Colons avides, indignes, et leurs victimes proches de Dieu

D’après mon expérience de chrétienne, donc identifiée au Christ, voilà ce qu’il en est : les chefs religieux chrétiens et leurs acolytes des pouvoirs temporels essaient de dominer, manipuler, exploiter, tromper et coloniser (notamment en entrant chez lui par espionnage), Jésus ; le peuple musulman écoute sincèrement Jésus, qu’il soit en accord avec lui ou non, et le plus souvent, l’aime. D’un côté le Sanhédrin allié à Hérode ; de l’autre les pauvres et les victimes, proches de Dieu, du cantique des Béatitudes.

Cela correspond à la réalité politique du monde. Des colonisateurs ou néo-colonisateurs et des colonisés ou néo-colonisés. L’esprit colon, qui avance masqué en faisant passer le mal pour le bien, partout où il s’avance sème le mensonge, le mépris, la désunion et la mort. L’avenir appartient aux opprimés, qui toujours finissent par renverser leurs oppresseurs. Mais plus profondément, c’est le présent lui-même qui est à eux. Car de leur côté est la vie, le cœur, la sincérité, la vérité, la liberté vraie, qui se trouve dans le fait de ne pas chercher à prendre la liberté d’autrui. À eux le Royaume.

Nous vivons un temps messianique. Le Coran parle des « gens du Livre », les gens des trois religions monothéistes, qui attendent son avènement. Il est temps de rétrécir et élargir à la fois ce concept aux gens des Béatitudes, à tous les pauvres de cœur sur terre. À eux la Promesse.

Vierges folles

06 CODEX ROSSANO LES VIERGES SAGES ET FOLLES

image de l’Évangéliaire de Rossano

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Toute parole m’ayant été coupée dans l’édition et les médias, j’ai donc ouvert cette page Bible, Coran et autres textes saints, dédiée à la rencontre avec les Écritures et entre les hommes, selon le travail de clarification et de pacification que je mène depuis des années maintenant.

Et j’ai demandé à Facebook d’envoyer -dans la mesure de mes faibles moyens- l’information aux chrétiens et aux musulmans francophones. Que croyez-vous qu’il arriva ? Quelques chrétiens ont été au rendez-vous, mais ce sont de jeunes musulmans, en grande majorité, qui ont répondu et continuent à répondre présents.

Les plus ouverts ne sont pas ceux que l’on se plaît à croire… Mais l’avenir appartient aux plus ouverts, les chrétiens devraient y songer, au lieu de s’enfermer. Qu’ils songent à la parabole des vierges folles !

Renverser le nihilisme

J’œuvre à renverser l’état d’esprit du monde. Cela ne peut se faire en se pliant à l’état d’esprit du monde. Il est possible d’appliquer sur le monde telle ou telle œuvre, comme tel ou tel pansement. Cela est bon, mais ce que j’ai à faire, c’est régénérer l’ensemble du corps, et même plus en vérité : le ressusciter. Il faut pelleter dans la terre pour en exhumer le cadavérique, c’est quelque chose qui a à voir avec les tremblements de terre, les déluges et autres catastrophes et merveilles venues du ciel et de profundis. Terrasser dans la matière, dans l’obscur, l’indifférencié, creuser jusqu’à la source, qu’elle jaillisse, que l’être en ressuscite. Je suis armée de la parole, de la foi, de l’amour absolu. Mon œuvre agit et agira, je vous le garantis.

Faux noms, fausses paroles, faux livres, faux en tous genres

Tant que Hérode sera en place, je devrai rester encore avec mon enfant en Égypte. Sinon il le violerait comme il viole tout, ce fabricant de faux, qui ne renonce en rien, sinon en apparence, au mal. Et qui ne comprend rien aux âmes, quand elles ne sont pas corrompues. Qui récidive irrémédiablement. Qui se trompe et trompe systématiquement.

Beaucoup d’hommes ont beau dire, ils ne veulent pas renoncer aux œuvres de satan. Ils œuvrent en cachette, dans le calcul, ils s’affairent à cultiver une vigne empoisonnée et ils récoltent ce qu’ils y travaillent : le mauvais. Je sais ce dont je parle, je le sais mieux que personne bien que personne ne veuille l’entendre.

