Odyssée, Chant I, v.63-79 (ma traduction)

Odilon Redon, Cyclope (wikimedia)

Odilon Redon, Cyclope (wikimedia)

Zeus répond à Athéna, qui lui demande, comme nous l’avons vu hier, pourquoi Ulysse ne peut pas rentrer chez lui. J’emploie le mot « accusation » car le verbe pheugo, « fuir, échapper », (« ce discours qui s’échappe de la barrière de tes dents », dit Zeus littéralement) signifie aussi, en terme de droit, « être accusé ou défendeur » (le dictionnaire ne précise pas s’il avait déjà ce sens à l’époque d’Homère mais il convient très bien à la situation). Zeus s’indigne de la question d’Athéna, mais enfin elle a eu raison de la poser puisqu’il se décide à agir pour y répondre.
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Ainsi répondit Zeus rassembleur de nuages :

« Mon enfant, quelle accusation sort d’entre tes dents ?
Comment oublierais-je jamais le divin Ulysse,
Si intelligent parmi les mortels et si généreux
En sacrifices pour les dieux, habitants immortels
Du vaste ciel ? Mais Poséidon qui enserre la terre
Est toujours irrité de ce qu’il aveugla l’œil
Du simili-dieu Polyphème, le plus fort
De tous les Cyclopes. La nymphe Thoosa,
Fille de Phorkys, l’un des chefs de la stérile mer,
S’étant unie dans les grottes à Poséidon, l’enfanta.
Depuis, Poséidon, l’ébranleur de la terre,
Sans le tuer fait errer Ulysse hors de sa patrie.
Mais allons ! Réfléchissons, nous tous, aux moyens
D’assurer son retour. Poséidon alors
Laissera sa colère. Car il ne pourra, seul,
Lutter contre le vœu de tous les immortels dieux. »

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le texte grec est ici
à suivre !

Odyssée, Chant I, v.44-62 (ma traduction)

athena-minNous avons laissé hier Poséidon, l’ennemi d’Ulysse, en train de banqueter dans un peuple divisé, tandis que les autres dieux et déesses étaient rassemblés sur l’Olympe et écoutaient Zeus parler de justice (à propos d’un criminel auquel les premiers mots de la déesse vont faire référence). Voici aujourd’hui qu’entre en scène Athéna, l’alliée d’Ulysse, qui va plaider sa cause.
J’adore traduire, et comment serais-je plus heureuse qu’en traduisant l’Odyssée, moi à qui Homère, en rêve, donna sa tête à manger ? Je prends mon temps pour chaque mot, chaque vers, des minutes et des dizaines de minutes entières s’il le faut. Toute à mon bonheur.
*

Ainsi lui répondit Athéna aux yeux brillants de chouette :

« O notre père, fils de Cronos, souverain suprême,
Cet homme a parfaitement mérité sa fin funeste.
Qu’ainsi périsse tout autre qui agit de même !
Mais mon cœur se déchire au sujet du vaillant Ulysse,
L’infortuné depuis si longtemps éprouvé, loin des siens,
Sur une île encerclée d’eau, au nombril de la mer.
Dans cette île arborée habite une déesse,
Fille du redoutable Atlas qui connaît de la mer
Tous les fonds, et porte les hautes colonnes qui tiennent
Séparés la terre et le ciel. Sa fille retient
L’infortuné qui se lamente et que toujours
Elle séduit de doux, d’insinuants discours,
Pour lui faire oublier Ithaque. Mais Ulysse,
Tout à son seul désir de voir s’élever la fumée
Dans le ciel de sa terre, voudrait mourir. N’en es-tu
Tout retourné dans ton cœur, Olympien ? Les sacrifices
Qu’il t’offrit dans l’auguste Troie, près des vaisseaux argiens,
Ne te plaisaient-ils pas ? Pourquoi es-tu colère, Zeus ?

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Le texte grec est ici
à suivre !

Odyssée, Chant I, v.22-43 (ma traduction)

Je continue à traduire l’Odyssée, en tâchant de conserver le même nombre de vers en français ; ce qui n’est pas facile, même si ce sont des vers libres, mais a l’intérêt de forcer à chercher une concision et un son poétiques. Suivre le mot-clé ma traduction d’Homère pour lire les vers précédents.

le mont Olympe, photo Giorgos Kollias pour wikimedia

le mont Olympe, photo Giorgos Kollias pour wikimedia

Or Poséidon était parti chez les Éthiopiens, loin
– Éthiopiens divisés en deux, hommes des confins,
Les uns vers le Couchant, les autres vers le Levant –
Pour une hécatombe de taureaux et d’agneaux.
Et tandis qu’il faisait avec eux ripaille, les autres dieux
Se tenaient sur l’Olympe, rassemblés dans le palais de Zeus.
Le père des hommes et des dieux se mit à leur parler,
Faisant mémoire en son irréprochable cœur d’Égisthe,
Tué par le célèbre Oreste, fils d’Agamamemnon.
Se le rappelant donc, il dit aux immortels :

