
Niels Schneider dans le rôle de Télémaque pour la série Odysseus. Photo Armanda Claro pour Arte
« … et lui dit à haute voix ces paroles ailées : » Nous nous sommes arrêtés là la dernière fois. Voici donc les paroles en question, adressées par Télémaque à l’étranger sous la figure duquel lui apparaît « Pallas Athéna » (Athéna qui a vaincu le géant primitif Pallas, et s’est fait de sa peau une armure), et ce qui, selon les lois de l’hospitalité, s’ensuit.
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« Salut, étranger. Sois le bienvenu chez nous.
Viens te restaurer, puis tu nous diras ce qu’il te faut. »
Sur ces mots, il s’avance et Pallas Athéna le suit.
Une fois qu’ils sont entrés dans la haute maison,
Il place la lance debout contre la grande colonne,
Dans l’espace bien ciselé où sont rangées
Les nombreuses lances d’Ulysse à l’âme courageuse.
Puis il la conduit à un siège haut, couvert de tissus,
Artistement œuvré, avec une marche pour les pieds.
Il s’assoit à côté sur un siège incliné chamarré,
À l’écart des prétendants pour ne pas troubler le repas
De l’étranger par le vacarme que font ces arrogants,
Et parce qu’il veut l’interroger sur son père absent.
Un serviteur verse, d’une belle aiguière d’or,
L’eau des ablutions dans un vase d’argent, où ils se lavent,
Et dresse devant eux une longue table polie.
Une vénérable intendante y dispose le pain
Et nombre de provisions qu’elle offre libéralement.
Un découpeur présente des plats chargés de viandes
Diverses et pose devant eux des coupes d’or.
Un héraut prestement verse à l’un puis à l’autre le vin.
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le texte grec est ici
à suivre !




Nous avons laissé hier Poséidon, l’ennemi d’Ulysse, en train de banqueter dans un peuple divisé, tandis que les autres dieux et déesses étaient rassemblés sur l’Olympe et écoutaient Zeus parler de justice (à propos d’un criminel auquel les premiers mots de la déesse vont faire référence). Voici aujourd’hui qu’entre en scène Athéna, l’alliée d’Ulysse, qui va plaider sa cause.







J’ai fini de repeindre ce grand panneau de bois (1,38 x 88 cm) trouvé un jour dans la rue devant la Sorbonne Nouvelle – visiblement un tableau de cours délesté de son ardoise. Je l’ai intitulé « Mind in and out of the Shell », ce que les lecteurs de mon livre La Chasse spirituelle comprendront mieux. J’ai d’ailleurs reçu le livre en format papier aujourd’hui, j’en suis très contente, il est beau et bien fait, agréable à tenir et à feuilleter. Pas de titre ni de nom d’auteur en couverture.