Il faudra peut-être encore beaucoup de temps pour que Voyage puisse être donné à lire, et que l’œuvre pacificatrice des Pèlerins d’Amour puisse être concrétisée. Aussi longtemps que toute la lumière ne sera pas faite sur les abus commis, ou que les manipulateurs de l’ombre resteront en place. « Mieux aurait valu pour lui ne jamais être né », a dit le Christ de Judas. Ce n’était pas une parole de méchanceté, c’était une parole de vérité profonde : mieux vaut ne pas naître que naître pour le mal. Mieux vaut que Voyage et les Pèlerins ne paraissent pas encore, plutôt que de paraître dans des conditions qui les marqueraient du mal et les mèneraient au mal.

Pâques, la Compassion du Christ

En joignant le geste de l’eucharistie (rendre grâce à Dieu) à celui de la communion (nourrir les hommes de son être pour leur montrer que Dieu est uni à eux et qu’il les unit en Lui), Jésus lors de la Cène fait signe que sa Passion est en vérité une Compassion. Il ne souffre pas seul pour tous, il souffre avec tous ceux qui souffrent. Et c’est pourquoi il souffre plus que ne peut souffrir un homme, et c’est pourquoi il en meurt, et c’est pourquoi aussi il en ressuscite. Il ressuscite parce qu’il n’a pas souffert seul, il a souffert pour tous, les vivants et les morts. Sa mort n’est pas en lui seul, elle est aussi en tous les morts et en tous les vivants, qu’il ne peut pas abandonner à la mort. Quand il demande de manger, via le pain et le vin, son corps et son sang, en mémoire de lui, cela signifie : nous coressusciterons. En mangeant ce morceau de pain devenu son corps et en buvant ce vin devenu son sang, nous le prenons en nous corps et âme, parce que c’est notre propre corps, notre sang, notre chair, nos os, qui donnent corps à son âme. Et quand nous donnons corps à son âme, elle emporte notre corps dans son éternité. Et le temps des vivants et des morts devient une éternité prise en commun, en communion, une coéternité avec toute l’humanité, transportée en Dieu, l’Éternel.

Une preuve de cela est donnée dès le lendemain, au Golgotha. Jésus n’est pas le seul à être crucifié. Deux autres hommes souffrent aussi sur une croix. Sans doute, contrairement au Christ, chacun des deux souffre-t-il pour lui-même. Mais l’un d’eux va sortir de lui-même pour entrer en compassion avec Jésus, et aussitôt Jésus lui annonce que le jour même, il sera au paradis avec lui. La compassion transporte les mortels dans une autre dimension.

Jusqu’à ce que la vérité crée suffisamment d’hommes capables d’œuvrer pour elle

Mentionner toujours l’antisémitisme à part des autres formes de stigmatisation, comme le font M.Valls et bien d’autres, c’est faire des juifs des hommes pas comme les autres, c’est faire de l’antisémitisme. Quelle différence y a-t-il entre l’agression d’un juif parce qu’il est juif, d’un chrétien parce qu’il est chrétien, d’un musulman parce qu’il est musulman ? Entre un pogrom et un autre ? Une injure et une autre ? Ce sont des expressions d’une contestation du droit de vivre d’individus en fonction de leur religion et de la culture qui s’ensuit, quelle qu’elle soit. Comme il existe et a existé des contestations du droit de vivre des homosexuels, des communistes, des Tziganes, etc. Les juifs ne sont pas soumis à une autre condition que la condition humaine de tous ; prétendre le contraire, voilà de l’antisémitisme. Un racisme comme d’autres, même quand il est ainsi déguisé, et bien logique dans la bouche d’hommes comme M. Valls et d’autres, habitués à montrer qu’ils ne supportent pas telle ou telle catégorie de la population.

Quand on dénonce le FN il faut être cohérent et d’une part ne pas exciter le ressentiment des gens en leur parlant sans cesse de questions subsidiaires (le voile – pour ou contre, le mariage pour tous – pour ou contre, la petite délinquance des pauvres – mais pas la grande délinquance des puissants… etc) comme si c’était le principal problème de leur vie, puis une fois qu’on les a excités, avoir peur de les voir voter FN et pour cela s’abstenir de critiquer Valls et consorts, s’abstenir de dire la vérité, en bons serviteurs de l’hypocrisie sociale et politique. Il ne suffit pas de dénoncer le FN et MLP, encore faut-il ne pas être complaisant avec les autres porteurs de mauvaise parole. Une stratégie qui ne fait que favoriser toujours plus le FN ou ses idées racistes et haineuses, qui ne font que se répandre sournoisement parmi le peuple, comme elles leur ont été servies, sournoisement.

