd. et préface de Franck Lestringant, Paris, Éditions Macula, 1996

PARIS Reine-Marie

Camille Claudel, éditions Gallimard, coll. Livre d’Art, 1984

PATRIKIOS Titos

H γλώσσα μου [Ma langue], in Ποιήματα, IV (1988-2002) [Poèmes, IV], Athènes, Kedros, 2002 ; in Sur la barricade du temps, Anthologie bilingue, traductions de Marie-Laure Coulmin Koutsaftis, Montreuil, Le Temps des Cerises, Collection Vivre en poésie, 2015

PARMÉNIDE (vers 514 – milieu du Ve s. av. J.-C.)

Œuvres complètes, texte grec, http://philoctetes.free.fr/parmenide.htm ; Le Poème. Fragments, texte grec, traduction, présentation et commentaire par Marcel Conche, PUF Épiméthée, 2009 ; BOLLACK, Jean : Parménide De l’étant au monde, texte grec, nouvelle traduction et interprétation, Verdier/Poche, 2006

Voir aussi l’entrée « PENSEURS GRECS »

PASCAL Blaise

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, dite édition de Port-Royal, Paris, 1670 

Les numéros des fragments selon les différentes éditions savantes sont répertoriés pour chaque fragment sur le site http://www.penseesdepascal.fr/index.php

« Misère » n° 102, Pensées, éd. de Philippe Sellier, Paris, Classiques Garnier Poche, 1991, p. 189

PAYEN Guillaume

« Racines et combat chez Martin Heidegger », in O. LAZZAROTTI et P-J OLAGNIER, L’identité, entre ineffable et effroyable, Paris, Armand Colin, 2011, p. 210-222

PERNOUD Régine

Hildegarde de Bingen, Monaco, Éditions du Rocher, 1994 ; Le Livre de Poche, 1995

PINSON Jean-Claude

Habiter en poète, Seyssel, Champ Vallon, 1995

PIZAN Christine de

Le Livre du duc des vrays amans (1403-1405). London, British Library, Harley, 4431, f. 143rb-177vb (A2 [Roy], R ; Paris, Bibliothèque nationale de France, français, 836, f. 65ra-98ra (A1 [Roy], D) ; Le Livre du duc des vrais amants, 1404-1405, éd. bilingue, publication, traduction, présentation et notes par Dominique Demartini et Didier Lechat, Paris, Honoré Champion, coll. Classiques Moyen Âge, 2013

PLATH Sylvia

«  An Appearance », in The Collected Poems, édité, annoté et introduit par Ted Hughes, New York, Harper and Row, 1981 (posthume), p. 189

PLATON (vers 428 – vers 348 av. J.-C.)

Gorgias, in Œuvres, t. III, trad. Victor Cousin, Paris, Bossange Frères, 1822 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Gorgias_(trad._Cousin)

La République, trad. Victor Cousin, Paris, Rey et Gravier, 1833 ; https://fr.wikisource.org/wiki/La_République_(trad._Cousin)

Apologie de Socrate, Criton, Phédon, Paris, Garnier-Flammarion, 1965 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3784q/f1.image

PLUTARQUE (vers 46 – vers 125)

De la superstition. En bilingue grec-français (trad. D. Richard) : http://remacle.org/bloodwolf/historiens/Plutarque/supestition.htm

POE Edgar Allan

- Complete Tales & Poems, New York, Toronto, Random House, Vintage Books Edition, 1975

- Traductions de ses œuvres par Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, William Little Hughes, Émile Hennequin, Maurice Rollinat, Félix Rabbe : https://fr.wikisource.org/wiki/Auteur:Edgar_Allan_Poe

- « MS found in a Bottle », Baltimore, Saturday Visiter, octobre1833 ; https://en.wikisource.org/wiki/The_Works_of_the_Late_Edgar_Allan_Poe/Volume_1/MS._found_in_a_Bottle ; in Complete Tales and Poems, [Vintage Books Edition], p. 123

- « A Descent into the Maelström », Philadelphie, Graham’s Magazine, vol. XVIII n° 5, 1841, p. 235-241 ; https://en.wikisource.org/wiki/Tales_(Poe)/A_Descent_into_the_Maelström

- « The Fall of the House of Usher ». Philadelphie, Burton’s Gentleman’s Magazine, sept. 1839. (Texte entier en français dans la section Traductions)

