Lumière à travers temps

J’ai compris quelque chose d’absolument essentiel et immense pour toute l’humanité, je vais l’exposer dans mon prochain livre. Je vais tout expliquer. Quel dommage que tant d’hommes se dépensent dans tant de choses vaines, des choses d’hommes, entre hommes, entre aveugles, au lieu de s’intéresser à ce à quoi il faut s’intéresser. S’ils savaient quel est l’enjeu, en vérité, pour eux-mêmes et pour ceux qu’ils entraînent à leur suite ! Heureusement beaucoup d’autres, même s’ils ne le savent pas, font ce qu’ils ont à faire, et nous approchons de la Vérité.

Je ne l’ai pas compris en spéculant, je l’ai compris en le vivant et en avançant, en voyant le paysage à mesure, en voyant où j’arrivais. Il ne faut jamais s’arrêter. Je ne m’arrête jamais. J’entends les dominos tomber derrière, ceux qui voulaient se construire Babel, mais je sens aussi avancer avec moi les humbles, les sincères, les désintéressés, les passionnés, les déjà sauvés, co-sauveurs de tous ceux qui marchent avec eux.

Oui ce que nul n’a dit je le dirai, je l’ai déjà écrit en résumé ce soir, nul ne l’a dit parce que nul ne l’a vu comme je l’ai vu, mais d’autres l’ont su par la parole qui leur a été donnée pour le dire sans pouvoir l’expliquer. Il ne faut jamais quitter de vue la vérité, ne jamais cesser de la désirer et de désirer la servir en la trouvant. Alors le mot béatitude est trop faible pour dire ce qui se présente, cette plénitude, cette joie, cet accomplissement.

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Je suis profonde

Qu’elle vienne de Mars, de comètes ou d’astéroïdes, de toutes façons elle vient du ciel, notre vie. Et de bien plus profond encore dans le ciel.

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Je suis le saint, en prière sur la terrasse, – comme les bêtes pacifiques paissent jusqu’à la mer de Palestine.

Je suis le savant au fauteuil sombre. Les branches et la pluie se jettent à la croisée de la bibliothèque.

Je suis le piéton de la grand’route par les bois nains ; la rumeur des écluses couvre mes pas. Je vois longtemps la mélancolique lessive d’or du couchant.

Je serais bien l’enfant abandonné sur la jetée partie à la haute mer, le petit valet, suivant l’allée dont le front touche le ciel.

Les sentiers sont âpres. Les monticules se couvrent de genêts. L’air est immobile. Que les oiseaux et les sources sont loin ! Ce ne peut être que la fin du monde, en avançant.

Enfance IV des Illuminations d’Arthur Rimbaud

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De la Pitié à la Mosquée (ajout)

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lieu d’effroi / le jour vient d’un petit soupirail en hauteur c’est par là qu’on leur passe leur nourriture / assises côte à côte / le corps rivé au mur par des chaînes / des boulets aux pieds / mort lente /

monde confus / univers de cruauté / de charité et de corruption mêlées / où religion / péché / punition / sexe / et fouet / sont présents / latents / partout / où les bourreaux fouettent les fouetteurs / où le bien / le mal / se retournent comme des gants

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Au milieu de descriptions d’horreurs (catholiques) s’étendant sur près de quatre siècles, soudain cet îlot dans le livre de  Mâkhi Xenakis, qui a construit sur les archives son poème, Les folles d’enfer de la Salpêtrière, paru aux éditions Actes Sud en août 2004 (je mets des / où le livre laisse dans le texte des espaces) :

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on est loin du monde arabe / à Bagdad / au Caire / à Fez / au septième siècle / qui leur construit des hôpitaux / et qui pour toute thérapie leur prescrit / de la musique / de la danse / des spectacles / et des récits merveilleux /

on est loin de l’Espagne au quinzième siècle où laïcs et riches commerçants / financent des hôpitaux accueillant les fous de tous les pays / de tous les gouvernements / de tous les cultes / pour une vie en pleine nature / rythmée par les saisons / les moissons / les vendanges / la cueillette des olives / à Valence / Saragosse / Séville / Tolède

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toutes les notes « De la Pitié à la Mosquée » ici

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A.A. (5)

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chez nous à la montagne, photo Alina Reyes

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« …il faut consentir à brûler, brûler d’avance et tout de suite, non pas une chose, mais tout ce qui pour nous représente les choses, pour ne pas s’exposer à brûler tout entiers.