Se taire est le pire qu’on puisse faire. Il faut que la vérité soit dite et circule, jusqu’à ce qu’elle finisse par créer des hommes capables de travailler pour elle, aussi bien des responsables politiques que de simples citoyens, qui doivent être prêts à vouloir vraiment lutter contre ce qui est injuste, même si cela a un prix.

Fatale hypocrisie. Les à-l’abri et leur honteuse rhétorique

L’un de mes fils, étudiant, est allé à la journée organisée par le CROUS pour les jobs d’été. Une énorme file d’attente s’étendait largement sur le boulevard. Il y a vu, me dit-il, des étudiants munis de CV, mais aussi des gens d’âge mûr avec des papiers de Pôle Emploi. Voilà la réalité du terrain. Le chômage s’étend, le temps des expulsions locatives est revenu, nous croiserons de plus en plus de personnes à la rue et nous pourrons nous demander à quand notre tour. Le président conte fleurette, le premier ministre joue du menton avec les petites gens, le maire de Paris songe à embellir à grand frais les places de la capitale, les riches s’enivrent de toujours plus de richesses, le peuple trinque et souffre.

C’est dans ce contexte qu’un éditorialiste du magazine catholique La Vie, Jean-Claude Guillebaud, dénonce… l’innocence. « Il faut se méfier de l’innocence », dit-il. Quel scandale. Cette phrase est une phrase de serpent. C’est avec de telles phrases que des millions d’enfants ont été abusés par des adultes, physiquement ou psychologiquement. C’est avec une telle conception de l’homme que l’Église est devenue de plus en plus gangrenée par la corruption des cœurs et des esprits. Se méfier de l’innocence, c’est ne pas croire en Dieu, c’est secrètement haïr Dieu et aimer, en guise de Dieu, le mal. Spirituellement cette phrase est maléfique. Et comme tout ce qui est maléfique spirituellement, politiquement elle est empoisonnée aussi.

Son discours retors commence par prétendre qu’aujourd’hui on veut déculpabiliser l’argent et le mensonge, pour ensuite conclure en substance qu’il n’y a ni innocents ni coupables, que le mal est en chacun de nous et que c’est là que nous devons le chercher, plutôt que de nous en prendre à des causes extérieures ou à certaines personnes. Discours mensonger de bout en bout, récupérant au passage les stigmatisations raciales comme si le fait de dénoncer le mal des abuseurs était de la même nature, et dans sa rhétorique tordue prétendant qu’on déculpabilise le mal pour conclure qu’il n’y a pas à combattre le mal sinon en nous-mêmes.

Aujourd’hui le mal n’est pas déculpabilisé, il est au contraire exposé, notamment par les militants et par les lanceurs d’alerte. Grâce à eux ce qui voudrait rester caché devient visible : l’iniquité des puissants, les moyens par lesquels ils ont acquis et conservent leur domination, leurs mensonges, leur cynisme, leurs abus sont dénoncés et mis en évidence. Et si nous sommes souvent sans recours face à leur iniquité, face au chômage qu’elle engendre, face à la surveillance dont nous sommes l’objet, nous ne le resterons pas toujours, les dominants savent que leur système peut être renversé, qu’il est même fatalement promis à périr. Car la vie et la vérité l’emportent toujours, à la fin. Et déjà, quand c’est possible, la dénonciation du mal entraîne des sanctions : ainsi par exemple avons-nous évité de nous retrouver en position d’élire DSK président. Mince victoire, dira-t-on peut-être, mais elle n’est pas si mince et d’autres l’accompagnent, au quotidien, dans notre vie, même si elles sont moins visibles. La justice n’avance pas vite, mais elle avance en profondeur. Il nous faut garder foi en elle, et courage.

Allez, debout, en marche !

C’est au pied de l’arbre qu’on voit l’homme, l’arbre de la croix, l’arbre témoin et l’arbre reverdissant. Il y a ceux qui ne sont pas là, ceux qui se moquent, ceux qui se détournent, ceux qui regardent hébétés, et puis celles et ceux qui écoutent les dernières paroles, aiment, veillent, puis courent quand le printemps revient.

Dire la vérité, par la parole ou par le geste, est une grande fête. L’écouter, aussi. Quand s’abandonneront-ils enfin à elle ?

