Cela avance sur ma page, si vous ne la connaissez je vous invite à la visiter, il s’y passe quelque chose !
Cela avance sur ma page, si vous ne la connaissez je vous invite à la visiter, il s’y passe quelque chose !









aujourd’hui au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes
Tant que Hérode sera en place, je devrai rester encore avec mon enfant en Égypte. Sinon il le violerait comme il viole tout, ce fabricant de faux, qui ne renonce en rien, sinon en apparence, au mal. Et qui ne comprend rien aux âmes, quand elles ne sont pas corrompues. Qui récidive irrémédiablement. Qui se trompe et trompe systématiquement.
Beaucoup d’hommes ont beau dire, ils ne veulent pas renoncer aux œuvres de satan. Ils œuvrent en cachette, dans le calcul, ils s’affairent à cultiver une vigne empoisonnée et ils récoltent ce qu’ils y travaillent : le mauvais. Je sais ce dont je parle, je le sais mieux que personne bien que personne ne veuille l’entendre.
Il faudra peut-être encore beaucoup de temps pour que Voyage puisse être donné à lire, et que l’œuvre pacificatrice des Pèlerins d’Amour puisse être concrétisée. Aussi longtemps que toute la lumière ne sera pas faite sur les abus commis, ou que les manipulateurs de l’ombre resteront en place. « Mieux aurait valu pour lui ne jamais être né », a dit le Christ de Judas. Ce n’était pas une parole de méchanceté, c’était une parole de vérité profonde : mieux vaut ne pas naître que naître pour le mal. Mieux vaut que Voyage et les Pèlerins ne paraissent pas encore, plutôt que de paraître dans des conditions qui les marqueraient du mal et les mèneraient au mal.




























cet après-midi à Paris 13e, photos Alina Reyes
J’avais rempoté il y a quelques temps un bonsaï (ficus) offert par des camarades à l’un de mes fils. Dans un bac rectangulaire en plastique, n’ayant pas de céramique sous la main. Il a repris vigueur à merveille, c’est un bonheur de contempler ses nouvelles pousses et feuilles fraîches ! Je viens de rempoter aussi dans la jardinière de ma fenêtre, où ne poussent que des graines tombées du ciel, un minuscule rosier, qui tenait dans un pot de 5 cm de haut, qu’une amie lui avait offert aussi. Nous verrons s’il reprend vie !
Micro-jardinage, mais c’est du jardinage et c’est la bonne saison pour cela. Profitons-en ! Il y a bien longtemps, j’avais juste, sur mon balcon de HLM, une plantation de quelques trèfles à quatre feuilles. Je ne sais plus si elles m’avaient été envoyées par l’association Action contre la Faim où j’étais donatrice, ou bien si je les avais trouvées dans le Pif Gadget des enfants. En tout cas elles étaient liées à l’amour. Je les regardais pousser comme je contemplais, sur ce même balcon, les oiseaux venus manger mon pain, et je savais que c’était l’amour qui poussait.







tout à l’heure à Paris 13e, photos Alina Reyes
Les États-Unis annoncent des preuves de ceci, de cela. Malheureusement ils nous ont trop fait le coup pour qu’on puisse leur accorder quelque crédit. Voilà où mène le mensonge : après avoir fait beaucoup de mal à autrui, il perd le menteur lui-même. Certes les États-Unis ne sont pas les seuls à mentir. Les autres mentent aussi, mais comme les Américains sont ou étaient le roi du monde, les voici aussi dotés du triste privilège d’être pour tous les autres le roi nu.
Rêvé que j’étais de passage chez François. En faisant un faux mouvement, il se luxait un muscle de la poitrine. Je m’inquiétais pour lui, je lui donnais des recommandations. Pendant qu’il allait se faire soigner, je partais me promener partout, dans la ville, dans la forêt, au soleil, sous la pluie, bienheureuse. Au retour, je lui demandais si cela allait mieux. Oui, cela allait mieux. J’étais contente. Je préparais le campement pour moi et mes enfants, avant le dîner.
Une star vend son château. Si j’avais un château, j’y fonderais une communauté. Je n’ai pas de château, je n’ai plus de maison, mais je fonderai quand même une communauté. Et nous réinventerons la vie, la famille, la communauté, et nous serons joyeux !


