- « The Black Cat », Philadelphie, The Saturday Evening Post, 19 août 1843

- The Narrative of Arthur Gordon Pym of Nantucket, New York, Harper & Brothers, 1838

- « William Wilson », Philadelphie, Burton’s Gentleman’s Magazine, 1839

- Tales of the Grotesque and Arabesque, Philadelphie, Lea & Blanchard, 1840

- « The Purloined Letter », Philadelphie, The Gift for 1845, 1844

PRÉSOCRATIQUES et autres PENSEURS GRECS

HÉRACLITE (576 – 480 av. J.-C. environ) ; THALÈS (625-546 av. J.-C. environ) : ; PARMÉNIDE (514 – milieu du Ve s. av. J.-C.) ; EPICTÈTE (50-125 ou 130) ; EMPÉDOCLE (490 430 av. J.-C. Environ) DÉMOCRITE (460 – 370 av. J.-C. environ)

La classification retenue ici pour les fragments des penseurs grecs présocratiques cités est celle de Hermann DIELS, Walther KRANZ, Die Fragmente der Vorsokratiker griechisch und deutsch, Berlin, Weidmann, 1903 

Ces fragments (dont ceux qui sont traduits par nous dans cette thèse), sont disponibles en ligne dans cette même édition, en grec : http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/thales/table.htm

Voir aussi : SOPHOCLE ; PLATON ; PLUTARQUE ; ARISTOPHANE

PROUST Marcel  

À la recherche du temps perdu, 13 vol., Paris, Grasset & NRF, 1913-1927 ; https://fr.wikisource.org/wiki/À_la_recherche_du_temps_perdu ;https://beq.ebooksgratuits.com/vents/proust.htm

Le Temps retrouvé, édition de Pierre-Edmond Robert, préface de Pierre-Louis Rey et Brian G. Rogers, édition annotée par Jacques Robichez avec la collaboration de Brian G. Rogers, Paris, Gallimard, coll. « Folio » n° 2203, 1990

QUÉTEL Claude

Histoire de la folie, De l’Antiquité à nos jours, Paris, Tallandier, 2012

RAMUZ Charles-Ferdinand

- La pensée remonte les fleuves, Plon, coll. Terre humaine, 1979 

- Remarques, Lausanne, L’Âge d’Homme, 1987

RENART Jean

Le Roman de la Rose ou de Guillaume de Dole (1025-1031). Paris, Librairie Honoré Champion, 1962

REVERDY Paul

Plupart du temps, Paris, Gallimard, coll. Blanche, 1945

REYES Alina

- « Chanson du poète à l’aurore », in Voyage, alinareyes.net, 2013, p. 453-454

- La jeune fille et la Vierge, Paris, Bayard, 2008

- La Chasse amoureuse, Paris, Robert Laffont, 2004

RICARDOU Jean

Problèmes du nouveau roman, Paris, Seuil, coll. Tel Quel, 1967

RIMBAUD Arthur

- « Le Bateau ivre », Poésies complètes, préface de Paul Verlaine et notes de l’éditeur, Paris, Vanier, 1895, p. 17-22 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Poésies_(Rimbaud)/éd._Vanier,_1895/Le_Bateau_ivre

- Illuminations, texte établi par Félix Fénéon, notice par Paul VERLAINE, Paris, Publications de la Vogue, 1886 ; publication partielle complétée in Poésies complètes, avec préface de Paul VERLAINE et notes de l’éditeur, Paris, Léon Vanier, 1895 ; première et autre édition : https://fr.wikisource.org/wiki/Illuminations

- Lettre à Paul Demeny, dite « Lettre du Voyant », 15 mai 1871 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Lettre_de_Rimbaud_À_Paul_Demeny_-_15_mai_1871

- Une saison en enfer, Bruxelles, Alliance typographique (M.-J. Poot et compagnie), 1873 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Une_saison_en_enfer

- Un cœur sous une soutane, intimités d’un séminariste, avant-propos de Louis Aragon et André Breton, Paris, Ronald Davis, 1924

RITSOS Iannis

« Λαός » [« Peuple »] in Δεκαοχτώ λιανοτράγουδα της πικρής πατρίδας [Dix-huit petites chansons de la patrie amère], écrites en prison le 16 septembre 1968 pour seize d’entre elles (dont « Peuple », la quatrième), en novembre 1969 pour les deux dernières, à la demande de Mikis Theodorakis qui les a mises en musique en 1973. Chantée par Maria Farantouri : https://youtu.be/XeFoCVYnPKc