La pensée de Dieu, le regard de Dieu, ne sont pas ceux des hommes. La perfection selon les hommes n’est pas la perfection selon Dieu. La perfection selon Dieu est la Vérité. Il faut sans cesse réveiller le sens moral des hommes, afin qu’ils parviennent à s’élever au-delà d’eux-mêmes et de la morale selon les hommes. Afin qu’ils cessent de se croire condamnés au mensonge.

Le Chemin est parfait. Le Chemin avance. Le Chemin est la vie. Les hommes y connaissent des chutes et des sommeils, c’est ainsi qu’ils apprennent à connaître. Le chemin va droit au sommet, avec bien des lacets pour que les hommes puissent y monter. Ceux qui y tombent et s’y arrêtent perdent la vie, l’âme. Ceux qui écoutent l’appel du Chemin et le laissent les remettre debout et en marche sont réintégrés dans sa vérité et sa vie. Allez !

L’Ordre invisible est en marche

Après la publication de mon livre sur Lourdes, la première personne de l’Église que j’ai rencontrée, sur sa demande, fut un laïc chargé d’importantes responsabilités dans les Sanctuaires de la ville pyrénéenne. Et la première chose qu’il m’a racontée fut qu’il avait aidé une prostituée à sortir de son état, et qu’elle était finalement devenue nonne. Ceci pour faire le parallèle avec ma situation. Je lui ai fait remarquer que je n’étais pas une prostituée. Que l’écrivain travaillait dans le sens de la libération des hommes, et non dans celui de leur asservissement.

Puis je fus invitée à participer à un débat dans les Sanctuaires, organisé par le magazine catholique Pèlerin. Le rédacteur en chef du magazine, en me présentant au public, dit : « Avec l’argent de votre premier roman, vous l’avouez, vous avez acheté une grange en montagne, près d’ici ». Comme si j’avais commis là quelque péché.

Je me pliai à des séances de signatures à la librairie des Sanctuaires. Je le faisais avec joie, mais une journaliste d’un grand quotidien national en reportage pour le cent cinquantième anniversaire des Apparitions me demanda ce que faisait là un auteur de mon niveau. Elle ne pensait pas du tout au caractère érotique d’une grande partie de mon œuvre, mais au fait que ma stature impliquait que je me livrais là à un abaissement.

Pendant plus d’une année, je continuai à aller à la rencontre du peuple catholique en me déplaçant un peu partout en France dans des librairies ou autres lieux où je pouvais prendre la parole et échanger avec les gens. Je constatai que beaucoup affrontaient des problèmes personnels et familiaux énormes (touchant notamment leurs enfants), qu’ils me confiaient. Alors que d’autres, ceux qui avaient l’air les plus atteints et les plus rigides, ne me confiaient rien mais me disaient que j’étais une Marie Madeleine. Ce qui selon eux signifiait : une prostituée sauvée par le Christ. (Notons que les Évangiles ne disent jamais que Marie de Magdala était une prostituée, mais c’est quelque chose qui les tient).

Plus tard, une journaliste du magazine Famille chrétienne vint me voir à Barèges, où j’étais en ermitage dans ma grange. Je l’invitai à déjeuner et j’essayai de lui expliquer ma démarche et ma pensée, bien qu’elle fût beaucoup sur la défensive, avec une certaine rigidité que j’avais déjà rencontrée chez une autre journaliste d’un autre magazine chrétien, La Vie, qui m’avait interviewée au début. Comme cela avait été le cas avec cette dernière, je m’attendais bien à un article mitigé, méfiant. Mais je n’avais pas imaginé qu’elle irait jusqu’à falsifier mes propos, me faisant dire de moi-même que j’étais une pécheresse. Bien évidemment j’ai toujours pris soin de récuser ce terme. Non que je prétende ne pas être comme le commun des mortels. Mais je refusais absolument d’être cette icône de la prostituée repentante qu’ils voulaient faire de moi. Je le refusais par respect de ma propre dignité, qu’ils bafouaient sans gêne, mais aussi et surtout pour eux, pour leur faire prendre conscience de la mauvaiseté de leurs schémas et de leur aveuglement.

Toute l’histoire du rapport de l’Église à mon égard est fondée sur cette obsession de la pécheresse qui habite leur tête malade. Je suis une femme libre qui ne s’est jamais fait entretenir par personne, qui a toujours refusé les rapports d’intérêts avec les gens, et notamment avec les hommes, qui sais vivre avec ou sans argent, qui n’est inféodée ni à des institutions ni à des systèmes de pensée. J’ai mis au monde et élevé quatre enfants, tous épanouis. Voyant la misère de beaucoup de ces catholiques qui se confiaient à moi, j’ai voulu les aider à en sortir, car c’est tout simplement ma fonction d’écrivain – et ma liberté, je la dois aussi aux écrivains purs que j’ai lus. Mais beaucoup dans l’Église n’avaient en tête que leur obsession de la pécheresse, qu’ils prétendaient rééduquer – alors que bien sûr ils ne trahissaient ainsi que leur propre asservissement.