« Ah, misère ! Dire que les mortels accusent les dieux,
Qu’ils nous font reproche du mal, alors qu’eux-mêmes,
Par folle présomption, rendent plus douloureux
Leur sort ! Voici qu’Égisthe, bafouant le destin,
A épousé la femme de l’Atride, qu’à son retour
Il a tué. Sachant pourtant la mort qui l’attendait.
Car nous l’avions prévenu par Hermès, le vigilant
Exécuteur d’Argus : ne le tue pas, et ne prends pas
Sa femme ! Oreste, une fois jeune homme, les vengerait,
Voulant son héritage. Ainsi parla Hermès.
Mais ses sages paroles n’assagirent pas
Égisthe. Maintenant, tout cela, il le paie. »

Le texte grec est ici
à suivre !

Odyssée, Chant I, v.11-21 (ma traduction)

J’ai traduit précédemment les premiers vers, et quelques autres, de l’Oyssée. Peut-être vais-je me lancer dans la traduction de l’épopée entière, en prenant mon temps pour, toujours, suivre au plus près le texte et les sens que j’y trouve. Nous verrons. Voici donc, pour (re)commencer, la deuxième salve de dix vers du début du poème. J’ai traduit aussi le nom de la nymphe (Calypso : Cacheuse).
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image du jeu vidéo Assassin's Creed Odyssey

image du jeu vidéo Assassin’s Creed Odyssey


*

De là donc tous les autres, fuyant la chute mortelle,
Étaient rentrés chez eux, réchappés de la mer, de la guerre.
Un seul, en chemin pour retrouver sa femme, restait
Retenu par la nymphe Cacheuse, auguste divinité,
Dans ses cavernes creuses et son désir ardent
De l’avoir pour époux. Mais quand sur la roue des temps
Vint l’année de son retour à Ithaque, à la maison,
Selon sa destinée filée par les dieux, même là,
Parmi ses proches, il n’échapperait pas au combat.
Car tous les dieux avaient pitié de lui, à part Poséidon,
Ennemi acharné d’Ulysse avant qu’il eût atteint sa terre.
*
à suivre, donc
Le texte grec est ici

Dépublication d’« Une Chasse spirituelle »

Cet après-midi à Paris, photo Alina Reyes

Cet après-midi à Paris, photo Alina Reyes

J’avais dit que tout se passerait bien si tout se passait de façon honnête. C’était trop demander. J’ai donc dépublié Une Chasse spirituelle. Je m’étais tournée vers Amazon pour éviter l’interférence germanopratine honnie mais ça n’a pas suffi. La republication attendra, aussi longtemps qu’il le faudra.

Je me promène à vélo, seule façon de pouvoir circuler maintenant en ville sans masque. C’est ainsi, il faut s’adapter. J’aime marcher mais c’est bon aussi de se balader à vélo. Et je vois d’autres choses. Je pratique toujours le yoga chaque jour au lever, je cours de temps en temps, je me sens musclée, souple et tonique. La vie est belle.

Notre plus grande force : un point spirituel

"Time", réalisé sur un calendrier de l'année dernière avec des fonds de palette appliqués ou collés

« Time », réalisé sur un calendrier de l’année dernière avec des fonds de palette appliqués ou collés

Emmanuel Macron s’en va au Panthéon déclarer que la République n’accepte « aucune aventure séparatiste » de ceux qui « au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe ». Je vois tout de suite de qui il parle : de ces riches qui, au nom du dieu Argent, et toujours alliés à n’importe quelle puissance étrangère pourvu que ça rapporte, entendent imposer leur loi au monde. Ces riches qui ont porté Emmanuel Macron au pouvoir et dont il est tenu de préserver les intérêts, contre la République. En désignant au peuple mécontent un bouc émissaire : le musulman. Emmanuel Macron devrait réfléchir avant de parler : il fournit les verges pour se faire battre. Mais peut-être, en bon chrétien, aime-t-il ça.

Il y a le Poète à travers les âges, et les Max Brod du Poète, qui font connaître son œuvre, si nécessaire en trahissant la volonté du Poète. Le Poète doit-il se soucier d’être trahi ? Non. Si, contrairement à Kafka, il est après sa mort toujours vivant en chair et en os, le Poète doit seulement veiller à ne pas trahir son œuvre. Cela clarifié, le Poète remercie le ciel de lui avoir épargné toute traîtrise. Quant au tueur qui pense se racheter en se faisant promoteur : il n’en est rien.

