



cet après-midi au Jardin des Plantes et à Paris 13e, photos Alina Reyes




cet après-midi au Jardin des Plantes et à Paris 13e, photos Alina Reyes

au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes
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J’ai complété un peu ma notice wikipédia, qui était assez déséquilibrée. Jusqu’ici je répugnais à le faire, mais après tout cela peut rendre service à ceux qui cherchent des informations. D’autres écrivains ont des amis qui le font pour eux, ou bien ils le font eux-mêmes sous pseudo, ou bien ils ne le font pas et leur notice est réduite. Tout cela n’est pas objectif, mais c’est wikipédia, et cela rend service quand même. Contrairement à d’autres, je n’ai pas mis d’informations sur la réception de mes livres, ce qui en a été dit par les uns ou les autres, parce que je n’accorde pas beaucoup d’importance à ces choses, mais j’ai mis quelques notes personnelles sur ma biographie. Ce sont d’autres contributeurs qui ont raconté l’histoire de mon premier roman, du prix littéraire etc – moi j’ai préféré dire par exemple que ma mère aimait jouer du piano, ou que je menais maintenant une vie de moine. Parce que c’est très important, la vie, quelle vie vous vivez. Si vous avez une vraie parole, il est impossible de la séparer de votre vie. Et il est impossible à quiconque de séparer votre vie de votre parole. C’est cela, être libre.
Lever des lièvres. Quoi de meilleur ? Je suis en chasse. Levant des lièvres, je lève les voiles, je lève les voiles de l’aube, le jour commence à paraître, puis nous ferons midi.
D’après Alain Finkielkraut, Allah Akbar signifie « Allah vaincra », c’est « un cri de guerre ». Entendu sur France Culture, où nul homme de vérité n’était là pour rectifier : Allah Akbar signifie Dieu est le plus grand.
Leur guerre culturelle ne les emmènera nulle part. Ils avancent masqués, ils tomberont démasqués. Seule la vérité vainc.


