ROCHE Denis

Le Mécrit, Paris, Seuil, 1972

RONSARD Pierre de

- Les Amours de P. de Ronsard vandomois, nouvellement augmentées par lui, & commentées par Marc Antoine de Muret. Plus quelques Odes de L’auteur, non encor imprimées, Avec privilege du Roy, Paris, Chez la veuve Maurice de la Porte, 1553 ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k700023.image ;https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Amours_(1553)

- Les Amours et Les Folastries, 1552, édition établie, présentée et annotée par André Gendre, Le Livre de poche, coll. Les Classiques de poche, 1993

ROSA António Ramos

Antologica Poética, Lisbonne, Dom Quixote,1999

ROTH Joseph

Radetzkymarsch, Berlin, Gustav Kiepenheuer Verlag, 1932. Traduit par Blanche Gidon : La Marche de Radetzky, Paris, Plon et Nourrit, 1934 ; Paris, Le Seuil, coll. Points, 1982 ; édition revue par Alain Huriot avec une présentation de Stéphane Pesnel et l’avant-propos de 1932 traduit par Stéphane Pesnel, Paris, Éditions du Seuil, 2013

RÛMÎ Djalâl-od-Dîn (1207-1273)

Mathnawî. La Quête de l’Absolu, trad. Éva de VITRAY MEYEROVITCH et Djamchid MORTAZAWI, Paris, Éditions du Rocher, 1990 ; rééd. 2004

SAND Shlomo

La fin de l’intellectuel français ? De Zola à Houellebecq, Paris, La Découverte, 2016

SHAKESPEARE William

- Œuvres en anglais : https://en.wikisource.org/wiki/Author:William_Shakespeare

- Œuvres complètes, édition bilingue, établie sous la direction de Michel Grivelet et Gilles Monsarrat, texte anglais établi sous la direction de Stanley Wells et Gary Taylor, Paris, Robert Laffont, coll « Bouquins », 1995

- The Winter’s Tale, Londres, in-folio de 1623 ; Le Conte d’hiver in Œuvres complètes t.2 ; Conte d’hiver, trad. d’Yves Bonnefoy, in Œuvres complètes de Shakespeare, t. VII, Paris, Club français du Livre, 1961 ; Le Conte d’hiver, préface d’Yves Bonnefoy, Paris, Gallimard, coll. Folio Théâtre, 1996

- Shake-speares Sonnets, Londres, G. Eld (imprimeur), Thomas Thorpe (éditeur), 1609 ; http://shakespeares-sonnets.com/all.php

- The Tragedy of Hamlet, Prince of Denmark, Londres, 1603

SCHWOB Marcel

- Œuvres, texte établi et présenté par Sylvain Goudemare, Paris, Phébus, coll. Libretto, 2002

- Spicilège, Paris, Société du Mercure de France, 1896 

- Marcel SCHWOB et Georges GUIEYSSE, Étude sur l’argot français, Paris, Imprimerie nationale, 1889 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Étude_sur_l’argot_français

- Le Livre de Monelle, Paris, Léon Chailley, 1894 ; in La lampe de Psyché, Paris, Société du Mercure de France, 1906 : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Lampe_de_Psyché/Le_Livre_de_Monelle

- La Croisade des enfants, Paris, Mercure de France, 1896 ; in La lampe de Psyché : https://fr.wikisource.org/wiki/La_Lampe_de_Psyché/La_Croisade_des_enfants

- « La mort d’Odjigh », in Le Roi au masque d’or, Paris, Ollendorf, 1892 ; in Œuvres, p. 239

- « Le conte des œufs », in Cœur double, Paris, Ollendorff, 1891 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Le_Conte_des_œufs

SHIROW Masamune

Ghost in the Shell, Tokyo, Young Magazine, 1989 ; Tokyo, Kōdansha, 1991 ; Grenoble, Glénat, 1996

SIMON Claude

L’Acacia, Paris, Les Éditions de Minuit, 1989 ; postface de Patrick Longuet, Paris, Les Éditions de Minuit, coll. Double, n° 26, 2003

SOPHOCLE

Antigone, tragédie, 441 av. J.-C. ; traduction de LECONTE DE LISLE, Antigonè, Alphonse Lemerre, 1877 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Antigonè ; même traduction accompagnée du texte en grec : http://remacle.org/bloodwolf/tragediens/sophocle/Antigone.htm

SOROKINE Vladimir

Лёд, 2002. Trad. du russe par Bernard Kreise : La Glace, Paris, Éditions de l’Olivier, 2005

STENDHAL

Le Rouge et le Noir, Paris, Levasseur, 1830

THOREAU Henry David

Walden ; or, Life in the Woods, Boston, Ticknor and Fields, 1854

TOLKIEN J.R.R.