En ce moment au Jardin des Plantes, photos Alina Reyes

Dans la Genèse comme dans l’Évangile, le troisième jour est le jour du jardin. Christos anesti !










dans le 13e arrondissement, des rues, le square Choisy, l’immeuble d’Aimé Césaire, l’église Saint-Jean des deux Moulins, tout à l’heure, photos Alina Reyes

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Cette idée commune à beaucoup de religieux de diverses traditions, selon laquelle les épreuves purifient l’être, ne tient pas dès qu’on la confronte au réel. Le mal fait du mal, il rend mauvais et violent, les délinquants et les criminels sont le plus souvent des gens qui ont subi trop d’épreuves, Primo Levi des décennies après les camps s’est suicidé. Et quand nous réussissons à surmonter une épreuve, pouvons-nous vraiment dire que nous en sommes purifiés ? N’avons-nous pas plutôt à espérer ne pas en avoir été trop abîmés ? Ne pas en avoir trop perdu notre fraîcheur ? Notre intégrité ? Ne nous trouvons-nous pas plus purs à mesure que nous reculons dans le temps ? Et si nous sommes arrivés à sortir des épreuves en gardant notre pureté, cette pureté n’est-elle pas désormais celle d’une ruine ?
Cette idée est une consolation que l’homme invente pour ne pas accuser Dieu des iniquités qu’il subit, mais elle est aussi le signe d’une relation incomplète avec Dieu. Dieu nous envoie des épreuves pour nous purifier, disent-ils, dans leur désir de trouver une excuse à Dieu (ce qui leur laisse tout de même un parfum de ressentiment enfoui envers Lui). Mais Dieu n’a pas besoin d’excuse. Car il ne nous envoie pas d’épreuves. Dieu ne nous envoie ni la maltraitance ni les camps de concentration ni les guerres ni les maladies ni les malheurs, Dieu simplement laisse sa création libre de suivre son cours comme il nous laisse libres. De rester dans le chemin de la vie (de la vérité, de la compassion), ou de prendre celui de la mort (du mensonge, de l’abus, de l’égocentrisme). Si nous n’avions pas cette liberté, nous ne serions pas des hommes, quand nous abdiquons cette liberté nous perdons notre humanité.
Dieu nous donne la vie. La vie est une expérience pleine d’expériences, dont beaucoup sont des épreuves. L’épreuve est consubstantielle à la vie. Naître et donner naissance sont déjà des épreuves. Elles ne sont pas destinées à nous purifier, ni à quoi que ce soit d’autre. Elles ne sont pas destinées, elles arrivent et passent, c’est tout. Elles n’ont pas d’être, seulement une existence. Seul l’être est destiné. Il n’a pas besoin d’épreuves pour accomplir son destin, mais seulement de conserver sa fraîcheur, sa grâce, son intégrité. Les épreuves ne sont que des obstacles et des accidents sur le chemin. On peut en rencontrer beaucoup, ou moins. On peut s’y casser les jambes et y rester. On peut aussi en réchapper. Mais les épreuves, au final, ne sont que des déchets. Les épreuves font partie des énormes déchets que produit la vie pour se maintenir comme création. Ce qui est écrit dans notre être depuis le commencement jusqu’à sa fin, c’est autre chose, cela vient d’ailleurs, c’est ailleurs, et immortel.



aujourd’hui dans mon quartier, à Paris, photos Alina Reyes
Le rhinocéros de Dürer, la Nuit étoilée de Van Gogh… devenus Le rhinoballeur et Dans la nuit… J’ai ouvert une nouvelle galerie sur mon site de peintures pour ces toutes-premières oeuvres d’art récupéré. Il y en aura d’autres.
J’y ai aussi mis, dans cette autre galerie, de nombreuses photographies colorées à la main.
Tout cela toujours dans un esprit de cueillette, de récupération, de réinvention, comme avec les objets transformés ou les peintures sur planches de bois (chutes chez le marchand ou trouvées dans la rue), sur carton… À voir dans l’ensemble des galeries du site alinareyes.eu.
Et bientôt, ici même sur alinareyes.net, de nouveaux titres en ebooks. J’écris, aussi. Haut les coeurs !