Je suis entrée en christianisme pour pouvoir lutter contre la folie d’un homme possédé par les forces du mal. Une part de la religion m’a secourue, une autre m’a enfoncée : les catholiques m’ont trahie et maltraitée comme si j’étais le Christ en personne, qu’il leur fallait envoyer au calvaire. Comme le Christ en effet je suis sortie de leur tombeau (car l’islam a raison, ils n’avaient pas pu me tuer) et je me suis tournée vers l’Est. La puissante prière musulmane m’a permis de lutter pas à pas contre le mal qui, n’ayant rien d’autre à faire, toujours se répète et cherche à gagner les âmes qu’il ne peut gagner. Ce pas franchi, j’ai continué mon chemin de paix vers l’Est et je suis arrivée au Yoga. Pour autant, les enseignements de mon parcours, les livres, le monastère et la mosquée, sont toujours vivants et efficaces en moi.

« Cet homme étrange était habité par des forces gigantesques », dit Jules Verne du capitaine Nemo. Nous sommes tous des hommes étranges habités par des forces gigantesques. Et notre plus grande force c’est la plus petite, celle qui nous permet de choisir quelles forces nous neutralisons en nous, et quelles forces nous développons et faisons vivre.

Mind in and out of the Shell ; des pensées pour réinventer la vie

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chasse spirituelle 1-minJ’ai fini de repeindre ce grand panneau de bois (1,38 x 88 cm) trouvé un jour dans la rue devant la Sorbonne Nouvelle – visiblement un tableau de cours délesté de son ardoise. Je l’ai intitulé « Mind in and out of the Shell », ce que les lecteurs de mon livre La Chasse spirituelle comprendront mieux. J’ai d’ailleurs reçu le livre en format papier aujourd’hui, j’en suis très contente, il est beau et bien fait, agréable à tenir et à feuilleter. Pas de titre ni de nom d’auteur en couverture.

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Avec une pensée pour l’anthropologue David Graeber, qui vient de mourir. J’étais allée l’écouter il y a deux ans au Collège de France, je ne l’ai jamais lu mais je sais que ses travaux sont très importants, notamment sur la dette et sur les « bullshit jobs ». Il continuera à inspirer beaucoup de ceux qui travaillent à changer tout ce qui est mortifère en ce monde.

« La méditation », l’élégance et la paix

Vegeta, de Dragon Ball Z, photo Alina Reyes

Vegeta, de Dragon Ball Z, photo Alina Reyes


Quand nous disons « la méditation », quand nous définissons la méditation, quand nous expliquons ce qu’est la méditation, nous ne faisons que prouver que nous ne savons pas de quoi nous parlons, ou que nous l’oublions. Car « la méditation » n’existe pas. Quels que soient les noms qu’on lui donne, dans diverses langues ou dans la nôtre, « la méditation », au singulier, n’est qu’un cache-sexe de la réalité, faite d’une pluralité de formes de méditations. Les grands méditants le savent d’expérience autant que de science apprise. Les grands méditants sont sans doute au moins aussi rares que les grands mathématiciens mais tout le monde peut faire des mathématiques, en s’y appliquant et en y travaillant, et de la même façon tout le monde peut faire des méditations, pratiquer telle ou telle forme des méditations connues et enseignées. Comme en mathématiques, il est important, selon ma vision de la chose, de rechercher l’élégance dans le processus des méditations, quelles qu’elles soient. La poussivité, si je puis dire, peut donner quelques résultats mais ne va pas bien loin ; la paresse est dangereuse, pour soi et pour autrui, car elle égare et conduit aux impasses ; quant à l’élégance, elle franchit obstacles et barrières, abolit les limites, ouvre des voies, donne la joie parfaite, qui est la paix.

Le yoga fut aussi un art de la guerre, et le reste d’une certaine façon. C’est ainsi qu’il accomplit la paix. Sans être une promesse de paix : il ne l’accomplit pas seulement, il la manifeste, déjà-accomplie. Il est la paix, en train d’avoir lieu, constamment.

Peinture peinture

Work in progress, détail

Work in progress, détail

Je continue à peindre mon grand panneau (1,40 m) et il est de plus en plus beau, c’est exaltant. La peinture monte de la surface comme un univers en formation, voilà ce que j’éprouve. Les couleurs vivent, s’associent, se mêlent, jouent, le tableau évolue et chaque fois que je me relève, les jambes raidies à force de peindre assise en tailleur par terre, je vois un peu plus de beauté et encore autre chose à faire, qui m’appelle. Et puis aujourd’hui j’ai aussi repeint la fenêtre et la porte de la salle de bains, en framboise qui éclate bien sur le blanc passé hier par O des murs au plafond. Ensuite nous avons tout nettoyé et remis en place, les petits meubles de rangement en osier, les tableaux sur les murs, et quelque chose en plus que nous sommes allés chercher sur l’idée géniale d’O : un palmier (un grand dracaena, dragonnier). Faire de son chez-soi une œuvre d’art et une maison vivante, c’est possible même sans moyens. Tout peut être transformé en art et en cœur battant.

