Résurrection de la nature, de la préhistoire : cinéma du jour

On a beau savoir aujourd'hui que Neandertal avait des capacités cognitives comparables aux nôtres, les fantasmes s'y accrochent toujours...

On a beau savoir aujourd’hui que Neandertal avait des capacités cognitives comparables aux nôtres, les fantasmes s’y accrochent toujours…

C’est un film de série B de 1953, un film à petit budget au charme étrange, aussi évocateur qu’une œuvre d’art brut. Voici, sous-titré en français, The Neanderthal Man, sorte de Dr Sapiens et Mr Neandertal (dans la vision horrifique d’alors), avec un savant qui se dit atteint d’un virus, une gentille muette transformée en femelle lubrique, un chasseur chassé, un laboratoire secret et des animaux dangereux.

Quelque chose en lui du coronavirus, il me semble…

Détail « piquant » : des chercheurs de l’université de Cambridge utilisent, pour suivre la propagation du coronavirus dans le monde, les méthodes jusque là utilisées pour suivre les migrations des hommes dans les temps préhistoriques.

Le film a été écrit et produit par Aubrey Wisberg et Jack Pollexfen.

Pâques, la Compassion du Christ

En joignant le geste de l’eucharistie (rendre grâce à Dieu) à celui de la communion (nourrir les hommes de son être pour leur montrer que Dieu est uni à eux et qu’il les unit en Lui), Jésus lors de la Cène fait signe que sa Passion est en vérité une Compassion. Il ne souffre pas seul pour tous, il souffre avec tous ceux qui souffrent. Et c’est pourquoi il souffre plus que ne peut souffrir un homme, et c’est pourquoi il en meurt, et c’est pourquoi aussi il en ressuscite. Il ressuscite parce qu’il n’a pas souffert seul, il a souffert pour tous, les vivants et les morts. Sa mort n’est pas en lui seul, elle est aussi en tous les morts et en tous les vivants, qu’il ne peut pas abandonner à la mort. Quand il demande de manger, via le pain et le vin, son corps et son sang, en mémoire de lui, cela signifie : nous coressusciterons. En mangeant ce morceau de pain devenu son corps et en buvant ce vin devenu son sang, nous le prenons en nous corps et âme, parce que c’est notre propre corps, notre sang, notre chair, nos os, qui donnent corps à son âme. Et quand nous donnons corps à son âme, elle emporte notre corps dans son éternité. Et le temps des vivants et des morts devient une éternité prise en commun, en communion, une coéternité avec toute l’humanité, transportée en Dieu, l’Éternel.

Une preuve de cela est donnée dès le lendemain, au Golgotha. Jésus n’est pas le seul à être crucifié. Deux autres hommes souffrent aussi sur une croix. Sans doute, contrairement au Christ, chacun des deux souffre-t-il pour lui-même. Mais l’un d’eux va sortir de lui-même pour entrer en compassion avec Jésus, et aussitôt Jésus lui annonce que le jour même, il sera au paradis avec lui. La compassion transporte les mortels dans une autre dimension.

La pensée

Photo Alina Reyes

 

La pensée des hommes est confuse, mêlée d’impuretés et greffée d’impasses, parce que nous n’avons pas encore compris ce qu’est la Résurrection. L’eschatologie réelle, c’est le chemin qui mène à cette compréhension, et c’est la seule et unique voie de salut que nous ayons à prendre.

 

Que disent les roseaux ?

Photo Alina Reyes

 

Le ciel est descendu au milieu des roseaux

où depuis la genèse la brise murmure sa parole

le ciel a songé entre les eaux et sa pensée

creusait doucement la berceuse

et le berceau de ce qui lui venait

dans la musique de la langue

en train de créer sur son ordre la lumière et la vie,

ses ailes,

à bord desquelles nous montons.

 

Déploiement. Et le Verbe se fait chair

 

L’Incarnation commence avec la pénétration de l’être par l’Esprit. Dans un corps humain est engendré le Verbe, un nouvel être humain en lequel l’Esprit et la chair sont parfaitement unis : l’éternité entre dans le temps.

La Résurrection est la suite du chemin de l’Esprit dans le corps pur, relevé par gratitude, amour, fidélité, de sa mortalité dans l’immortalité de Dieu.

En vérité, pour nous, la Résurrection précède l’Incarnation. C’est seulement parce que le Christ est ressuscité que nous pouvons, en l’accueillant, engendrer de lui les nouveaux hommes, les saints, qui à leur tour seront aptes à accueillir en eux l’oeuvre de la Résurrection, afin de l’étendre de plus en plus parmi les hommes, et de la déployer ainsi dans le monde en le fécondant aussi de sainteté.