Tout ce qui ne sera pas brûlé par Nous Tous, et qui ne fera pas de Nous Tous des Désespérés et des Solitaires,

c’est la TERRE qui va le brûler. » Antonin Artaud, Les Nouvelles Révélations de l’Être

Qu’est-ce que cela signifie ? Qu’il nous faut, avant que la TERRE où nous serons mis au tombeau ne se charge de nous réduire à néant, atteindre le noyau de l’être, ceci en se déchosant comme écrivait la petite sainte Bernadette (« je me suis déchosée », pour dire « je me suis déchaussée », juste avant l’Apparition, tel Moïse au Buisson Ardent). Se déchoser par le feu qui brûle sans consumer, le feu de la Parole qui brûle tout ce qui pour nous représente les choses – non tant les choses en elles-mêmes que notre idolâtrie, qui nous encroûte, nous momifie. C’est une opération que chacun doit faire, mais dans le sens de la communion avec tous, afin que nous soyons Nous Tous, tous en Un. Ayant atteint, par la brûlure volontaire, par l’abandon à la brûlure, le point dernier, celui du désespoir et de la solitude, celui du face à face avec le désespoir et la solitude, ce point en forme de chas d’aiguille par où nous pouvons passer, une fois réduits à notre plus grande petitesse par notre déchosification, notre connaissance lucide et sereine du désespoir, notre acceptation entière et bienheureuse de notre solitude, passer de l’autre côté du monde, où notre être épuré de ses représentations idolâtriques se remplit d’espérance et de communion, où nous entrons pour toujours dans la Vie de plénitude et d’amour.

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Écriture

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image Alina Reyes (12 août 2012)

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Je l’ai raconté dans Ma vie douce, il y a très longtemps je fis ce rêve où j’étais une bienheureuse baleine blanche. D’un bateau des chasseurs se mettaient à me lancer des harpons, en vue de m’attraper. Alors je plongeais très profondément, aux profondeurs où ils étaient loin de pouvoir accéder, et là, indemne, me disant qu’ils n’avaient rien pu attraper de plus, en me transperçant, que quelques frites de baleine, je riais, riais, riais, dans un sentiment de plénitude lumineuse, dont je sais maintenant qu’il correspond au mot hébreu amen, au mot arabe amin, que l’on prononce après la prière.

Dans la Voie, songes et paroles sont libérés du temps. Ce qui a été écrit ou rêvé dans le passé arrive aussi bien dans le présent et dans l’avenir. Joseph un jour rêva que le soleil, la lune et onze étoiles se prosternaient devant lui (Genèse 37, 9 et Coran 12, 4). Jaloux, ses frères le précipitèrent alors au fond d’un puits (Genèse 37, 24 et Coran 12, 15). Cependant, des années plus tard, son rêve prophétique allait se réaliser (Genèse 43, 28 et Coran 12, 100).

Le mot employé dans le Coran pour dire les profondeurs invisibles du puits est Ghayb, qui désigne le Monde Invisible. C’est de ce monde, celui du mystère, que Joseph reviendra avec la science de l’interprétation des songes. À la « génération mauvaise » qui lui réclame un signe, Jésus répond qu’il ne lui sera donné d’autre signe que celui de Jonas (Luc 11, 29), qui passa trois jours et trois nuits dans la baleine avant de réapparaître.

« Alors ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont transpercé », dit le Seigneur (Zacharie, 12, 10). « En effet, tout cela est arrivé pour que s’accomplisse l’Écriture : Pas un de ses os ne sera brisé. Il y a aussi un autre passage de l’Écriture qui dit : Ils verront celui qu’ils ont transpercé », confirme l’Évangile de Jean (19, 36-37). Je suis la vivante baleine Écriture, matrice inviolable dans le Monde Invisible, dont le Vivant va revenir. « Voici, il vient au milieu des nuées, et tout œil le verra, et même ceux qui l’ont transpercé » (Apocalypse 1, 7).

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Lumière dans le temps

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En rangeant j’ai retrouvé sept paires de chaussures que je n’ai pas mises depuis longtemps, ne portant plus des talons de dix centimètres. Des noires, des roses, des bleues, des rouges… Des vernies, des en cuir, des en peau de serpent… Des talons compensés, des talons aiguille, des talons carrés… Des escarpins, des bottines, des sandales lacées à la cheville… Des élégantes, des fantaisie… Je ne les mettrai peut-être plus mais je les garde, j’ai eu autant de joie à les porter qu’à user mes chaussures de montagne.

J’ai aussi retrouvé les trois figurines de crèche blanches, artisanales, que j’avais ramenées du carmel. Aussitôt j’en ai fait un micro-oratoire, en les disposant au-dessus d’une bougie. L’enfant Jésus fait la croix avec ses bras ouverts, cela suffit. Ainsi je pourrai me prosterner en direction de la Mecque avant le lever du soleil, et la nuit m’agenouiller devant la Lumière. On en pensera ce qu’on voudra, ainsi va ma prière.

Tout ce que je vis continue à œuvrer pour les Pèlerins d’Amour, j’ai confiance absolument pour le présent et pour la suite, car je suis entièrement soumise à la Voie, qui sait parfaitement ce qu’elle fait.