quelques trésors de la Grande galerie de l’Évolution, au Jardin des Plantes,
photos Alina Reyes
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tout à l’heure rue Mouffetard, photo Alina Reyes
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J’ai mis plusieurs de mes livres numériques, dont Voyage et Francis K, sur Amazon, où ils apparaîtront dans quelques jours. Puis j’ai voulu les mettre sur la FNAC, mais je ne l’ai pas fait car ces requins prennent presque deux fois plus de droits : 55 %, contre 30 % pour Amazon.
On nous annonce comme si c’était une découverte que Marilyn Monroe est passée elle aussi par la chirurgie esthétique. Le fait est déjà mentionné dans Une nuit avec Marilyn, je l’avais lu dans des biographies d’elle. Rien à voir cependant avec ce qu’on fait aujourd’hui, lèvres, pommettes et mamelles gonflées comme celles des poupées… dégonflables.
Ainsi que dans ce film qui sort, où les requins font du ski. Enfin, presque.
« J’étais bien à Lourdes pour un colloque, ces trois jours derniers ? », lui dis-je. Il me regarde comme si je me moquais de lui, nie.
« Alors comment se fait-il que j’ai laissé mon sac là-bas ? Allons le chercher ensemble, tu verras bien ! »
« Mais qu’est-ce que tu racontes ? », dit-il. Je lui demande encore une fois de venir avec moi, chercher mon sac là-bas. Il commence à être un peu en colère, je comprends qu’il ne peut pas comprendre, et que même s’il me croyait un peu, il ne pourrait jamais envisager de faire huit cents kilomètres pour aller vérifier que mon sac est bien là-bas. Quant à lui expliquer que nous pourrions y être en un instant, sans avoir à prendre le train ni la voiture ni l’avion ni rien, ce n’est même pas la peine d’y songer. J’y vais donc seule.
À peine décidé, j’y suis. Les dernières personnes sont en train d’évacuer l’amphithéâtre, sous la conduite de l’évêque qui se tient en bas, vers une sortie latérale, les invitant à le suivre dans les catacombes. Je trouve mon sac près de la scène où j’ai parlé, par terre contre un mur. Je regarde à l’intérieur, tout y est, même mes lunettes. Pourtant je les ai sur le nez. Je regarde, ce sont bien exactement les mêmes. Je me dis que quand il va voir, l’instant d’après, que j’ai soudain deux paires de lunettes exactement pareilles, alors que je n’en avais qu’une, il va bien devoir soupçonner qu’il se passe quelque chose. D’ailleurs cela se produit, en même temps – car je suis aux deux endroits en même temps.
Alors que je remonte vers la sortie de l’amphithéâtre, un crâne humain minuscule, de la taille d’un caillou et doré, apparaît. C’est celui de quelqu’un qui m’est extrêmement cher mais qui Dieu merci est bien vivant, à Paris. Je comprends qu’ici est le monde de la mort, je souffre terriblement, je pleure. Une lumière immense vient et m’habite tout entière car voici que je suis simultanément dans une multitude de lieux dans le monde et de temps dans l’histoire, et au-delà du monde et de l’histoire et de tout ce qu’on peut connaître et imaginer.
14 À l’ange de l’église en Jugement du Peuple, dis :
Ainsi parle l’Amen,
le Témoin, le fiable et le véritable,
le principe de la création de Dieu.
15 Je sais ce que tu fabriques parce que tu n’es ni frais ni fervent. Que n’es-tu frais ou fervent !
16 Parce que tu n’es pas franc, parce que tu n’es ni fervent ni frais, je vais te vomir de ma bouche.
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(ma traduction ; chliaros, habituellement traduit par tiède, signifie aussi mou, efféminé, c’est-à-dire maniéré, indirect, non franc ; psuchros, habituellement traduit par froid, indique aussi la fraîcheur, au sens de plongé dans l’eau fraîche. Ceux qui ne sont ni fervents ni frais, ni purifiés par le feu ni purifiés par l’eau, ne sont pas francs, ils trafiquent, ils sont indirects, ils peuvent avoir du pouvoir mais ils sont sans puissance vitale, Dieu les vomit car il rejette le mauvais et il garde la vie).
« Impossible de ne pas faire un peu de mysticisme.
« Il semblerait que certains « petits hommes verts » refusent de laisser des humains s’emparer de cet objet céleste, commente Maxime Chipouline. Nous pensions que nous allions pouvoir récupérer la « grande » météorite à une profondeur de 14 mètres, mais elle s’est enfoncée de plus en plus profondément dans la vase et nous parlons déjà de poursuivre les recherches à une profondeur de 16-20 mètres. Nous avons même inventé une nouvelle expression : « la vase consciente ». Par ailleurs, il se passe des choses incroyables : le canot a disparu 5 fois, les moteurs tombent en panne, les appareils s’affolent : cette zone est apparemment remplie d’anomalies ! » »
À la recherche de la météorite de Tcheliabinsk : l’article entier dans La Russie d’Aujourd’hui.
Voir aussi : l’Église de la météorite de Tchéliabinsk, dans La Voix de la Russie
Et je ne savais pas que des fragments de la météorite sont tout près de chez moi, au Jardin des Plantes.
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Machines qui broyez les muscles et le sang
ouvrez un hublot pour l’orage,
que soit le roc visité par la foudre
humilié d’amour des pieds jusqu’à la tête.
Que soit le nom crié de sommet en sommet
frotté comme un galet de mer par les figures,
comme un galet blessé, une biche souffrante,
au bord des grandes eaux.
Le tremblement de terre est en route. Quel est
le mot de passe cri ou chanson ou sésame ?
L’arbre de l’existence
sera-t-il le premier des arbres foudroyés ?
Benjamin Fondane, Titanic
Le pape François a demandé aux sœurs de ne pas avoir un sourire d’hôtesses de l’air, mais d’être des mères. Pourquoi les appeler sœurs, alors ? Si l’Église veut des mères, que n’en ordonne-t-elle, comme elle ordonne des « pères » ? En tout cas si le chrétien avait eu la folie de rêver un instant trouver un paradis de houris dans ces antichambres du ciel que sont censés être les monastères, le voici ramené à terre, avant même d’avoir pu décoller.
Le pape émérite, lui, coule une douce « vie de moine », servi par cinq memores domini : jadis les curés avaient une bonne (quand il le fallait assez « compréhensive », comme j’entendis un jour le dire une vieille catholique, pour leur éviter d’avoir envie de se marier), les papes qu’on canonise par lots aujourd’hui en ont cinq. Certains musulmans ont sans doute la même sagesse de croire qu’il est plus facile d’être maître de soi avec plusieurs femmes qui vous servent qu’avec une entière. Faut-il sourire (jaune) davantage des « droits » de la hiérarchie, ou de ceux du sexisme ?
Comme sur beaucoup de choses, le pape François a de bien belles paroles sur la place des femmes dans l’Église. C’est comme quand il réclame une Église dépouillée, sans rien faire pour se débarrasser de ses richesses, ni même seulement de sa très honteuse banque. S’ils ne peuvent pas s’en passer, si les églises ne peuvent cesser leurs grands affichages pour demander le denier du culte, si les prêtres ne peuvent gagner leur vie comme tout le monde, si les évêques, en plus d’être payés par les fidèles, ne veulent pas renoncer à encaisser au moins cent cinquante euros quand ils vont parler une heure quelque part (ce que bien des militants pas plus riches qu’eux font gratuitement), alors qu’il cesse de répéter qu’il veut une Église pauvre. Lui comme tant d’autres hommes et femmes pas encore sortis du dix-neuvième siècle sont plus éloignés d’un début de vision de ce que peut être, et de ce que peut, une femme, que nous ne le sommes des Martiens. Prions pour eux. Dans la vigne du Seigneur, pauvre paria, je poursuis mon travail, avec beaucoup de joie. Le nouveau livre, semblable à nul autre de mes précédents, est en cours.
Les pêcheurs d’informations qui passent sans s’arrêter pour la mettre en Une ne veulent rien voir venir.
Minnesota signifie « l’eau couleur de ciel »