wip 6-min

Des clitos, des vulves sur les murs, et du job

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clito and co-min
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Cette année le nombre de filles admises au concours de l’ENS, à Paris et à Lyon, a fait un bond spectaculaire. Pourquoi ? Parce qu’en raison de la crise sanitaire il n’y a pas eu d’oraux : les candidats ont donc juste été départagés sur les écrits, qui sont anonymes lors de la correction. L’effet a été constaté pour les concours de sciences humaines ; en sciences dites dures, la subjectivité des jurys joue moins à l’oral, sans doute. Il se passe avec les filles et les femmes la même chose qu’avec les Arabes et les Noirs : elles sont défavorisées par sexisme comme ils le sont par racisme.

Cet effet ne me surprend pas du tout. Pendant la première année de préparation de ma thèse, en 2015-2016, j’ai suivi un certain nombre de cours à la Sorbonne, pour voir où en était l’enseignement. Et j’y ai assisté plusieurs fois à des manifestations de sexisme, de la part de certains enseignants (pas tous), ahurissantes. Dans un cours donné par un duo d’hommes, l’un d’eux n’arrêtait pas de faire des blagues sexistes d’une beaufitude accablante ; l’autre souriait, les étudiantes et étudiants subissaient sans oser rien dire. Dans un TD, je vis le type qui en avait la charge traiter avec un mépris très sale une fille qui avait fait un exposé honnête et afficher la semaine suivante un respect ridicule envers un garçon qui avait fait un exposé gavé de contresens (sur un sujet que je connaissais à l’époque, la théologie négative, mais que le responsable du TD ne connaissait visiblement pas). Dans un cours en amphi, la professeure cita, comme exemples de mauvais écrivains contemporains… uniquement des écrivaines. Etc.

Quand j’ai passé l’oral de l’agrégation, deux ans plus tard, les jurys étaient composés majoritairement de femmes mais la présidence en était toujours tenue par un homme. J’y ai à mon tour été traitée avec beaucoup de mépris, d’abord parce que je ne répétais pas ce qu’on dit partout, et qu’il n’est pas bon d’avoir sa propre pensée face aux institutions, et surtout parce que cette pensée réellement fondée et pensée, c’est-à-dire cette liberté, venait d’une femme – ce qui contrariait doublement l’ordre établi. Bon, j’avais fait le job.
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clito and co 3-minCes jours-ci à la Butte aux Cailles, photos Alina Reyes

9 œuvres de Seth à Paris 13e

Avec d’autres street artistes, il réenchante des quartiers un peu tristes, bétonnés. Peintre poète de l’enfance, de la couleur, de l’imaginaire, il fait le tour du monde en « globepainter ». Voici 9 œuvres de lui dans le vaste treizième arrondissement de Paris, dont certaines toutes récentes, de la Butte-aux-Cailles au quartier Nationale.
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seth 3-minLa dernière fresque a été réalisée avec le non moins excellent surréaliste ukrainien Kislow. Photos Alina Reyes
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J’ai fini de préparer mon livre Une chasse spirituelle pour la version papier, il sera disponible dans quelques heures. Pour participer à réenchanter notre monde.

Cireurs, suiveurs et singeurs

Mon humble blog a ses lectrices et lecteurs ordinaires, comme moi, et quelques autres qui, disons, ont besoin d’inspiration pour leur commerce. Si je disais qu’Emmanuel Carrère fait partie de cette légion, on ne me croirait pas et tant mieux, car il n’est pas flatteur pour moi d’être suivie par un de ces cireurs de pompes de Macron. C’est évidemment un hasard, et non quelque chose qui ferait partie d’un harcèlement à grande échelle, s’il a publié un livre sur le christianisme quand j’écrivais ici sur le christianisme et s’il publie un livre intitulé Yoga quand je parle ici du yoga. D’ailleurs, je ne crois pas que son livre parle du yoga, puisqu’il y raconte, dit-on, sa dépression, sa bipolarité, son internement. Un vrai yogi ne se met pas dans un tel état. Et la presse comme d’habitude participe au mensonge général.

Revu hier soir La vie des autres, que j’avais vu au cinéma lors de sa sortie, avec O. Surveiller, manipuler, empêcher les êtres trop libres de travailler, se placer dans le système par des abus de pouvoir et des trahisons en tous genres : la RDA comme prototype du monde d’aujourd’hui, à l’échelle planétaire, démocraties comprises évidemment. Le diable est légion, tant il lui est aisé de passer contrat explicite ou implicite avec ses semblables les corrompus, les envieux, les imbéciles, et malheureusement aussi avec des innocents qu’il berne.