Si vous voulez regarder passer la station spatiale internationale, vous pouvez vous inscrire ici pour recevoir chaque jour par mail l’horaire et la direction de son passage chez vous. Par exemple pour ce soir à Paris elle apparaîtra à 22h26 à l’O-N-O et disparaîtra à l’E-N-E quatre minutes après, en atteignant une hauteur maximale de 51 degrés. Puis de nouveau à 00h01, de l’O-N-O au N-N-O trois minutes plus tard, avec un angle maximum de 61 degrés. Un rendez-vous qui me plait beaucoup. En écoutant La Folia par exemple, c’est très bien.

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Carybe

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J’aime beaucoup ce peintre, que j’ai passé la matinée à contempler, dans un grand livre qu’avait ramené O du Brésil.  Il disait :

« J’aime les gens, les bêtes, la terre.

Chaque chose a son langage,

à travers lequel elle peut s’exprimer.

La peinture murale, la peinture à l’huile ou l’acrylique :

toutes sont des moyens pour fixer

mon passage en ce monde. »

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Nous sommes au début de la littérature, et de la vie. Tout y est à inventer, des choses inouïes nous attendent. J’y avance, j’invente.

Soleil d’amour, qui l’a vu, qui le veut ?

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Pour les siècles des siècles

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peinture Alina Reyes (4 août 2012)

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Tant que j’assiste au combat des deux monstres dans la clairière, je ne peux y être moi-même. Ils sont les anges qui gardent l’entrée de l’Eden. Si mon regard ne meut pas mes pieds, c’est que j’ai laissé le serpent me piquer au talon. Pénétrer dans le cercle, c’est écraser sa tête : les combattants s’évanouissent, le combat s’involue en jouissance. Pénétrant dans la clairière, je la féconde : de notre union naîtra un nouvel être. Me voici au cœur du secret, protégée par le cercle des arbres, et sur le lieu de la révélation, ouvert sur le ciel ; grâce à ce dévoilement, l’être jeté nu dans un placard sombre peut revoir le jour, et rené, se laisser envelopper dans la douceur des voiles allégés de son été.

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Demain dernière journée de Ramadan. La nuit qui vient est encore une nuit d’Al Qadr en puissance, mais elles le sont toutes. Du premier croissant de lune au nouveau premier croissant de lune, veillant beaucoup j’aurai perdu le confort qu’il faut perdre, jeûnant j’aurai perdu un peu de poids physiquement aussi, car ce n’est qu’allégé que l’on peut croître en vérité et force de paix. Ramadan est une retraite, un temps dans la grotte face au ciel, comme pour Mohammed, comme aussi pour les hommes de la préhistoire qui peignaient sur les parois, dans les ténèbres, leurs animales constellations, traversant la pierre, rejoignant l’invisible. Ce qui était devenu mort ayant été détaché du vivant, au bout de cette maturation, vitalité décuplée, dans l’histoire pour les siècles des siècles.

Je reviens bientôt avec une nouvelle série, « De la Pitié à la Mosquée », et peut-être une autre aussi, rappel autobiographique, « Le sang de l’amour ».

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La nuit d’Al-Qadr

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tout à l’heure au Jardin des Plantes, photo Alina Reyes

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La nuit d’Al-Qadr vaut mieux que mille mois, dit le Coran (97, 3). Mille mois qui bien sûr ne comporteraient pas de nuit d’Al-Qadr, précisent les savants. Lesquels rappellent aussi que dire qu’elle est meilleure que mille mois n’exclut pas qu’elle soit meilleure que beaucoup plus que mille mois. La nuit d’Al-Qadr revient à chaque Ramadan, mais personne ne sait quand. Le Coran n’aime pas donner ce genre d’indication. Rappelons-nous la longue nuit où furent plongés les dormants de la Caverne (sourate 18). Dieu seul sait, nous est-il dit, combien de siècles et de jours elle dura, et même combien furent ces endormis dans la mort qu’Il ressuscita. Le Coran rappelle à l’homme ce qui le dépasse. Et qui pourtant le guide avec miséricorde.

N´as-tu pas vu comment ton Seigneur étend l´ombre? S´Il avait voulu, certes, Il l´aurait faite immobile. Puis Nous lui fîmes du soleil son indice,

puis Nous la saisissons [pour la ramener] vers Nous avec facilité. (25, 45-46)

« Son indice » peut aussi se traduire « celui qui guide vers elle ». Créatures, nous sommes ombres du Seigneur, et nous nous repérons à Lui, notre soleil. Mais ce qui est ici dit, c’est que c’est Lui qui nous conduit à nous-mêmes, tout en nous guidant, en nous mouvant, jusqu’au moment où Il nous ramène à Lui.