The Lord of the Rings, Londres, Allen & Unwin, 1954-1955

TOMASI DI LAMPEDUSA Giuseppe

Il Gattopardo, Milan, Feltrinelli, 1958. Traduit de l’italien par Fanette Pézard : Le Guépard, Paris, Seuil, 1959 ; trad. par Jean-Paul Manganaro, Paris, Seuil, coll . Points n° 260, 2007

TORGA Miguel

Diário XV, Coimbra, Edição do Autor, 1990

L’universel, c’est le local moins les murs, traduit du portugais par Claire Cayron, Bordeaux, William Blake & Co, 2012

TOURNEUX Maurice

Gérard de Nerval, prosateur et poète, Paris, Monnier, 1887

VALÉRY Paul

- L’homme et la coquille, Paris, Gallimard, 1937

- L’enseignement de la poétique au Collège de France, in Œuvres complètes, Paris, Gallimard, coll. Bibliothèque de la Pléiade t.1, éd. Jean Hytier, introduction biographique par Agathe Rouart-Valéry, 1957, p. 1439

- « Première leçon de cours de poétique », Leçon inaugurale du cours de poétique du Collège de France, in Variété V, Gallimard, coll. Nrf, 1944 

- « Au sujet d’Eurêka » 1921 ; in Œuvres complètes, t. 1, p. 857

VAN GOGH Vincent

- Les premiers pas (d’après Millet), 1890, huile sur toile, 91,2 x 72,4 cm, The Metropolitan Museum of Art, New York

- La chaise de Gauguin, 1888, huile sur toile 90,5 x 72,5 cm, Van Gogh Museum, Amsterdam

VELASQUEZ Diego

Las Meninas, 1656, huile sur toile 318 x 276 cm, Musée du Prado, Madrid

VERNANT Jean-Pierre

Les origines de la pensée grecque, Paris, Presses Universitaires de France, coll. Mythes et Religions, 1962 ; rééd. Paris, PUF, coll. Quadrige, 1992

VESSIER Maximilien

La Pitié-Salpêtrière, Quatre siècles d’histoire et d’histoires, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, 1999

WILDE Oscar

- Salomé, Paris, Librairie de l’Art indépendant, 1893 ; https://fr.wikisource.org/wiki/Salo

- The Picture of Dorian Gray, Philadelphie, Lippincott’s Monthly Magazine, 1890

WOOLF Virginia

L’Art du roman, conférences et articles divers (dont inédits) réunis et traduits de l’anglais par Rose Celli, Paris, Éditions du Seuil, 1979 ; rééd. avec une préface d’Agnès Desarthe, Paris, Éditions du Seuil, coll. Points Signatures, 2009

XENAKIS Mâkhi

Les folles d’enfer de la Salpêtrière, Arles, Actes Sud Beaux-Arts, Hors collection, 2004

ZAMIATINE Evgueni

- Пещера, 1920 ; traduit du russe par Marie-Chantal Masson-Beauchet et Jacques Catteau, préface de Jacques Catteau : La Caverne, Lausanne, L’Âge d’Homme, coll. Classiques slaves, 1990

- Мы, 1920 ; traduit par B. Cauvet-Duhamel : Nous autres, Paris, Gallimard, coll. Les Jeunes Russes, 1929

ZWEIG Stefan

Die Welt von Gestern. Traduction de Serge Niemetz : Le Monde d’hier, Paris, Belfond, 1944. Traduit de l’allemand (Autriche) par Dominique Tassel : Paris, Gallimard, coll. Folio Essais n°616, 2016

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Douceur et puissance (et PostIt)

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J'avais appliqué un PostIt ici, parmi les autres affichettes

J’avais appliqué un PostIt ici, parmi les autres affichettes

et je l'ai retrouvé là, en hauteur sur une fenêtre

et je l’ai retrouvé là, en hauteur sur une fenêtre

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Le sentiment de douceur est depuis très longtemps chez moi associé à celui de puissance mentale. L’un et l’autre n’ont fait qu’augmenter avec le temps, et je me trouve dans une immense douceur, une puissance mentale ressentie dans l’absolu (non sur les autres, ce que je détesterais, car j’aime les gens libres).

