Toute personne qui cherche peut comprendre la méthode de recherche exprimée dans ce passage de l’Itinéraire d’un maître zen venu d’Occident, de Taïkan Jyoji. Approfondir la compréhension de ce qu’est sa propre recherche et de là, approfondir encore sa recherche. J’ajoute encore un mot après la citation.
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« Il existe trois recueils fondamentaux de koan. Un seul est traduit en français : Le Passe sans porte. Ce recueil de quarante-sept koan commence par celui du « MU de Joshu ». Ce koan est un des trois koan de base qu’un Maître a la possibilité de donner à son élève. Le deuxième s’énonce ainsi : « Avant la naissance de tes parents, quel est ton visage originel ? » Et le troisième : « Un son est produit lorsqu’on frappe dans ses mains. Quel est le son d’une seule main ? » Cette technique de travail par le koan permet de remonter aux sources de soi-même par la pénétration de significations mystérieuses, la destruction de monde des naissances et des morts, le dépassement des passions (non leur destruction).
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Chaque koan est un enseignement en soi. Ce n’est pas seulement, comme on peut le lire parfois, un moyen de soutenir l’attention du disciple ; c’est également un enseignement. La compréhension exacte d’un koan et le sens profond échappent souvent à l’étudiant. Si un koan est saisi par l’intellect lors de son énoncé, il doit ensuite passer par une longue maturation, une longue macération, faite par le corps et l’esprit. Il faut souvent plusieurs jours, voire plusieurs semaines, rien que pour passer le koan de l’intellect à l’esprit et au corps. Le travail de recherche doit être effectué de deux manières, d’une part, la concentration de l’esprit sans laquelle la signification du koan ne peut être atteinte, d’autre part le travail d’investigation, de « concentration réfléchie » sur le koan. La pratique absolue et parfaite est d’arriver à être absorbé par le koan, à être un avec le koan, à ce que le koan et soi ne deviennent plus qu’une chose, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Il faut que le koan devienne la chose la plus importante du monde. On doit travailler sur le koan de manière à polariser toutes les énergies sur lui. Passer un koan, c’est gravir une marche dans la réalisation de soi.
Il ne s’agit donc pas de saisir intuitivement un koan ni de le résoudre par une réflexion logique. Il ne s’agit pas de comprendre un koan pour le passer, mais de devenir ce koan. L’intuition ne suffit pas. La réponse doit exprimer un état vécu. Prenons un exemple : un homme bat le record de plongée sous-marine en descendant à plus de cent vingt mètres. C’est par un entraînement régulier qu’une telle performance peut être atteinte. Chaque mètre gagné est un acquis, dans le sens où cet être vainc à chaque mètre supplémentaire quelque chose en lui. Plus il avance dans cette aventure (et le Zen n’est-il pas une aventure ?), plus le monde qu’il découvre sera nouveau : les espèces se trouvant à trente mètres de fond n’existent pas à vingt mètres ; celles de cinquante mètres, pas à quarante. Plus il est capable d’aller profond, plus son corps et son esprit réalisent les transformations nécessaires pour supporter les effets de l’augmentation de la pression. Dans le Zen, chaque koan est un mètre. À chaque koan, le corps se transforme, ainsi que l’esprit, puisqu’il n’y a pas d’esprit sans corps ni de corps sans esprit. »
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« La réponse doit exprimer un état vécu », dit Taïkan Jyoji. Oui. Et l’état vécu doit créer la réponse, qui doit être un passage sans porte à un autre monde, jusque là inconnu, et, quelle que soit la voie empruntée, ouvert pour les autres.
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Hier après-midi à Paris, photos Alina Reyes



ces jours-ci à Paris, photos Alina Reyes

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Ce matin à Paris, photos Alina Reyes
Sur ce mur il y avait précédemment 
















Là je suis arrivée sur le lieu de mon rendez-vous, à l’hôpital privé des Peupliers.
Pour voir le reste de la panthère : 


Ce matin à Paris, photos Alina Reyes
Sur un mur dans la rue, j’ai vu une série de photos de
Dans un jardin, j’ai eu le plaisir de revoir ce PostIt que j’avais placé là en juin, toujours là, avec quelques feuilles qui ont poussé devant.
Le jardin partagé du square René Le Gall est arrangé avec joliesse et grâce, pour la vie douce



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Dans la rue, j’ai photographié des tags
et une œuvre de street art toute fraîche.
J’ai aussi rephotographié cette œuvre de Seth et Kislow déjà ancienne.
Dans une miniforêt, j’ai ramassé quelques branchages de conifères coupés et je les ai mis dans un pot sur mon bureau, pour la bonne odeur vivifiante
Et la voici, récupérée elle aussi comme les branchages odoriférants, et transformée :
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