Mille mois sans nuit d’Al-Qadr, cela n’existe pas, puisqu’elle a eu lieu. Elle a eu lieu en Dieu, donc de toute éternité, ou dès le commencement, c’est pourquoi on ne peut la dater. Elle est la descente de l’Être, de la Lumière sur la terre, où elle projette ses ombres. Tout à la fois descente de la Lumière, Parole de Dieu, et matrice de toutes ses ombres, formant nuit. Puissance, mesure, destin. Telles sont, dans l’ordre, les significations de Qadr. Elle est ce que nous pouvons éprouver dans la nuit de ce monde : la puissance de Dieu qui, en descendant, donne à notre être sa mesure, son destin.

La nuit d’Al-Qadr vaut mieux que mille mois sans nuit d’Al-Qadr. Or mille mois sans nuit d’Al-Qadr n’existent pas, sont néant. La nuit d’Al-Qadr vaut mieux que le néant. La nuit d’Al-Qadr sort l’homme du néant comme Dieu sortit les justes de leur longue nuit dans la Caverne. Dans la nuit d’Al-Qadr Dieu vient à la rencontre de l’homme comme au zénith le soleil saisit l’ombre pour la ramener vers le Seigneur. Nous sommes en Dieu, c’est pourquoi il en est ainsi. Voici la mesure et voici le destin, en Dieu.

Dans la nuit d’Al-Qadr, Dieu fit descendre le Coran d’un bloc, de sa matrice au premier ciel. De là l’Esprit Saint, Ar-Ruh (97, 4), l’ange Gabriel, le révéla progressivement au Prophète, vingt-trois ans durant. Mais où demeurait-il, avant d’être entièrement révélé aux hommes ? Que sont cette matrice et ce premier ciel où il était gardé ? Respectivement, la Puissance et le En puissance de Dieu. Matrice où se trouve et se crée la mesure de tout, et d’où descend notre destin, écrit en puissance, c’est-à-dire avec toutes ses virtualités, où nous pouvons puiser toute liberté et tout accomplissement. Le Coran fut cet écrit en puissance, avant d’être écrit, puis le temps d’être écrit. Et une fois écrit, il demeure en puissance, comme lecture.

Toute nuit est en puissance nuit d’Al-Qadr. Qui veille dans la nuit d’Al-Qadr, comme les bergers dans la nuit de Noël, voit le ciel s’ouvrir et entend les anges annoncer la bonne nouvelle du salut (Luc 2, 7-21). Une nuit, de sa matrice, le Coran descendit dans une grotte sur le cœur d’un homme attentif au Ciel. Une nuit, de la Vierge Marie, annoncé par l’ange Gabriel, un homme naquit dans une grotte, et c’était le Messie. Je n’établis pas d’équivalence, je lève un peu le voile sur ce qui se passe. Le Coran continue d’être révélé dans le cœur des hommes, le Christ aussi, dans le cœur du monde. La nuit de Noël et la nuit d’Al-Qadr continuent d’être, et d’être Paix jusqu’à l’aube qui va bientôt paraître (Coran 97, 5).

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Épée

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image Alina Reyes (juin 2012) (« procession des hommes/procession des anges »)

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Je l’ai raconté dans Ma vie douce, toute jeune je rêvai une nuit que, ayant trouvé un petit miroir où je me regardai, j’y vis L’homme à l’épée.

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11 C´est Nous qui, quand l´eau déborda, vous avons chargés sur l´Arche

12 afin d´en faire pour vous un rappel que toute oreille fidèle conserve.

13 Puis, quand d´un seul souffle, on soufflera dans la Trompe,

14 et que la terre et les montagnes seront soulevées puis tassées d´un seul coup ;

15 Ce jour-là alors, l´Evénement se produira,

16 et le ciel se fendra et sera fragile, ce jour-là.

17 Et sur ses côtés [se tiendront] les Anges, tandis que huit, ce jour-là, porteront au-dessus d´eux le Trône de ton Seigneur.

18 Ce jour-là vous serez exposés; et rien de vous ne sera caché.

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Sourate 69, Al-Haqqa, La Vérité, à écouter, lire en arabe, en phonétique et en français ici.

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Le verbe haqqa, d’où vient le mot Haqqa, qui est l’un des noms de Dieu et donne son titre à cette sourate (La Vérité, L’Inéluctable… L’Heure ou Le Jour de vérité), signifie d’abord : venir chez quelqu’un. Où nous voyons que messianisme et vérité sont intimement liés. Ce verbe signifie aussi : frapper quelqu’un au milieu du crâne, ou  sur le creux de la nuque. Et : faire juste, tomber, frapper juste. Et : devoir absolument arriver. Et : savoir avec certitude. Le mot comporte les sens de justesse, et aussi de justice.

Tout étant lié, quand le ciel est fendu et la terre frappée, c’est que la vérité vient frapper à notre tête.

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