Depuis l’enfance, la vie s’accomplit à mesure et à la mesure du pouvoir de se détacher des forces négatives. C’est cela, le voyage : savoir traverser ce qui est mort ou promis à la mort et en partir. C’est pourquoi, au gré de mes pérégrinations, j’applique des PostIt, des papiers détachables, porteurs de mots absolus, dans la ville.

Ils sont plusieurs dizaines maintenant, et j’ai le bonheur de voir que certains sont toujours là plusieurs jours après, quelques-uns depuis le premier jour où j’ai commencé, il y a deux semaines. Je ne peux pas repasser partout vérifier s’ils y sont encore ou n’y sont plus avant de poster leur photo ici pour une autre vie, comme j’avais commencé à le faire – mais les règles sont faites pour pouvoir être changées. En voici donc quelques-uns dont pas mal, sans doute, sont encore en place, car ces petits papiers ont une belle durée de vie au grand air. Certains sans doute ont été jetés par des nettoyeurs, mais d’autres qui n’y sont plus, qui sait ? sont peut-être chez l’un·e ou l’autre passant·e qui les aura cueillis ? Hier j’ai eu la joie de voir que l’un d’eux avait été, non pas jeté ni pris, mais déplacé par quelqu’un qui l’a appliqué dans un meilleur endroit, plus en hauteur, et j’ai eu la joie aussi de voir un passant s’arrêter pour le lire. Pour l’instant presque tous sont uniques, ce qui signifie que chaque jour ou presque je me replonge dans tel ou tel texte pour y trouver un tout petit ensemble de mots détachables – et en faisant cet exercice on se rend compte que peu de textes comportent en fait de tels si petits ensembles capables de déclencher l’imaginaire et la pensée. Il y a là quelque chose de primaire, de concentré, d’absolu, comme dans les fragments qui nous restent des penseurs présocratiques : quelque chose d’extrêmement revivifiant. Immense douceur et immense puissance mentale, disais-je.

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ces jours-ci à Paris, PostIt et photos Alina Reyes

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Le temps existe-t-il ? Colloque sur Einstein au Collège de France

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En cet après-midi pluvieux de première des deux journées du colloque sur Einstein organisé par Antoine Compagnon au Collège de France, il fut question du temps (non météorique, quoique cosmologique). Et il a semblé que l’incompréhension de jadis entre Einstein et Bergson perdure quelque peu aujourd’hui entre leurs disciples respectifs (en l’occurrence Thibault Damour et Élie During). Il est loin le temps des Grecs où physique et philosophie étaient une même discipline. Pourtant, il n’existe pas (le temps). D’après la relativité générale. Bergson trouvant un tas sinueux de raisons quasi incompréhensibles pour s’obstiner dans son incompréhension de la nouvelle révélation scientifique, Einstein déclara qu’il y avait un temps psychologique et un temps physique, mais qu’il ne voyait pas de place pour un temps des philosophes.

Il était ainsi, paraît-il, Einstein : expéditif. Avec lui ça allait vite, tout le contraire de la méthode de Bergson. Il était intéressant d’avoir là un disciple du penseur de la durée se nommant During, et un disciple du penseur de la relativité générale s’appelant Damour. Bref, passons. Mon moment préféré fut celui où M. Damour nous montra un petit graphique ovale portant deux mentions : en bas, « Big Bang », en haut « Big Crunch ». Le temps depuis le Big Bang va vers le Big Crunch, comme nous le savons. Mais ce à quoi nous ne pensons pas, c’est que si nous nous plaçons au Big Crunch, le temps va vers le Big Bang. À chacun·e son futur. D’où l’intérêt de savoir voyager.

Quand je pourrai en prendre le temps, j’écrirai ma vision de toute l’affaire, telle qu’elle demande à être développée. En attendant, chacun·e est assez grand·e pour y songer.

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heote pour tous

demain commence aujourd'huiaujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes

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