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Outre la bibliothèque Mohammed Arkoun, rue Mouffetard, Voyage est disponible maintenant à la réserve centrale : si vous êtes parisien, il vous suffit de le demander à la bibliothèque de votre quartier, elle vous le réservera et vous l’aurez deux à trois jours après.
Je ne pouvais rêver mieux comme départ pour ce livre. Je suis extrêmement heureuse que cela se passe ainsi. Sans marketing, doucement, librement. Nous sommes un marcheur.
J’indiquerai à mesure quand il sera en rayon dans d’autres bibliothèques. Avant l’été, je l’ai envoyé aussi dans divers endroits, monastères, associations ou universités, qui disposent de bibliothèques, en France et ailleurs, mais personne ne m’ayant répondu j’ignore si le livre a été mis en rayon. Si vous fréquentez la bibliothèque du Saulchoir à Paris (Dominicains) ou encore l’association Coexister (Paris), ou le Groupe d’Amitié islamo-chrétienne (Paris), ou le Monastère Sainte-Scholastique (Urt), ou le Comité inter-religieux de la famille franciscaine (Paris), ou l’Institut d’Études islamo-chrétiennes (Beyrouth), ou l’Abbaye Sainte Marie de la Résurrection (Jerusalem), ou le Vatican (Rome), ou si vous faites partie des Orphelins Apprentis d’Auteuil, vous pouvez demander si on veut bien vous le prêter.
Et si vous voulez soutenir l’auteur, vous pouvez aussi l’acheter sur ce site, en papier ou en ebook, à prix doux. Sans oublier les 14 autres livres, dont l’un est gratuit, pour vous permettre de tester le mode de lecture, sur tablette ou sur ordinateur. Merci !
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