Mouffetard, Panthéon, Curie… balade du jour

1Le lundi les commerces de la rue Mouffetard sont fermés2

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8Pierre Curie à l’École supérieure de physique et de chimie9

10rue Lhomond, la rue où les Curie eurent leur laboratoire11

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27l’Institut irlandais, sa cour, sa médiathèque28

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31Le Panthéon affiche ses quatre derniers arrivés, héros de la Résistance32

33Le pendule de Foucault est parti en réparation pour trois ans34

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49aujourd’hui à Paris 5e, photos Alina Reyes

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Au musée de la Création franche, à Bègles

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3L’exposition temporaire est consacrée aux « Outsiders d’Indonésie » – jusqu’au 6 septembre prochain. J’ai photographié les oeuvres comme j’ai pu, avec les reflets, et je n’ai pas pu photographier toutes celles qui me plaisaient, mais voilà tout de même de quoi se rendre compte de ce qu’on peut voir dans ce beau et charmant musée, doté en plus d’un petit parc avec de beaux arbres et une belle pelouse.

Puis vient l’exposition thématique de la collection permanente, cette année et jusqu’à fin janvier 2016 intitulée « Comme une bête »

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À l’étage le fonds permanent, dont la thématique est renouvelée chaque année : jusqu’à fin janvier sur le thème « Comme une bête »18 19 20

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J’ai beaucoup aimé la pièce consacrée aux oeuvres postales, adressées telles quelles au musée42

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en ce 22 août 2015 au musée de la Création franche, l’un des plus importants musées d’art brut

Sur les Outsiders d’Indonésie, un article du Poignard subtil

Et sur le musée, un article de Rue 89

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« maintenant encore à Hiroshima »

« En fait, maintenant encore à Hiroshima, quelqu’un, quelque part, parlait constamment, encore et encore, de l’événement du 6 août. Un homme lui dit avoir constaté, alors qu’il soulevait des centaines de cadavres de femmes pour tenter d’identifier son épouse disparue, qu’aucune d’entre elles n’avait de montre au poignet ; un autre lui confia avoir vu une femme qui était morte, allongée devant la station de radiodiffusion, couchée sur le ventre dans une posture telle qu’elle empêchait le feu d’atteindre son bébé ; il entendit également ce récit où, dans une île de la mer Intérieure de Setouchi, l’ensemble des hommes d’un même village ayant été mobilisés pour le service de l’évacuation des bâtiments, toutes les villageoises s’étaient retrouvées veuves, et elles étaient allées protester violemment chez le chef du village. »

Tamiki Hara, Hiroshima, fleurs d’été (traduit du japonais par Karine Chesneau)

Un pianiste en répétition à la Schola Cantorum

J’ai déjà évoqué le charme fou de la Schola Cantorum, mythique école qui a aujourd’hui le statut d’établissement privé d’enseignement supérieur de la musique. Avant de passer à la musique enregistrée ce matin dans l’une de ses salles d’étude, en voici quelques témoignages :

« Il faut honorer ce petit coin de Paris où seul l’amour de la musique commande. » Claude Debussy

« … Schola Cantorum, cette grande enseigne, ne soulève pas seulement en moi une vague de musique. Elle couronne le souvenir de nos luttes de jeunesse. La Schola, que vénérait Erik Satie, élève de Vincent d’Indy, nous servait de drapeau contre l’impressionnisme et le néo-impressionnisme qui occupaient alors les âmes savantes, leur faisaient oublier que l’art n’est pas une physionomie mais un organisme et que la fugue construit les marches par où fuit le charme dangereux des sirènes. Il est probable que le fantôme de Satie rôde et veille à l’École… » Jean Cocteau

« La Schola Cantorum… Paradis de la musique… » Paul Guth

« … D’Indy et la Schola auront été les champions de la dernière tentative faite pour conserver dans la musique l’idéalisme que le matérialisme triomphant repousse de toutes parts… » Extrait de presse de 1913

« … Aujourd’hui, malgré les nouvelles vagues d’un enseignement accéléré et starisé, il existe encore des lieux où Mozart, Satie et Bartok sont les maîtres de cérémonie. Dans cette école légendaire… ne sont pas des élèves qu’on classe mais des artistes qu’on accompagne. » Honorine Crosnier, revue Milk 2006

« …À la Schola Cantorum, tout est rare : les murs, pur XVIIème, les jardins, l’atmosphère. Un climat si parfaitement esthétique qu’à peine franchi le portail, on se surprend à marcher autrement… » Cosmopolitain

« … La Schola Cantorum, l’équivalent français de la Juilliard School, concurrente historique du conservatoire, perpétue un authentique enseignement à la française, c’est probablement l’école qui dégage le plus de charme… » Revue Diapason




https://youtu.be/xqHW5mKd2VY

Un jeu plein de verdeur pour ces trois oeuvres virides, ensuite la merveilleuse « harpe éolienne », comme l’appelait Schumann, de l’Étude op 25 n°1 de Chopin.
Et pour finir, Zelda (là dans l’arrangement du pianiste), ici joué avec le nez :