C’est en grande partie pourquoi je ne pus jamais les faire sortir du système de rapports souterrains et pour le moins malhonnête, et même abusif, qu’ils avaient établi, fût-il établi à la vue de beaucoup. Jusqu’au bout il leur a fallu surveiller indûment, biaiser, mentir, m’envoyer des émissaires sans dire qu’ils étaient des émissaires, des porteurs de message sans me dire qu’ils ne me parlaient pas en leur nom propre, m’approcher par la trahison, ne jamais assumer en haut lieu ce qui était fait. Ils se seraient fait prendre la vie, ils auraient laissé couler l’Église plutôt que d’accepter un rapport honnête et franc, un rapport d’homme à homme, d’égal à égal. Tout cela bien sûr en contradiction absolue avec le message du Christ.

J’ai tout sacrifié pendant des années pour les sortir de là. J’ai perdu mes moyens de subsistance – la capacité à publier dans l’édition et dans la presse – et ils comptaient aussi là-dessus pour me plier à leur façon de faire. J’ai dû vendre mon seul bien, ma grange en montagne. Et maintenant le petit revenu que j’en ai tiré est épuisé, et je reprends ma vie sans eux. Honnête et franche. Car on ne fait rien pour le salut du monde par des moyens malhonnêtes. Et un seul homme qui tout simplement vit honnêtement fait plus que toute une église vivant d’un discours séduisant mais malhonnête. Je suis l’un de ces Pèlerins prophétisés dans Voyage parce que comme d’autres je l’ai toujours été, et nous continuons, Ordre pour l’instant invisible, à œuvrer. 

Je suis, donc je me donne

Je suis un être humain complet. Je ne suis pas amputée, ni déformée ni castrée. Corps et esprit, chair et âme, tout y est, et plus encore.

Tant d’hommes sont si vaniteux et avides, ils croient que les honneurs et les moyens peuvent tout avoir. Mais l’être humain complet n’a pas besoin de béquilles à son être, puisqu’il est tout. Tant d’hommes s’obstinent à ne pas admettre que la fin ne justifie pas les moyens. Je suis la fin, je ne les justifie pas.

Il n’y a qu’une façon de se donner : tout entier, corps et âme, chair et esprit, dans la pleine vérité. Tout autre don n’est que la négation du don. L’être humain complet se donne et reçoit, c’est tout. En tout. Entièrement. Tous, à tous, à l’univers et à ce qui le dépasse. Quoiqu’il fasse il continue, il se donne, puisqu’il est.

Petites remarques lues ici ou là ces dernières heures

2

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« L’histoire ne repasse pas les plats ». (j’ai oublié de qui, et à propos de quoi)

« Quand on a les pieds dans la m…, c’est comme dans les sables mouvants, plus on remue, plus on s’enfonce. » (un lecteur du Monde, à propos de la dernière affaire Sarkozy)

« Il y a des embouteillages à la grotte » (l’évêque de Lourdes, qui veut y remédier). Eh bien, s’il plaît à la Vierge Marie de mettre les pèlerins en bouteille, tout en leur offrant de l’eau à mettre dans leurs bouteilles ? Qu’ils patientent, c’est très bien. Et que les agitateurs-agités du bocal n’aillent pas défigurer le paysage, le sanctuaire, en y implantant ce qui n’y était pas (Bernadette n’a pas été appelée à la grotte à travers une rangée d’arbres, qu’on ne refasse pas le mauvais coup du musée de Cluny avec la Dame), en le transformant façon parc d’attraction, en voulant gérer eux-mêmes des flux qui n’appartiennent qu’à Dieu. Tout ce qu’ils veulent, c’est mettre des jambes de bois à ce qui ne marche pas, au lieu de faire pousser de vraies jambes à ce qui n’en a pas. Mais c’est qu’il faut avoir la foi, écouter ce que dit la bouche de la vérité.

« Ouah compliqué à comprendre tout ça. » (un lecteur de Métro, à propos de la dernière affaire Sarko)